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Les lumières de la ville (1931) Charles Chaplin

par Neil 6 Novembre 2014, 06:15 1930's

Fiche technique
Film américain
Titre original : City lights
Genre : poésie urbaine
Durée : 1h30
Scénario : Charles Chaplin

Image : Gordon Pollock
Musique : Charles Chaplin
Avec Charles Chaplin (Le vagabond), Virginia Cherrill (La fleuriste aveugle), Harry Myers (Le millionnaire excentrique), Florence Lee (La grand-mère), Al Ernest Garcia (un serveur), Jean Harlow (une serveuse)…

Synopsis : Charlot vagabond vient en aide à une jeune fleuriste aveugle et se fait passer pour un homme riche. A force de travail il réunit assez d'argent pour que la jeune fille recouvre la vue. (allocine)

Mon avis : la perfection, tout simplement

Le début des années 30 à Hollywood, moment où sort Les lumières de la ville, sonne en quelque sorte le glas du cinéma muet. Le premier film parlant est sorti en 1927 et tout le monde s’essaye à ce nouveau procédé. Chaplin, lui, résiste et nous propose une nouvelle aventure de Charlot en muet.

Ainsi Les lumières de la ville sera son nom, et c’est peut-être un de ses plus beaux films. Il nous raconte l’histoire d’un vagabond qui tombe amoureux d’une modeste vendeuse de fleurs. Par un concours de circonstances burlesques, la fleuriste va prendre Charlot pour un millionnaire et il aura bien sûr honte de lui avouer sa condition véritable. Il va ainsi utiliser le handicap de la jeune fille pour se faire prendre pour ce qu’il n’est pas. Entre temps j’oubliais de vous dire qu’il s’est lié d’amitié avec le millionnaire en question, ce qui complique encore les choses…

Les rebondissements des Lumières de la ville sont vraiment hilarants, et Chaplin prend évidemment un malin plaisir à en rajouter, c’est du petit lait. Pourtant les sujets abordés ne sont pas vraiment gais : il arrive quand même à nous faire rire avec un homme qui essaye de se suicider ou avec un vagabond qui ne sait pas où coucher. Et il n’y a pas que de l’humour dans le film, l’émotion est bien sûr au rendez-vous.

La vision poétique de l’amour rendue par Chaplin dans Les lumières de la ville ne le rend pas mièvre mais tout simplement magnifique. La scène finale est un pur bijou de perfection et de simplicité. C’est fou quand même quand on pense que Chaplin et sa partenaire Virginia Cherrill (dont c’était le premier film) ne s’entendait pas du tout sur le plateau. Le couple à l’écran est tellement bien assorti qu’on a du mal à y croire. Chaplin nous prouve donc encore une fois tout l’étendue de son talent, sans démonstration aucune, au contraire avec un naturel désarmant et irrésistible. Chapeau l’artiste.

Ma note : ****

Les lumières de la ville (1931) Charles Chaplin
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commentaires

ideyvonne 10/11/2014 11:58

Chaplin, quel talent ! On n'arrêtera jamais de parler de lui.
"les lumières de la ville" est comme tu dis "du petit lait". Les différentes séquences s'enchaînent avec subtilité dont chaque détail reste important.
Du génie à l'état pur, voilà ce qu'était Chaplin !!!

neil 13/11/2014 19:33

Du talent à l'état pur, effectivement l'expression n'est pour une fois pas galvaudée ici.

THOM PRN 06/11/2014 13:17

C'est pour moi un chef d'oeuvre absolu. Cette dernière scène est effectivement "un pur bijou de perfection et de simplicité", j'avais les yeux inondés de larmes. Un de mes Chaplin préférés.

neil 06/11/2014 13:20

Merci pour le quote ^^. C'est en effet un des meilleurs Chaplin, ce qui est peu dire !

Benoît 08/04/2007 23:57

Chaplin... Comment ne pas apprécier ce personnage???
Véritable figure emblématique du cinéma tout court! Et Les lumières de la ville constituent bien un de ses plus grands films...

mlmp 11/06/2006 20:13

J'en ai vu des docs sur Chaplin! Dans l'un, j'avais appris que pour ce film, ce qui lui faisait se casser la tête c'était deux scènes, disons phares. La première était de savoir comment faire croire à une aveugle que la personne qui vient de lui acheter un bouquet (le vagabond) est un riche? Chaplin eut l'idée du claquement de portière. La seconde scène, c'est bien entendue la scène finale, celle où l'aveugle "reconnait". Comme à son habitude, Chaplin tournait des scènes, quitte à ne pas les retrouver au final. C'est ainsi qu'il eut l'idée à ce que la fleuriste éclate de rire en reconnaissant son bienfaiteur. Heureusement que Chaplin a choisis la bonne fin qui pour moi est la meilleure scène de toute l'histoire du cinéma...(j'arrête pas de le dire!)

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