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À la merveille (2013) Terrence Malick

par Neil 21 Mars 2013, 06:06 En salles

Merveille.jpgFiche technique
Film américain
Date de sortie : 6 mars 2013
Titre original : To the Wonder
Duré : 1h52
Genre : traité sur l’amour
Scénario : Terrence Malick
Image :
Emmanuel Lubezki
Musique : Hanan Townshend
Avec Ben Affleck (Neil), Olga Kurylenko (Marina), Javier Bardem (Père Quintana), Rachel McAdams (Jane), Charles Baker (Charles), Tatiana Chiline (Tatiana)...


Synopsis: Même s’ils se sont connus sur le tard, la passion qu’ont vécue Neil et Marina à la Merveille - Le Mont-Saint-Michel - efface les années perdues. Neil est certain d’avoir trouvé la femme de sa vie. Belle, pleine d’humour, originaire d’Ukraine, Marina est divorcée et mère d’une fillette de 10 ans, Tatiana. Désormais, le couple est installé dans l’Oklahoma. Leur relation s’est fragilisée : Marina se sent piégée. (allocine)

Mon avis
: le système Malick poussé à sa parodie

Entre les sorties dans les salles françaises de À la merveille et de The tree of life il n’y a qu’à peine deux ans. Pour mémoire, vingt ans ont séparé les sorties des Moissons du ciel et de La ligne rouge, tandis que l’écart moyen entre deux sortie des autres films de Terrence Malick est de six ans. Alors que chacun de ces films procédaient d’une attente et que le dernier en date avait obtenu la Palme d’or à Cannes, la sortie de celui-ci passe globalement inaperçue. Tout au plus avait-il été sélectionné à la Mostra de Venise où il avait reçu un accueil poli. Au milieu des sorties cinéma de la semaine, rares sont les journaux dit généralistes qui l’ont évoqué, sinon pour le descendre. Pourtant la bande-annonce est belle, et laisse entrevoir une veine lyrique fidèle à sa dernière réalisation, qui cela dit en avait déjà refroidi plus d’un.

Lors d’un voyage en France, Neil rencontre Marina. Lui est un homme un peu frustre qui vient d’Oklahoma, elle est une jeune mère de famille qui vient d’Ukraine. Ils vivent une idylle merveilleuse entre Paris et le Mont Saint-Michel, et Neil propose à la mère et sa fille Tatiana de venir emménager aux États-Unis. Neil leur montre sa maison et les deux européennes découvrent l’immensité de l’Amérique. Elles se sentent cependant vite déracinées, Tatiana ne réussissant pas à se faire d’amis et Marina ne retrouvant pas l’étincelle de son couple. Ils vont tous les dimanche à la messe, où le Père Quintana, d’origine espagnole, leur délivre un prêche sur l’amour et la façon de le conserver. Lui-même est pourtant en pleine crise de foi : il s’interroge sur la bonté de Dieu en voyant tous les malheurs qui l’entourent.

On assiste en regardant À la merveille à un naufrage, et l’on se demande durant tout le film pourquoi Terrence Malick n’a pas pris plus de temps avant de le sortir. Alors que The tree of life était empli d’une grâce insaisissable, celui-ci est lourd et prétentieux, complètement insignifiant. Les dialogues sonnent avant tout faux, ils tombent à plat et révèlent leur vacuité, leur absence de prise de hauteur. Et la musique, qui s’accordait tellement bien aux images dans son précédent long-métrage, n’a plus aucune ampleur. Le film manque sérieusement de souffle, son absence lyrisme est cruelle et rend sa vision pénible. Certes, le geste poétique est appréciable, et le caractère atypique, presque expérimental du film fait plaisir dans un paysage cinématographique trop standardisé, mais ça ne marche pas à tous les coups.

Que retenir de À la merveille ? Une photographie incroyable qui met en valeur les paysages américains. Mais, réflexion de blasés, ce n’est plus une surprise de la part de Malick ni d’Emmanuel Lubezki, chef-opérateur talentueux qui n’a pourtant jamais décroché d’Oscar. La bande originale est également très belle, bien que trop peu présente malgré ce que laissait à penser la bande-annonce du film. Mis à part ça, pas grand chose n’est à sauver. Les interprètes sont insupportables, à l’image de leurs personnages qui n’ont aucune profondeur. Le film ne raconte rien, et a un discours sentencieux pour finalement ne dire que des banalités. Et là où The tree of life captait l’essence même des choses en les frôlant, ce dernier tente de parler des problèmes contemporains comme la crise : en perdant l’universalité le film ne gagne que de la pesanteur.


Ma note : *

Fred non plus n'a pas été convaincu

commentaires

D&D 16/04/2013 15:08


Déjà, j'avais pas participé à la fête Tree of Life, donc je crois que je vais continuer à m'épargner celle-là... :-)

Neil 17/04/2013 14:33



Ralaala... comme j'avais aimé Tree of life... Bon, celui-ci ok tu peux t'en passer ^^



Marcozeblog 26/03/2013 18:37


Et puis le film manque de fond et de péripéties ... dommage pour toutes ces belles images. 

Neil 29/03/2013 22:35



Oui c'est bête, j'avais tellement envie de l'aimer, ce film...



Wilyrah 22/03/2013 18:36


Dans The Tree of Life, il y avait de gros excès exaspérants mais aussi des moments absolument grandiose où Malick touchait la grâce véritable. 


 


Ici, il n'y a plus que le vide et l'exaspération.

Neil 23/03/2013 10:59



Je n'ai pas vu les aspects exasperants de Tree of life. Ici, je n'ai vu que ça o_O



ASBAF 22/03/2013 01:36


Faut charger un peu plus tes tisanes grand-père, le film défonce et Malick n'a jamais été aussi grand.

Neil 23/03/2013 10:58



Faut arrêter la coke mon petit, Malick a été grand mais là il s'est juste planté



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