Mardi 2 septembre 2008

Fiche Technique
Film américain
Titre original : You can’t take it with you
Genre : Comédie de mœurs
Durée : 2h07
Scénario : Robert Riskin, d’après l’œuvre de Moss Hart et George S Kaufman
Musique : Dimitri Tiomkin
Directeur de la photographie : Joseph Walker
Avec James Stewart (Tony Kirby ), Lionel Barrymore (Papy Martin Vanderhof), Jean Arthur (Alice Sycamore), Edward Arnold (Anthony P. Kirby )…

Synopsis : Le vieux papi Vanderhof, après avoir fait fortune, est devenu un sage en pensant que l'argent ne fait pas le bonheur. Il vit entouré de ses petits-enfants et de ses domestiques, pour le moins originaux. Mais, voilà que sa petite-fille Alice tombe amoureuse de Tony Kirby, le fils d'un homme d'affaires. Si Alice et Tony s'aiment ce n'est pas le cas des Vanderhof et des Kirby, qui n'ont pas réellement la même conception de la vie.

Mon avis : On choisit pas ses parents

C’est ce que devait penser ce bon vieux Tony Kirby flanqué d’une mère psychorigide et d’un père dévoré par l’ambition. Quand il tombe amoureux fou de sa secrétaire, le scandale arrive ; il découvre alors une famille de doux dingues totalement à l’opposé de ses parents. L’occasion pour Frank Capra, l’auteur de La vie est belle (on trouve d’ailleurs ici un schéma parallèle avec ici un vieux patron stressé qui découvre par l’intermédiaire de papi Vanderhof qu’un autre mode de vie est possible hors des sentiers battus), de nous servir une petite comédie irrésistible basée sur cette confrontation de deux milieux opposés qui devront bien cohabiter coûte que coûte avec l’union de leurs rejetons.

C’est sûr qu’on ne peut pas trouver familles plus différentes que les Vanderhof et les Kirby : les uns sont des artistes vivant une vie de bohème principalement guidée par leurs passions tandis que les autres ne sont préoccupés que par leur statut social bien confortable et le travail acharné qui le leur assurera. Sauf le fils incarné par James Stewart qui a trouvé l’amour de sa vie en la personne d’Alice Sycamore (la toute mimi Jean Arthur) et est farouchement décidé à le garder. La trame est simplissime et sera l’occasion d’amener des situations cocasses aux dialogues charmants. Quelques personnages originaux pimentent le récit (cf. le russe Kolenkhov) et étayent la réflexion par le parallélisme avec les autres personnages, très classiques mais pas vraiment enviables.

Les acteurs s’en donnent à cœur joie pour interpréter des personnages stéréotypés à l’extrême : on ne trouvera décidément pas meilleur acteur que James Stewart pour jouer les innocents au cœur tendre tandis que Lionel Barrymore (le papa de la pitite Drew) est excellent en papi gâteau peu conventionnel. Alors bien sûr, on peut trouver ça manichéen et plein de bons sentiments, mais c’est du Capra : le réalisateur a toujours fonctionné en schématisant au maximum ses intrigues, quitte à enfoncer des portes ouvertes avec un propos pas très original mais qui mérite d’être clair (mieux vaut être pauvre et en bonne santé, l’amitié est plus importante que l’argent…). On aime ou on n’aime pas, moi j’adore.

Ma note : 9/10

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