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Sunshine (2006) Danny Boyle

par Neil 21 Avril 2007, 10:27 2000's

Fiche technique

Film britannique
Date de sortie : 11 avril 2007
Genre : mission suicide
Durée : 1h40
Scénario : Alex Garland
Musique : John Murphy
Directeur de la photographie : Alwin H. Kuchler
Avec Cillian Murphy (Capa), Michelle Yeoh (Corazon), Chris Evans (Mace), Rose Byrne (Cassie), Cliff Curtis (Searle), Troy Garity (Harvey), Hiroyuki Sanada (Kaneda)…

 
Synopsis : En 2057, le soleil se meurt, entraînant dans son déclin l'extinction de l'espèce humaine. Le vaisseau spatial ICARUS II avec à son bord un équipage de 7 hommes et femmes est le dernier espoir de l'humanité. Leur mission : faire exploser un engin nucléaire à la surface du soleil pour relancer l'activité solaire.  (Allociné)
 
Mon avis : La brûlure du soleil mourant
 
Après deux premiers films réjouissants, Danny Boyle prenait le parti risqué d’adapter un roman culte pour de nombreux lecteurs (dont je faisais partie). La plage s’avèrera une déception à la hauteur du battage médiatique accompagnant la sortie du film (ne demandez plus à Virginie Ledoyen ce que ça fait de jouer avec Leonardo DiCaprio). Revenant trois ans après avec 28 jours plus tard le réalisateur réussit la pirouette non négligeable de convaincre les difficiles amateurs de Romero. Ce qui nous amène à 2006 et ce bien beau Sunshine. Le début du film ne s’embarrasse pas d’inutile préambule : nous embarquons directement dans le vaisseau Icarus II (attention, référence mythologique, se dit le cynique critique cinématographique). On ne saura pas comment nos astronautes ont quitté les leurs pour atterrir dans cet engin ni quelle tête à notre si chère planète en cette année de grâce 2057. Et c’est aussi bien. Notre héroïque équipage va devoir bien assez vite être confronté à leur destin via un appel de détresse envoyé par l’ancienne mission Icarus, dont on n’avait plus de nouvelles depuis sept ans.
 
Contrairement à la plupart des critiques reprochant à Sunshine des références qui tournent à vide, j’y ai vu des hommages habilement traités. Le cinéma de science fiction n’a plus été le même que depuis les années 70, soit. Mais là où nombre de ses comparses n’osent plus (mis à part une habile relecture chez Soderbergh) utiliser le genre autrement que pour en faire du pur divertissement, Danny Boyle revendique clairement l’héritage de ses aînés. Hal est devenu une femme tandis qu’un plan nous montrant une astronaute marchant sur un couloir immaculé évoquent directement 2001, l’odyssée de l’espace. Une ancienne mission dont on n’a plus de nouvelles, les thématiques éternelles du rapport de l’Homme à la Nature et à Dieu évoquent Solaris tandis qu’Alien, le huitième passager… je ne vous ferai pas un dessin. Effectivement les référents sont incontournables, et Danny Boyle ne s’en cache pas. Le film n’est pas pour autant une resucée moderne de thématiques déjà traitées. Déjà la mise en scène du réalisateur reflète un habile sens du cadrage et du montage qui peuvent dérouter dans la seconde moitié du film mais sont au final diablement efficaces. Et même sur le fond, il arrive à renouveler la réflexion, en particulier avec ce rapport particulier, entre attraction fatale et nécessaire recul, qu’entretiennent les scientifiques avec leur objet de recherche, à savoir le soleil. Quant au casting, il se révèle à la hauteur : non content d’être un beau gosse, Cillian Murphy est encore une fois (après l'enthousiasmant Breakfast on Pluto) épatant tandis que Michelle Yeoh est toujours aussi bonne actrice (et comment fait-elle pour ne pas vieillir, faudra qu’on m’explique ça un jour). Bref, Sunshine est (malgré une fin passablement décevante) une belle réussite regorgeant d’images lumineuses et envoûtantes.

Ma note : 8/10
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commentaires

D&D 10/09/2008 22:18

Bonjour Neil,
Tout à fait d'accord avec toi sur "l'habile sens du montage et du cadrage" sur ce film tranquillement ambitieux, même si des choses ratent et si le scénario me semble parfois trop inégal.
Et ton billet me restitue bien le plaisir pris devant ce film ;-)

Neil 16/09/2008 17:47


Bonjour D&D, et merci de ton message. Toujours un plaisir d'avoir un retour sur ses écrits :)


Beno�t 01/05/2007 02:06

Je suis content de voir que tu as apprécié. Enormément aimé ce film de science-fiction. Pour moi il s'agit tout simplement du meilleur dans le genre de cette décennie !

Melody 22/04/2007 21:47

et il y avait aussi un soupçon de Event Horizon, le film qui m'a traumatisée pendant un an (mais oui, je suis sensible)

Neil 23/04/2007 17:23

Salut Chris et Melo,Oui, c'est vrai qu'avec Trainspotting il avait placé la barre haut.En ce qui concerne Event Horizon par contre, j'avoue mon inculture totale... désolé o_O

Chris 22/04/2007 14:20

Pour moi, le cinéaste n'a jamais confirmé son magnifique "Trainspotting". Et ce dernier film m'a seulement donné la furieuse envie de retourner faire un tour dans le Nostromo.

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