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High fidelity (2000) Stephen Frears

par Neil 26 Juin 2015, 05:10 2000's

Fiche technique
Film américain, britannique
Date de sortie : 06 septembre 2000
Genre : chronique pop
Durée : 1h44
Scénario : Scott Rosenberg, D.V. DeVincentis, John Cusack et Steve Pink d’après l’œuvre de Nick Hornby
Image : Seamus McGarvey
Musique : Howard Shore
Avec John Cusack (Rob Gordon), Iben Hjejle (Laura), Tim Robbins (Ian Raymond), Catherine Zeta-Jones (Charlie Nicholson), Jack Black (Barry), Joan Cusack (Liz)…

Synopsis : Rob Gordon tient à Chicago une boutique de disques fréquentée par des amateurs de vinyles, d'albums rares et ésotériques des années soixante et soixante-dix. Sa vie entière est placée sous le signe de la pop. C'est en elle qu'il puise le courage d'affronter le quotidien, c'est elle qui l'accompagne depuis toujours dans ses tribulations sentimentales et donne un sens à son existence. Après avoir enduré moult ruptures, Rob est une fois de plus plaqué. Il s'efforce de comprendre les raisons de ce nouvel échec. Il décide de relancer ses ex pour trouver la clé de l'énigme. (allocine)

Mon avis : toute la musique que j’aime

Tout homme âgé de 25 à 35 ans devrait avoir lu au moins une fois Haute fidélité de Nick Hornby, auteur britannique plutôt talentueux. D’ailleurs, voici mon top 3 des romans britanniques contemporains : 1. Haute fidélité, 2. La plage, 3. Love, etc…. High fidelity est un livre jubilatoire qui met en scène un trentenaire « adulescent » terriblement attachant et fondamentalement indécis. Stephen Frears n’est pas à sa première adaptation quand il s’attelle à la mise en scène du film et il s’en sort assez habilement, arrivant à capter l’essence même du livre.

On retrouve dans High fidelity le même fourmillement pop qui constitue la base du roman ; et il vaut mieux, le protagoniste principal vouant sa vie quasiment religieusement à la musique, et à la musique pop en particulier. Totalement insouciant, furieusement snob et complètement hypocrite, Rob rassemble une bonne partie des clichés masculins dont on nous affuble le plus souvent, nous les hommes ; et il faut bien avouer que chacun d’entre nous va se retrouver dans tel ou tel travers de sa personnalité.

Rassurez-vous c’est pas pour autant que le jeune homme ne va pas plaire aux femmes, au contraire… C’est justement un des reproches qu’on peut faire à Stephen Frears que d’avoir trop concentré High fidelity sur les aventures sentimentales du héros : au-delà des quelques écarts légitimes ou pas mais nécessaires dans une adaptation, il a donné au film (marketing oblige au pays du dollar ?) une connotation « comédie romantique » dont il se serait passé.

On remarquera en tout cas la performance de John Cusack qui ne joue pas son personnage, il est Rob Gordon. Il joue avec une telle évidence ce garçon qui ne veut pas grandir qu’on ne verrait personne d’autre à sa place. Tiens, à ce propos j’ai fait mon top 3 des films avec John Cusack : 1. Minuit dans le jardin du bien et du mal, 2. Dans la peau de John Malkovitch, 3. High fidelity. À noter à côté de lui une pléiade de bons seconds rôles comme Tim Robbins (excellent comme d’hab dans un rôle de beauf croustillant) et Joan Cusack (la sœur de John, qu’on voit trop rarement à mon goût).

Ajoutez à cela un bande son pas dégueu mitonnée par Kathy Nelson et Howard Shore, deux spécialistes du genre, et regroupant quelques bons vieux classiques. Donc si vous êtes un jeune homme, que vous aimez la musique et les femmes, vous devriez passer un bon moment avec High fidelity ; et pas que vous d’ailleurs.

Ma note  : ***

High fidelity (2000) Stephen Frears

commentaires

Eeguab 26/06/2015 08:30

J'ai aimé le livre et le film aussi. Curieux comme le souvenir que j'en ai le situait à Londres plutôt qu'à Chicago. J'avais raison d'ailleurs pour le livre, je viens de vérifier. Souvent hilarant, le premier chapitre étant Mes cinq ruptures inoubliables (dans les seventies). Bonne journée.

neil 26/06/2015 09:51

Oui exactement. On profite ici d'une adaptation réussie au cinéma. Bonne journée

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