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Hustler White (1996) Rick Castro et Bruce LaBruce

par Neil 16 Juillet 2013, 05:43 1990's

Hustler_White.jpgFiche technique
Film canadien
Genre : coup de foudre ironique
Durée : 1h20
Scénario : Rick Castro et Bruce LaBruce
Directeur de la photographie : James Carman
Avec Tony Ward (Montgomery Ward), Bruce LaBruce (Jürgen Anger), Alex Austin (Alex), Kevin Kramer (Kevin), Ron Athey (Seymour Kasabian), Glen Meadmore (Stew Blake)…
 

Synopsis : La dérive d'un gay parmi les prostitués de Santa Monica Boulevard. (allocine)

Mon avis : la face cachée d’Hollywood

Réalisateur underground d’origine canadienne, Bruce LaBruce lance un petit pavé dans la mare en 1996 avec ce Hustler White. Bénéficiant très vite d’un bouche à oreille favorable, le film échappera notamment à une classification X en France grâce au soutien de Jack Lang. C’est semble-t-iljustifié, le film n’étant absolument pas pornographique pour un sou. Irrévérencieux c’est sûr, certaines scènes sont difficilement soutenables, et à ne pas mettre entre toutes les mains, mais la dose d’humour et le décalage donne une toute autre dimension au film. Celui-ci narre les péripéties d’un journaliste interprété par Bruce LaBruce himself qui tombe raide dingue d’un prostitué de Santa Monica (Tony Ward, ex de Madonna tout en muscles apparents) et va le suivre dans ses diverses virées.

Le début d'Hustler white donne d’ailleurs le ton avec cette référence burlesque à Sunset Boulevard. Comme dans le film de Billy Wilder c’est un type qu’on trouve inconscient dans une piscine (enfin ici un jacuzzi lol) qui va nous raconter son histoire. Et c’est aussi la part d’ombre de l’usine à rêve qu’on va découvrir… et on y rencontre plus particulièrement une certaine frange de cet univers. Toute une flopée de plus ou moins jeunes hommes plus ou moins paumés qui errent d’aventure en aventure sans autre but que de survivre dans cette jungle préfabriquée qu’on nomme Hollywood.

Dans le ton, Hustler white est souvent franchement glauque, pitoyable et sordide. Seulement voilà, Bruce LaBruce a décidé de traiter son quasi documentaire de façon clairement ironique. Le résultat est très drôle, les situations sont tellement burlesques et parfois même absurdes que ça fait passer la pilule en douceur. On trouve même un moment de tendresse en voyant le personnage que joue Tony Ward s’occuper de son petit bébé de fiston. Sans avoir de quelconque ambition artistique (on y trouve tout de même des références à Paul Morrissey et à Andy Warhol, le film se voulant sans nul doute dans la ligne droite de ces prédécesseurs, voire même d’un John Waters version Pink Flamingo, le talent en moins…) Hustler white reste un témoignage de plus sur la déjantée Hollywood.

Ma note : **

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commentaires

D&D 08/08/2013 00:57


Ah, ça, c'est très différent des "Parapluies"... :-)))


Reprenons donc un bon de coup de vieux, je me souviens qu'il y avait un buzz (sans doute à cause de cette question d'interdiction que tu rappelles) et que les Cahiers en avaient parlé et je l'ai
alors vu à sa sortie. 


Je n'ai aucun avis sur ce film car c'est bien l'une des très rares fois où j'ai été vraiment choqué. Je le serais peut-être moins aujourd'hui, ou pas de la même manière. Là, je m'étais dit "on
range, on verra plus tard", et je n'avais aucune envie de repenser à ce que j'avais vu. Et puis finalement, il a pas l'air très important non plus ce film, quand même. Je ne suis finalement pas
sûr qu'il y ait grand sens à ce que je me le réimpose un jour. 


En revanche, Tony Ward m'avait semblé intéressant. Je trouve qu'il avait vraiment quelque chose de touchant (outre un évident charisme sexuel) : je me souviens d'ailleurs de la scène avec son
fils dont tu parles. Mais je n'ai pas l'impression qu'il ait fait grand chose d'autre depuis, en tout cas au cinéma. 

Neil 14/08/2013 11:56



Effectivement, le film est très petit et n'a pas beaucoup d'importance cinématographique. Cependant, le fait qu'il choque, dans le bon sens du terme selon moi, n'est pas à négliger. Il a tout de
même plus de prétention cinétiques qu'on ne pourrait le penser. Quant à Tony Ward, en effet, il est très "sexuel", en tout cas sexué dans le film, et également touchant.



ffred 18/07/2013 10:43


Il m'avait mis franchement mal à l'aise mais je ne l'ai jamais revu depuis sa sortie en salles...j'étais jeune... ;-)

Neil 21/07/2013 13:32



Pas mal de séquences sont aussi là pour choquer, et ce n'est pas un mal je trouve parfois



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