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Sweet sixteen (2002) Ken Loach

par Neil 17 Janvier 2013, 06:15 2000's

sweet_sixteen.jpgFiche technique
Film britannique
Date de sortie : 11 décembre 2002
Genre : adolescent en colère
Durée : 1h46
Scénario : Paul Laverty
Musique : George Fenton
Directeur de la photographie : Barry Ackroyd
Avec Martin Compston (Liam), Michelle Coulter (Jean), Annmarie Fulton (Chantelle), William Ruane (Pinball), Gary McCormack (Stan), Tommy McKee (Rab)…

Synopsis
: Dans quelques jours, Liam aura seize ans. Jean, sa mère qui est en prison, doit être libérée à temps pour l'anniversaire de son fils. Liam rêve d'une famille comme il n'en a jamais eue et redoute l'influence de son grand-père, comme celle de Stan, le compagnon de Jean. Il veut un foyer, un endroit sûr pour sa mère, sa soeur Chantelle et lui-même. Encore faut-il trouver de l'argent et, pour un adolescent sans le sou, ce n'est pas une mince affaire. (allocine)


Mon avis : La vie réelle des anges


Le cinéma de Ken Loach est un cinéma engagé. De  Ladybird à Bread and roses en passant par pleins d’autres encore, le cinéaste s’est souvent intéressé aux plus démunis de ses compatriotes. Avec son scénariste Paul Laverty il nous offre dans Sweet sixteen le portrait d’un adolescent, Liam, prêt à tout pour s’en sortir. On nous le montre dès le début essayant de gagner deux trois sous par ci par là quand brutalement la réalité nous est montrée : il va, avec son beau-père, une enflure, visiter sa mère qui est en prison. Dès lors on sait qu’il n’aura de cesse de trouver un moyen pour vivre seul avec sa mère dans un endroit décent pour la sortir de tout ça.

On suit donc pas à pas dans Sweet sixteen le parcours de Liam pour tenter de s’en sortir. Oui mais quand on a quinze ans et des poussières, comment faire ? On comprend tout de suite que Liam, interprété avec une fougue et une rage étonnante par un comédien amateur à l’époque, Martin Compston, n’est pas un adolescent ordinaire. Sévèrement rudoyé par la vie et par sa famille, il a déjà beaucoup trop vécu pour son âge. C’est un avantage indéniable qui vous donne la rage de vaincre l’adversité coûte que coûte mais un adolescent gardera toujours une certaine part de naïveté et d’innocence qui lui feront quelquefois payer cher ses actions impulsives.

C’est d’ailleurs là tout le talent de Ken Loach que de nous montrer dans Sweet sixteen ce personnage foncièrement dur et indéniablement mûr pour son âge tout en le montrant dans des situations plus ludiques somme toute naturelles (quand il s’amuse dans la voiture avec son pote Pinball, le tout aussi bon William Ruane, par exemple). C’est du cinéma à la fois engagé et divertissant, qui nous ouvre les yeux et nous émeut,  comme les anglais savent si bien le faire.


Ma note : ****

commentaires

dasola 25/01/2013 10:44


Bonjour Neil, comme ASBAF et toi, j'abonde dans votre sens: très bon film avec un jeune acteur prometteur (Martin Compston) que j'ai revu dans La disparition d'Alice Creed. Bonne journée.

Neil 26/01/2013 17:37



Bonjour Dasola, c'est un très bon film en effet. Je n'ai je crois jamais vu l'acteur principal dans un autre film. Bonne soirée.



ASBAF 17/01/2013 10:47


Putain de film anglais, du très bon.

Neil 18/01/2013 15:24



Yeap my dear



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