Samedi 20 mai 2006

Fiche Technique

Film américain

Genre : Farce rocambolesque

Durée : 1h22min

Scénario : Woody Allen et Mickey Rose

Musique : Marvin Hamlisch

Directeur de la photographie : Andrew M. Costikyan

Avec Woody Allen (Fielding Mellish), Louise Lasser (Nancy), Carlos Montalban (le général Vargas), Natividad Abascal (Yolanda), Danny de Vito (un homme dans la suite nuptiale), Sylvester Stallone (un voyou)...

Synopsis : Dans un pays imaginaire d’Amérique latine sous le joug d’une dictature, Fielding Mellish, un fonctionnaire new-yorkais un peu farfelu, entreprend de se mêler de politique pour tenter de récupérer sa petite amie révolutionnaire.

Mon avis: Comédie burlesque sur fond révolutionnaire

Woody Allen n’a pas toujours été l’icône du cinéma d’auteur new-yorkais, avec les comédies de mœurs intello-humoristiques que l’on connaît. Il a commencé sa carrière de comique dans des one-man shows, se produisant dans des cabarets et à la télévision. Ses premiers films, dont fait partie Bananas, sont l’illustration cinématographique des gags qu’il a imaginé à cette période. De Prends l’oseille et tire toi à Guerre et amour, il a développé des intrigues plus ou moins loufoques saupoudrées de farces et de calembours.

L’intrigue est ici relativement simple : comment un jeune homme qui n’a pas grand chose pour plaire arrivera-t-il à séduire une jeune militante des droits de l’homme (et de la femme) ? Woody Allen brode à partir de ce canevas une histoire politiquo-romanesque avec moult péripéties toutes plus farfelues les unes que les autres. Le cadre est donc bien défini : on part d’incidents tous plausibles séparément mais qui aboutissent à une situation burlesque quand on les met les uns à la suite des autres.

On reconnaît d’ailleurs aisément les influences du réalisateur. On pense forcément aux Marx Brothers, d’autant plus que Woody s’amuse à se grimer et accentue sa ressemblance avec Groucho. Certaines scènes du film semblent d’ailleurs tout droit sorties d’un film muet (La séquence dans le métro par exemple, avec comme guest star … Sylvester Stallone himself à ses tout débuts), et les assidus remarqueront aussi la petite référence au Cuirassée Potemkine (la scène combien de fois revisitée du – je vous le donne en mille – landau dans les escaliers).

Derrière la farce se cache malgré tout une satire de sujets de société de l’époque (l’hégémonie américaine sur les pays d’Amérique du Sud, les revendications féministes…) et on voit poindre à travers le personnage de Louise Lasser, première femme du réalisateur, nombre de traits de caractères qui feront le charme d’Annie Hall en particulier. Quant au personnage principal, archétype de l’antihéros allénien, qui mieux que Woody Allen pourrait l’incarner (et on a vu par la suite que même un Kenneth Branagh au mieux de sa forme n’y arrive pas…) ?

Les plus : Des fous rires provoqués par des quiproquos, des situations ubuesques et des personnages caricaturaux.

Les moins : Pas nécessairement le meilleur Woody Allen… si vous n’aimez pas son humour, vous pouvez passer votre chemin.

Ma note : 7/10

commentaires (0)   
ajouter un commentaire

Images aléatoires

Catégories

Référencé par / Pub

Recherche

blog loisirs et détente sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus