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Deux flics à Miami (2005) Michael Mann

par Neil 9 Septembre 2006, 10:01 2000's

Fiche technique
Film américain
Date de sortie : 16 août 2006
Titre original : Miami vice
Genre : flics infiltrés
Durée : 2h15
Scénario : Michael Mann sur une idée de Anthony Yarkovich
Musique : Klaus Badelt, John Murphy et Jan Hammer
Directeur de la photographie : Dion Beebe
Avec Colin Farrell (James « Sonny » Crockett), Jamie Foxx (Ricardo « Rico » Tubbs), Gong Li (Isabella), Luis Tosar (Arcangel de Jesus Montoya), Naomie Harris (Trudy Joplin), Justin Theroux (Larry Zito)…
 
Synopsis : Miami... Deux agents fédéraux et la famille d'un informateur ont été sauvagement exécutés. Une nouvelle enquête commence pour Sonny Crockett et son coéquipier Ricardo Tubbs, avec une certitude : la fuite qui a permis ce massacre en règle provenait des sommets de la hiérarchie... Les deux inspecteurs découvrent rapidement que les tueurs étaient au service de la Fraternité Aryenne, organisation suprématiste liée à un réseau de trafiquants internationaux doté d'un système de protection ultra-sophistiqué. (allocine)
 
Mon avis : Deux hommes en colère
 
Avec la profusion d’adaptation de séries télé ces dernières années, la nouvelle de l’adaptation de Deux flics à Miami pouvait faire peur. Mais quand on a vu que c’était Michael Mann qui allait la diriger, tout de suite ça changeait un peu la donne. Car au-delà d’être le réalisateur accompli de Heat ou Révélations il était le producteur de la série dans les années 1980. On pouvait donc se dire qu’il n’allait une fois de plus pas se faire dicter sa loi par le système ; et on avait raison.

Le scénario est classique : un gang dangereux tend un piège à deux agents du FBI et les abat. Or il y avait une taupe qui les avait balancé, et on ne sait pas qui. On fait alors appel au duo chic et choc Sonny Crockett / Rico Tubbs pour s’infiltrer chez les trafiquants afin de trouver le fin mot de l’histoire.
 
Et ça fonctionne drôlement bien. Loin d’exploiter de façon superficielle une ficelle déjà éprouvée (à la manière de Charlie’s angels), Miami Vice nous entraîne dans un univers aux codes biens balisés tout en le réinventant et en le modernisant. La sincérité que Michael Mann apporte à son projet se voit tout de suite. L’idée ici n’est pas de truffer un long-métrages de références à une série, mais d’utiliser l’univers de celle-ci pour alimenter un film qui est par ailleurs assez riche pour se suffire à lui-même. Et l’authenticité du réalisateur se voit aussi à l’image : utilisant le format HD non pas pour faire des effets à trois francs six sous mais justement pour porter son récit, il profite ainsi de ce nouvel outil à bon escient. On peut même voir dans cette image au grain si particulier un côté un peu rétro pas désagréable, un comble pour un outil numérique.

Alors bien sûr les incohérences du scénario de Miami Vice sont nombreuses, et l’histoire d’amour entre Colin Farrell (acteur dont je me méfiait a priori pour le rôle mais qui s’avère finalement plutôt bon) et Gong Li est franchement invraisemblable mais finalement qu’importe. Peut-être parce que justement c’est Gong Li et qu’elle est encore une fois épatante. Non seulement d’être belle à tomber, elle s’avère aussi bien à l’aise dans l’univers d’un Wong Kar Waï que d’un Michael Mann, ce dont peut d’acteurs ou d’actrices peuvent se targuer. Donc voilà, on ne voit pas passer les 2h15 de film, la dernière demi-heure est d’une efficacité impeccable : un vrai bon film d’action libéré des contraintes des studios ça fait du bien.


Ma note : ***
Deux flics à Miami (2005) Michael Mann
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commentaires

D&D 09/01/2008 16:55

Comme je suis incorrigible, voilà typiquement un film que j'attends de pouvoir revoir au cinéma. La première vision en avait vraiment été un régal, alors que personnellement, Michael Mann me laisse d'ordinaire plutôt de marbre.
Beaux enthousiasmes de ce film et de ta réception, qui passent parfaitement dans ton article.

Neil 09/01/2008 22:32

Oui je ne suis pas un fan inconditionnel de Mann non plus. En haut de panier toutefois, mais bon pas un de mes favoris.

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