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Downton abbey (2019) Michael Engler

par Neil 2 Octobre 2019, 02:48 2010's

Fiche technique
Film britannique
Date de sortie : 25 septembre 2019
Durée : 2h02
Genre : fin de série
Scénario : Julian Fellowes
Image : Ben Smithard
Musique : John Lunn
Avec Hugh Bonneville (Robert Crawley), Michelle Dockery (Lady Mary), Jim Carter (M. Carson), Maggie Smith (Lady Violet Crawley), Allen Leech (Tom Branson), Laura Carmichael (Lady Edith)...

Résumé : Les Crawley et leur personnel intrépide se préparent à vivre l'événement le plus important de leur vie : une visite du roi et de la reine d'Angleterre. Cette venue ne tardera pas à déclencher scandales, intrigues amoureuses et manigances qui pèseront sur l'avenir même de Downton.

Mon avisThis is the end. Hold your breath and count to ten

La version cinématographique de Downtown abbey est l’aboutissement d'une entreprise audiovisuelle de plusieurs années. C'est tout d'abord l'idée d'un producteur, qui souhaite élaborer une série sur les thèmes de l'excellent Gosford park. Il contacte alors Julian Fellowes, le scénariste du film de Robert Altman, et qui avait par ailleurs écrit un roman sur l'aristocratie anglaise. Les premiers épisodes de la série se tourne dans le château de Highclere qui deviendra le lieu de tournage définitif. En effet, dès 2010, la première saison est un succès et la série se poursuivra jusqu'en 2015. Pur produit de la télévision britannique, elle n'est interprétée que par des actrices et des acteurs peu connus du grand public, si l'on excepte Dame Maggie Smith bien entendu. À la fin de la série, les fans et les équipes sont tellement déçus qu'un film est alors annoncé, qui aura pour protagonistes la quasi entièreté du casting originel.

Quelle n'est pas la surprise de Thomas, le majordome de Downton abbey depuis bientôt deux ans, que de découvrir au courrier une lettre provenant directement de Buckingham. Il la transmet au comte Robert Crowley, qui en la lisant informe les membres de sa famille de la venue, dans quinze jours, du roi Georges V et de son épouse Mary de Teck. Ceux-ci sont de passage dans la région pour rendre visite à leur fille Mary et à son époux, L'ensemble des membre de la maisonnée se réjouit de la visite royale, tout en prenant conscience de l'ampleur de la tâche qui leur incombe afin de leur faire honneur. De son côté, Lady Bagshaw, la dame d'honneur de la reine, redoute un peu ce voyage, et surtout de revoir la comtesse douairière de Grantham, lady Violet Crawley, avec laquelle elle ne s'entend plus depuis des années. D'autre part, un homme mystérieux séjourne dans un hôtel au village et semble s'intéresser de près à la visite royale.

On a envie d'utiliser l'expression utilisée par Vincent Quénault dans Kaboom l'émission : Downton abbey est un « film plaid », de ces œuvres que l'on prend un plaisir non dissimulé à regarder tranquillement au coin du feu, avec une bonne verveine (ou un brandy pour les plus hardis). Le film possède tous les ingrédients qu'il faut : un scénario enlevé mais sans surprise, des actrices et des acteurs que l'on connaît très bien, et pour cause, ce sont les mêmes que celles et ceux de la série. Ceci est valable, bien sûr, si on a vu tout ou partie de l’œuvre télévisuelle, dont l'ensemble des protagonistes, y compris le scénariste et le réalisateur, reprennent du galon pour l'adaptation cinématographique. Dès que l'on entend les premières notes de musique qui entament le film, on sait où on est, et on ressent presque un frisson en sachant que c'est sans doute l'une des dernières fois que l'on retrouvera les Crawley et leurs domestiques. 

Et Downton Abbey remplit complètement son objectif : rendre en guise d'adieu un bel hommage à la série, et faire passer un dernier bon moment au téléspectateurs assidus. Tout est fidèle, la qualité est au rendez-vous : en fait il serait difficile de faire la fine bouche, car nos attentes sont tout à fait atteintes. À vouloir pinailler on pourrait reprocher à la mise en scène ses envolées lyriques et autres mouvements amples de caméra qui ne sont pas vraiment utiles. Mais peut-on justement reprocher au réalisateur d'avoir voulu exploiter pour une fois le passage sur grand écran, pas vraiment en fait. On peu aussi blâmer un scénario qui multiplie les petites intrigues, à la manière d'un épisode de la série. Mais cela permet à quasiment chacune et chacun des personnages d'exister, et cela n'est au final pas factice. Ainsi on ne pourra par exemple pas être frustré, si l'on est attaché à Thomas Barrow, de le voir danser, ne serait-ce que quelques minutes, avec un homme dans un lieu prohibé.

La qualité de Downton abbey n'est pas étrangère à son casting quatre étoiles, et l'on peut s'étonner en bien de la fidélité de la quasi totalité des comédiennes et de ses comédiens, que l'on retrouve avec un grand plaisir. Cela est valable autant pour Hugh Bonneville, qui décroche ici certainement l'un des rôles les plus marquants de sa carrière, que pour la superbe Maggie Smith, qui n'avait certainement pas besoin de ce rôle qui lui va pourtant comme un gant, et qui lui vaudra, peut-être malgré elle, l'engouement d'un public populaire qui ne la connaissait pas forcément auparavant. On ne peut pas oublier de citer l'excellente Penelope Wilton, qui méritait clairement cette reconnaissance du public après une si belle carrière, ou le charmant Matthew Goode, qui ne fait ici qu'une brève apparition. Et puis citons par exemple l'arrivée d'une petite nouvelle comme la toujours aussi bonne Imelda Staunton. Bref, ne boudons pas notre plaisir et savourons ce petit moment de bonheur.

Ma note : ***

Downton abbey (2019) Michael Engler
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commentaires

Brooke 20/11/2019 12:33

Coucou. Je n’ai pas manqué un seul épisode de la série, mais je n’ai pas encore vu le film Downtown Abbey. Je n’étais pas sûre de vouloir le visionner pour ne pas être déçue vu que la série m’a beaucoup plu, mais vu l’éloge que tu en fais, je vais me lancer…

Neil 22/11/2019 12:09

Bonjour Brooke, pour les aficionados de la série, le film se laisse voir avec plaisir. Après, le caractère cinématographique de l’œuvre n'est pas transcendant...

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