Fiche technique
Film français
Date de sortie : 14 mai 2008
Genre : tranches d’enfance
Durée : 1h20
Musique : Tal Haddad
Avec Julie Gayet (La mère de Fritz Lang), Elsa Zylberstein (La mère d’Ingmar Bergman), Clotilde Hesme (Gabrielle), Isild Le Besco (La tante d’Orson Welles)…
Synopsis : Six anecdotes, six films qui s'enchaînent, une échappée dans l'enfance, celle d'auteurs renommés ayant marqué de leur style
l'Histoire du cinéma. C'est sur l'histoire de ces cinéastes que s'arrêtent ici de jeunes réalisateurs, ces petites histoires enfantines décidant parfois de toute une vie et venant ainsi éclairer
leurs oeuvres… (Allociné)
Mon avis : C’est là que tout a commencé
En voilà une idée qu’elle est bonne : Enfances regroupe donc les courts-métrages de six jeunes réalisateurs français jusqu’ici peu ou inconnus. Si ça s’arrêtait là, me direz-vous… mais les
six films en question relatent chacun une anecdote concernant l’enfance de célèbres réalisateurs du vingtième siècle. Quoi de plus intéressant pour ce début de siècle que de revisiter l’enfance
de Welles, Tati, Bergman, Hitchcock, Renoir ou Lang ? C’est ainsi que l’on peut voir un petit garçon découvrant sa judaïté, un autre prend
soin de sa mère alitée, un troisième se découvre une amitié particulière, untel voit avec un mauvaise œil l’arrivée de sa sœur dans la famille tandis que l’autre se voit brimé ou que le dernier a
du mal à s’accommoder de sa grande taille.
Tous les réalisateurs (et les spectateurs) de courts-métrages vous leur diront : c’est à un exercice périlleux que se sont prêtés Isild Le Besco et ses compères. Comme tout groupement de
courts Enfances s’avère inégal, forcément. Deux ou trois réalisations emportent l’adhésion immédiate, comme celle sur l’enfance de Jacques Tati, et l’ensemble n’est pas
forcément d’une qualité homogène. Pourtant, chaque réalisateur a su s’imprégner de son sujet pour livrer son œuvre, à la fois personnelle et inspiré, voire vampirisé par son modèle (voir le
court-métrage autour de sir Alfred Hitchcock). Le résultat est un film iconoclaste, passionnant et émouvant. Qu’on connaisse ou pas la biographie des maîtres, qu’on s’intéresse ou non à
leurs œuvres, il y a forcément dans Enfances un clin d’œil, un fragment de vie, un bref regard qui saura nous interpeller. Toutes ces histoires, si différentes fussent-elle, ont en commun
cette curiosité, cet appétit de vivre, ce petit plus qui feront que Bergman sera fasciné par la culpabilité ou Renoir par l'étude de ses contemporains. Véritable pépite pour
cinéphile, Enfances mérite franchement qu’on s’y attarde de plus près, d’autant plus que le film ne va sans doute pas bénéficier d’une sortie en salle très favorable.
Je trouve le concept de ce film assez intéressant. De plus, j'ai vu Elsa Zylberstein défendre le film sur le plateau d'On n'est pas couché. Vraiment, c'est un film que je mets dans le coin de ma tête et dont j'essayerai de me procurer en DVD.
J'espère que tu pourras le trouver en DVD, à défaut d'une sortie en salles près de chez toi
réponse de : Neil (site web)
le: 19/05/2008 22:51:30
Bonjour Neil, je n'ai pas encore vu ce film qui me paraît en effet original dans le thème. En revanche, il faudrait que tu corriges la date de sortie. Tu as mis 1998 au lieu de 2008. Bonne journée.
J'espère que tu pourras le trouver en DVD, à défaut d'une sortie en salles près de chez toi