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Albert Nobbs (2012) Rodrigo Garcia

par Neil 17 Février 2012, 06:12 Avant-Première

Albert_Nobbs.jpg
Fiche technique
Film britannique
Date de sortie : 22 février 2012
Genre : travestissement salutaire
Durée : 1h57
Scénario : Gabriella Prekop, John Banville et Glenn Close, d’après une nouvelle de George Moore
Image : Michael McDonough
Musique : Brian Byrne
Avec Glenn Close (Albert Nobbs), Aaron Johnson (Joe), Mia Wasikowska (Helen), Brendan Gleeson (Le docteur Holloran), Janet McTeer (Hubert), Jonathan Rhys Meyers (Le vicomte Yarell)…

Synopsis : Au XIXème siècle, dans l’Irlande en proie à de terribles difficultés économiques, une femme se fait passer pour un homme afin de pouvoir travailler. Pendant trente ans, elle trompe son entourage, employée dans un hôtel sous le nom d’Albert Nobbs, en tant que majordome.

Mon avis : Sans contrefaçon je suis un garçon

Le projet d’adapter Albert Nobbs tient à cœur Glenn Close depuis une trentaine d’année. En 1977, la dramaturge Simone Bonmussa adapte la nouvelle de George Moore La vie singulière d’Albert Nobbs. La pièce sera jouée à Paris puis reprise dans de nombreuses autres villes dont New-York en 1982. C’était alors Glenn Close qui interprétait le rôle titre, pour lequel elle reçut un Obie Award, récompense décernée à des comédiens de théâtre. Elle développe peu à peu le projet tout au long de sa carrière, participant au scénario et à la production de l’adaptation cinématographique. Sur le tournage de Ce que je sais d’elle… d’un simple regard elle en parle au réalisateur Rodrigo Garcia qui décide lui aussi de s’embarquer dans l’aventure.

Les temps sont dure en cette fin de XIXème siècle à Dublin. Dans le Morrison hôtel, tous les employés s’activent pour servir de nombreux clients. Dirigé d’une main de fer par Mrs Baker,  le personnel compte dans ses rangs le majordome discret Albert Nobbs, qui y officie depuis une trentaine d’année. Sur un malentendu, le jeune Joe réussit à se faire engager pour réparer la chaudière tandis qu’Albert se voit obligé de partager sa chambre avec Hubert, qui vient repeindre une partie des pièces. Au moment de se coucher, Albert se rend compte avec effroi que le lit qu’ils partagent contient des puces. Il se lève subitement, réveillant Hubert qui découvre alors le secret du majordome.

D‘un point de vue historique, Albert Nobbs ne manque pas d‘intérêt. Il ancre ses personnages dans un contexte spécifique, celui de l’Irlande du XIXème siècle où de nombreux défavorisés rêvaient de partir aux Etats-Unis pour faire fortune. La misère ambiante, très bien retranscrite, nous impose comme une évidence la curiosité que peut représenter la situation du personnage principal, contraint de se travestir pour avoir une situation. On peut juste y voir un intérêt dramatique, le pitch ne manquant pas de piment, mais on peut également considérer cette histoire comme un message de tolérance et de féminisme, le sous-texte homosexuel étant également assez clair. Mais le film reste discret quand à son interprétation : il n’impose pas une vision des choses, il ne fait que retranscrire cette aventure de façon assez factuelle.

C’est du coup un peu le souci d’Albert Nobbs : pas grand-chose dans sa mise en scène ne nous emporte réellement. Assez long, le film reste fidèle à sa narration linéaire et la caméra nous propose de nombreux champ/contrechamp qui alourdissent un peu une réalisation manquant de finesse. Les décors sont pourtant très beaux, tout comme les costumes et l’interprétation des acteurs et des actrices. On pense bien sûr tout particulièrement à Glenn Close, absolument stupéfiante et pour qui on espère l’Oscar qu’elle n’a bizarrement jamais décroché. Autour d’elle gravitent des second-rôles assez convaincants, y compris le beau Jonathan Rhys Meyers (en playboy gay exubérant) qui n’est malheureusement pas assez exploité. Un joli film donc, qui vaut plus pour la prestation des ses interprètes que pour sa mise en scène.

Ma note : **

commentaires

ffred 21/02/2012 20:06


Tu as vu ce que j'en pense... finalement on est assez d'accord...moi c'est plutot Aaron Johnson que j'ai trouvé très craquant...

Neil 21/02/2012 23:48



On est assez d'accord sur le film... un peu moins sur les choupinous. Il faut dire que je craque pour Jonathan depuis quelques temps...



Wilyrah 17/02/2012 12:36


Verdict dimanche. :)

Neil 21/02/2012 16:35



Hey hey... visiblement ça n'a pas déclenché de grands enthousiasmes...



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