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Ratatouille (2007) Brad Bird

par Neil 8 Septembre 2007, 23:38 En salles

ratatouille.jpgFiche technique
Film américain
Date de sortie : 1er août 2007
Genre : gastronomie animée
Durée : 1h50
Scénario : Brad Bird, sur une idée de Jan Pinkava
Photographie : Sharon Calahan et Robert Anderson
Musique : Michael Giacchino
Avec les voix de Lou Romano (Linguini), Patton Oswalt (Rémy), Janeane Garofalo (Colette), Brad Garrett (Auguste Gusteau), Ian Holm (Skinner), Peter O’Tool (Ego)…

Synopsis : Rémy est un jeune rat qui rêve de devenir un grand chef français. Ni l'opposition de sa famille, ni le fait d'être un rongeur dans une profession qui les déteste ne le démotivent. Le fait d'habiter dans les égouts du restaurant ultra coté de la star des fourneaux, Auguste Gusteau, va lui en donner l'occasion ! (Allociné)

Mon avis : Une comédie animalière mitonnée aux petits oignons

Il est rare de voir la quasi-totalité d’une salle de cinéma rester assise dans le noir pendant le générique de fin ; c’était le cas devant Ratatouille. Preuve de la qualité d’un film pourtant sorti il y a déjà un mois et qui continue d’attirer quelques retardataires pénitents (là je parle pour moi). Le maître d’œuvre de cette réussite qui consacre définitivement les studio Pixar sur l’autel de l’animation n’est autre que Brad Bird, le réalisateur des tout autant réussis Indestructibles. Ainsi Pixar cumule les réussites, de Toy story au Monde de Némo en passant par Monstres & Cie. Et là encore le charme opère pratiquement tout de suite, avec un sujet pourtant pas évident sur le papier : Rémy, un rat, vit avec sa famille chez une vieille mégère qui découvre, par la faute de Rémy, leur cachette et les chasse. Se retrouvant seul avec pour seule compagnie le livre d’Auguste Gusteau, le célèbre chef parisien récemment décédé, Rémy va devoir se débrouiller seul pour la première fois.

Tout en écrivant cet article je me rend compte de la dimension initiatique du film de Brad Bird, et je me rappelle de la scène où Rémy va enfin oser se dresser devant son père et affirmer son indépendance. C’est d’ailleurs aussi valable pour Linguini au fond, qui va au cours du film petit à petit (et dans une moindre mesure, le personnage étant beaucoup moins fort), se construire. Ces quelques considérations scénaristiques étant faites, parlons un peu des autres qualités de Ratatouille. D’abord il y a les dessins (j’aime bien encore utiliser cette expression, même si la plupart sont maintenant réalisés par ordinateur), d’un réalisme rarement atteint. Je me suis même surpris au détour d’une image (lorsque Rémy se réveille un matin dans une rue de Paris) à croire dur comme fer que c’était une véritable photographie : les animateurs de Pixar ont du talent à revendre et se surpassent sur chaque film. Les plusieurs niveaux de lecture du scénario permettent à tous de passer un bon moment, des enfants aux parents, même si, caution Disney oblige, on n’échappe pas à la morale gentillette (on pourra toutefois noter au passage par exemple une petite salve bien sentie destinée aux critiques gastronomique, qui je le soupçonne s’adresse tout autant aux critiques en général et aux critiques de cinéma en particulier). Ratatouille n’a donc pas volé son succès populaire et critique ; un seul petit conseil pour ceux qui ne l’ont pas encore vu : éviter de le visionner à l’heure du repas sous peine de sérieux gargouillements intempestifs.

Ma note : 7,5/10

commentaires

Valden 22/08/2009 22:57

L'avantage de la VO, les jeux de mots : Quand le chef enlève la toque de la tête de Linguini pour découvrir le rat qu'il a cru voir en silhouette, mais Rémy est resté dehors, il dit pour s'excuser, je cite de mémoire : "I've got your toque, ha ha ha, No but we have to talk." Tous les mots dits à la française.Et les accents très marqués. Le jeu sur We et Oui, un moment, etc. Une grande finesse malgré une quantité de clichés sur Paris et les parisiens. Le béret - la baguette de pain - les amoureux - le mime Marceau - la DS et la 2cv partout dans les rues - l'accordéon.

D&D 07/03/2008 23:33

Allez, une fois n'est pas coutume, je me permets un bémol, pas du tout envers ton billet en lui-même, mais envers la com' systématique sur ce type de produit : c'est aussi bien pour les petits que pour les grands, ou l'inverse...
Ah bon ?
Je l'ai vu hier, et pour rester autant de bonne foi que possible, je considère l'animation comme une discipline particulière, que je ne connais ni ne comprends. Rien contre. C'est ailleurs pour moi.
Alors, peut-être y a-t-il là un art de la mise en scène extraordinaire qui peut combler l'amateur d'animation. Je dis vraiment ça sans ironie.
Mais pour le consommateur, qui ne pose pas ce type de question, et c'est donc mon cas dans cette discipline, franchement, le niveau de lecture adulte, quant à l'histoire, est beaucoup trop mince à mes yeux. Particulièrement dans ce film. Shrek et même Nemo me semblent avoir été un peu plus consistants.
Alors j'ai trouvé tout ça très mignon et ponctuellement rigolo par ailleurs, et quand j'aurai des mômes, je les y emmenerai volontiers, mais perso, pour le coup, vraiment pas assez à bouffer. A ce niveau-là, pour moi, ça ne se joue plus au niveau de "respectons notre âme d'enfant", ça, j'y tiens, je crois que tu le sais, mais c'est une carte de plus dans la famille "régression", ce qui me semble tout autre chose.
Encore une fois, simple remarque de base hors toute considération artistique, vraiment, je n'y connais rien là-dedans. Mais, je me répète, la com' médiatique : "allez-y tous !", j'en ai soupé :-)
Tu vois ce que je veux dire ou je suis juste de mauvaise humeur ?

Neil 08/03/2008 16:38

Je comprends ton commentaire, et je partage pas mal cette idée que les films d'animation sont avant tout destinés aux enfants. Celà dit certains se démarquent, je pense notamment aux films de Miyazaki (ortho ?) qui laissent pour le coup la part belle à l'artistique et aux propos "sérieux" derrière l'histoire.

Shin 05/03/2008 14:31

Bonjour,

Depuis "Le Monde de Nemo", Pixar ne m'avait pas autant emballé. Ils frappent de nouveau un grand coup en nous offrant un divertissement aussi agréable pour les petits que les grands. À ne manquer sous aucun prétexte...

Amicalement,

Shin.

Bastien 09/09/2007 13:09

Pour moi, le meilleur Pixar tout simplement, alliant la tecnique au scénario (ce qui faisait un peu défaut chez Cars à mon sens). Brad Bird est définitiveent un surdoué au même titre que John Lasseter. Cette caméra à hauteur de rat et en mouvement constant, avec une majorité de plans-séquences parfaitement agencés et organisés, j'en reste encore bouche béan,te (ce qui explique sans doute pourquoi j'ai été le revoir pas plus tard qu'hier !)

Neil 10/09/2007 17:17

Oui belle maîtrise de la mise en scène aussi. Je sais pas si j'irai le revoir... peut-être en DVD.

M. 09/09/2007 09:49

J'ai failli aller le voir hier ! Mais la seule séance en V.O. était un peu tard pour ma paresse. Enfin, je note que visiblement ça vaut la peine d'y consacrer un peu d'énergie.

M.

Neil 09/09/2007 12:07

Oh, un inconditionnel de la VO comme moi ! C'est justement la raison pour laquelle j'ai attendu si longtemps pour le voir, le film ne passant en journée qu'en VF. J'ai donc fini par aller le voir en soirée :)

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