Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Kennedy et moi (1999) Sam Karmann

par Neil 29 Octobre 2018, 17:38 1990's

Fiche technique
Film français
Date de sortie : 22 décembre 1999
Genre : crise de la quarantaine
Durée : 1h26
Scénario : Sam Karmann d’après l’œuvre de Jean-Pol Dubois
Directeur de la photographie : Guillaume Schiffman
Musique : Pierre Adenot
Avec Jean-Pierre Bacri (Simon Polaris), Nicole Garcia (Anna Polaris), Patrick Chesnais (Paul Gurney), Sam Karmann (Robert Janssen), François Chattot (Victor Kuriakhine), Eléonore Gosset (Alice Polaris)…


Synopsis : À quarante-huit ans, Simon Polaris, romancier reconnu, marié, deux enfants, heureux, traverse une crise sérieuse. Il brûle sa chaise de travail, rend visite à l'amant de sa femme, mord sauvagement son dentiste et finit par braquer son psychanalyste. Il va mal, très mal, comme cela nous arrive à tous un jour ou l'autre. Il est peut-être précieux, quand ce jour arrive, d'avoir la lucidité et la dérision de Simon. (allocine)

Mon avis : Lassitude, quand tu nous tient

Acteur depuis plus de quinze ans (on se souvient forcément de lui dans La cité de la peur), Sam Karmann s’essaye avec succès à la mise en scène après un court-métrage remarqué, Omnibus. Il adapte en 1999 Kennedy et moi du romancier Jean-Pol Dubois. L’histoire d’un écrivain en panne d’inspiration, Simon Polaris. Simon a tout pour être heureux (selon les codes en vigueur…) : une belle femme, deux enfants charmants, une jolie maison… ça fait rêver ? À vrai dire pas tellement en fait. Derrière la façade se cache un homme las de sa vie, qui se rend peu à peu compte qu’il n’est pas heureux sans vraiment savoir ce qu’il cherche vraiment. Quand son psychanalyste lui parle d’une montre qu’il possède et qui a appartenu à John Fitzgerald Kennedy, un espèce de déclic se produit…

Drôle de film qui ne parle de rien et qui pourtant n’est pas ennuyeux pour un sou. On dit rarement d’un film « c’est un beau portrait d’homme » ; et bien là c’est le cas. Porté par un Jean-Pierre Bacri en roue libre, Kennedy et moi réjouit par son ton original. Pour une fois le personnage est bougon et ne cherche pas une seconde à plaire. Je ne suis pas là pour être aimé, tel est le titre que pourrait porter ce film finalement. Et Bacri est forcément excellent dans ce registre, il arrive à nous rendre sympathique ce bon bougre qui attrape les mouches et se cherche.

Parce qu’il a un bon fond Simon, et sa relation avec un vieil homme dans un hospice le montre très bien. Seulement voilà il en a marre des conventions et des artifices. La scène sur le bateau est en particulier tordante avec la belle-mère coincée (l’excellente Francine Bergé) et la cérémonie franchement ridicule qui s’y déroule. Sans artifice de mise en scène, Sam Karmann réalise un film vraiment attachant et sincère qui sous ses allures austères (la dépression, c’est pas un sujet très alléchant à priori) donne la pêche, finalement.

Ma note : ***

Kennedy et moi (1999) Sam Karmann
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
commentaires

Haut de page