Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Il était une fois Sergio Leone (La Cinémathèque française) 2018

par Neil 21 Novembre 2018, 07:34 Expositions

Fiche technique
Exposition parisienne
Du 10 octobre 2018 au 27 janvier 2019
Cinémathèque française
Du lundi au vendredi, sauf le mardi, de 12h à 19h. Le samedi et le dimanche de 11h à 20h.
Du 22 décembre au 6 janvier, sauf les 25 décembre et 1er janvier, de 11h à 20h
Commissaire : Gian Luca Farinelli, en collaboration avec Antonio Bigini et Rosaria Gioia, assistés de Marie Naudin
Scénographie : Atelier Maciej Fiszer
Graphisme : Bastien Morin
Exposition coproduite par La Cinémathèque française et La Fondation Cineteca di Bologna

Résumé : Sergio Leone (1929-1989) a été le premier metteur en scène post-moderne. Longtemps sous-estimé par la critique, enfermé dans l’image du cinéaste à succès sans profondeur, il représente un cas presque unique d'expérimentateur populaire - d'une certaine manière analogue à Stanley Kubrick. Il nous a laissé un héritage créatif dont on commence seulement à comprendre la portée, et qui n’a de cesse de nourrir l’imaginaire contemporain. Cette exposition, riche en documents et en émotions, souhaite rendre hommage à son talent de créateur et à sa capacité de rénover le cinéma à partir des éléments les plus disparates de la culture de son temps. (Cinémathèque)

La grande exposition de la Cinémathèque française en cette rentrée 2018 est donc Il était une fois Sergio Leone. À l’occasion du cinquantenaire d’Il était une fois dans l’Ouest, c’est l’occasion pour une institution aussi respectable de rendre hommage à un cinéaste qui a dû attendre longtemps avant de recevoir les honneurs de la critique. On peut y voir un signe de la part d’un personnage comme Frédéric Bonnaud, actuel directeur général de la Cinémathèque, et ancien critique de cinéma, notamment aux Inrockuptibles. En fait, il a fallu attendre le magnifique Il était une fois en Amérique, et donc le milieu des années 1980 pour que la critique salue enfin le talent de ce cinéaste italien né en 1929 et qui commença sa carrière de réalisateur dans les années 1960.

Pourtant les débuts de Sergio Leone se trouvent quasiment quinze ans avant son premier film, ce que nous montrent les premières salles d’Il était une fois Sergio Leone. Tout d’abord, nous avons un aperçu de l’enfance du cinéaste, qui grandit dans une famille d’artistes : son père était réalisateur et sa mère était actrice. Plusieurs photographies d’époque nous montrent ces parents, dans un contexte tourmenté pour l’Italie puisque Sergio Leone a dix ans au début de la Seconde guerre mondiale. La légende veut d’ailleurs que l’adolescent fut déçu de voir débarquer les Alliés en chars et non à cheval. Car Sergio Leone conservera de sa jeunesse à la fois des références cinématographiques américaines et italiennes. C’est ce que l’on peut constater, les premiers pas que fait celui qui est alors assistant-réalisateur sur des plateaux de cinéma, sont pour des films néoréalistes, en particulier Le voleur de bicyclette, où il apparait brièvement à l’âge de 19 ans.

 


Après un petit couloir, on entre dans d’immenses salles nous présentant de façon thématique la filmographie de Sergio Leone. La scénographie d’Il était une fois Sergio Leone est particulièrement bien faite. D’une part, les espaces dans lesquels sont projetés les films du cinéaste et où sont accrochées les photos les mettent particulièrement en valeur. En adéquation avec son cinéma, qui magnifie les espaces et le cadre, les matériaux nous sont présentés en grands formats et d’une qualité indéniable. D’autre part, il y a un côté ludique dans la façon dont sont exposés les éléments. On passe la tête devant une lucarne pour voir des extraits de films, en référence à Il était une fois en Amérique, où Robert De Niro se souvient qu’enfant il regardait en cachette une jeune danseuse qui répétait. On s’amuse à retourner des photographies montrant les actrices et les acteurs fétiches de Leone avant leurs apparitions dans ses films et après, le réalisateur prenant un malin plaisir à déconstruire leur image lisse.
























Les dernières salles d’Il était une fois Sergio Leone sont consacrées à la collaboration du réalisateur italien avec Ennio Morricone, ainsi qu’à son dernier film. Une attention toute particulière est apportée au son : dans chacune des salles des espaces dédiés nous permettent d’apprécier les montages sonores des installations. Car les bandes-son demeurent un élément essentiel des films de Sergio Leone, et on sort de l’exposition avec beaucoup de musiques iconiques en tête. Et avec des images de ce que beaucoup considèrent comme le chef d’œuvre de Leone, à savoir Il était une fois en Amérique. Au final, on n’apprend pas grand-chose dans cette exposition, que l’on parcourt relativement rapidement malgré sa taille. Mais la façon dont sont présentés les différents éléments visuels et sonores nous donnent une image fidèle du réalisateur et permettent au novices d’appréhender le cinéma de Sergio Leone ou aux fidèles de redécouvrir son œuvre.

 

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
commentaires

dasola 25/01/2019 17:30

Bonjour Neil, il faudrait que j'y aille ce week-end avant la fin. Bonne soirée.

Neil 27/01/2019 13:33

Bonjour Dasola, l'exposition vaut le coup d’œil, à ne pas douter.

Haut de page