Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Tournage dans un jardin anglais (2004) Michael Winterbottom

par Neil 10 Juillet 2006, 09:56 2000's

Fiche technique
Film britannique
Date de sortie : 5 juillet 2006
Titre original : Tristram Shandi
Genre : film dans le film qui se tourne
Durée : 1h30
Scénario : Martin Hardy (alias Michael Winterbottom) d’après l’œuvre de Laurence Stern
Image : Marcel Zyskind
Musique : Michael Nyman et Edward Nogria

Avec Steeve Coogan (Tristram Shandy), Rob Brydon (Toby Shandy), Keeley Hawes (Elizabeth Shandy), Shirley Henderson (Susannah), Jeremy Northam (Le réalisateur), Gillian Anderson (La veuve Wadman)…

Synopsis : engagé pour interpréter le héros de l'adaptation cinématographique prétendue impossible du chef d’œuvre de la littérature anglaise du XVIIIe siècle, La Vie et les opinions de Tristram Shandy, Steve Coogan nous présente dans le style très direct du roman-fleuve les personnages du film. (allocine)

Mon avis : lost in adaptation

C’est quand il était lycéen et qu’il étudiait The life and opinions of Tristram Shandi que Michael Winterbottom avait eu envie de l’adapter : c'est chose faite avec ce Tournage dans un jardin anglais. Du réalisateur j’avais un très bon souvenir de Jude, qui nous ramène à un temps où Christopher Eccleston sortait tout juste de Petits meurtres entre amis et où Kate Winslet n’était pas encore spoliée par l’effet Titanic.

Bref, revenons en au livre : réputé inadaptable, il narre la biographie dudit Tristram Shandi en passant constamment du coq à l’âne, du coup on n’apprend presque rien sur le héros du roman. Ici c’est Steve Coogan qui nous raconte l’histoire du tournage du film, passant allégrement de l’histoire de Tristram Shandi aux intrigues personnelles et autres états d’âme des acteurs, réalisateurs, etc… du film en lui-même. Tout ça sans cohérence aucune, tout comme le livre qui avait paraît-il inspiré des auteurs comme Balzac ou Diderot.


Cette joyeuse pagaille est plutôt sympa si on rentre dans le jeu du réalisateur et des acteurs. En plus, Tournage dans un jardin anglais est truffé de références, ce qui ne gâche pas le plaisir du cinéphile. On pense à Meurtre dans un jardin anglais et à Barry Lyndon pour les costumes et l’ambiance musicale, Huit et demi et La nuit américaine pour l’ambiance d’un tournage, Adaptation pour les affres d’une adaptation de roman… et tant d’autres films qu’il serait indigeste de les citer tous. Justement, le film est toujours à la limite du lourd à ce niveau, et si c’est un régal de cinéphile parfois je pourrais comprendre qu’il soûle le non initié.

Côté interprétation, Steve Coogan, que je n’apprécie pas plus que ça en général, apporte un second degré sur sa propre personne et un humour salvateur qui allège franchement Tournage dans un jardin anglais. Il n’est pas le seul d’ailleurs à se jouer de lui-même, Gillian Anderson aussi en prend pour son grade, même si son rôle est minime. Des scènes complètement surréalistes côtoient les aventures extra-conjugales de l’acteur principal, les difficultés de financement du long-métrage ou les problèmes d’égo que rencontre le second rôle (Rob Brydon assez drôle par ailleurs). Bref, c’est du grand n’importe quoi mais puisque c’est fait exprès, et plutôt pas mal fait, on savoure tranquillement sans prise de tête mais sans enjeu.


Ma note : *
Tournage dans un jardin anglais (2004) Michael Winterbottom
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
commentaires

Haut de page