Partager l'article ! Bon à tirer (2010) Peter et Bobby Farrelly: Fiche technique Film américain Date de sortie : 27 avril 2011 Titre original : Hal ...
Comment je les ai critiqués... (ma vie textuelle)

Fiche technique
Film américain
Date de sortie : 27 avril 2011
Titre original : Hall Pass
Genre : comédie potache
Durée : 1h45
Scénario : Pete Jones et Kevin Barnett
Image : Matthew F. Leonetti
Avec Owen Wilson (Rick), Christina Applegate (Grace), Jason Sudeikis (Fred), Jenna Fischer (Maggie), Stephen Merchant (Gary),
Nicky Whelan (Leigh)…
Synopsis : Rick et Fred sont meilleurs copains. Mariés
depuis de nombreuses années, ils aiment tendrement leurs femmes, mais donnent des notes à celles qu’ils croisent dans les rues. Lasses de cette compétition, Maggie et Grace décident d’offrir aux
deux cavaleurs une semaine de célibat sans restriction, avec l’espoir de les dégoûter à jamais de la drague.
Mon avis : Le meilleur moyen de résister à la tentation,
c’est d’y céder
A plus de cinquante ans, les frères Farrelly prouvent une fois encore avec Bon à Tirer qu’ils ne
sont toujours pas sortis de leur crise d’adolescence. Tout à commencé en 1995 avec Dumb and dumber, comédie à l’esprit potache et bête revendiqué, où Jim Carrey a pu
tester son personnage d’idiot chronique. Vu le succès du film, ils s’y recollent trois ans après avec Mary à tout prix qui sera un autre carton et un film culte pour pas mal de
mecs de ma génération. En roue libre, ils vont enchaîner ensuite une série de comédies portées sur le sexe et la scatologie, deux ingrédients
phare de leur humour pour certains légendaire.
Marié, deux enfants : telle est la vie de Rick, et il ne s’en plaint pas. Enfin si, à son pote Fred il confie qu’il n’a pas
fait l’amour avec sa femme depuis une éternité et que ça lui manque terriblement. Tous deux frustrés sexuellement, ils reluquent les culs et les décolletés en enchaînant les soirées de plaisirs
solitaires. Leurs deux femmes se rendent bien comptent de la situation et sont agacées au plus haut point, surtout lorsqu’elles apprennent à leur insu à quel point leurs maris peuvent être
goujats et rêvent de se taper des petites minettes. Grâce au conseil d’une de leurs amies, elles décident de laisser les deux hommes seuls pendant une semaine, avec toute la liberté qu’ils
veulent pour satisfaire leurs désirs.
Par sa thématique, Bon à tirer apporte un esprit plus mûr à l’histoire que nous raconte Peter et Bobby
Farrelly. Leurs deux personnages principaux sont des quadragénaires mariés et pères de familles, loin des habituelles trentenaires (au max) de leurs scénarii habituels. Cette fraîcheur de
ton est assez salvatrice et occasionne des dialogues assez comiques où nos deux larrons sont le plus souvent ridiculisés. La présence de leur bande de potes geek à leur âge amène également des
scènes très drôles, où le décalage entre les illusions qu’ils se font d’une vie de célibataire depuis longtemps oubliée et leur vie quotidienne où ils assument mal leur fatal vieillissement est
plutôt croustillant.
Malgré cette ambiance décalée, Bon à tirer s‘avère tout de même assez consensuel. La comédie se veut
irrévérencieuse, à grand renfort de blagues myosines et scatologiques, mais se fond finalement dans le moule bien formaté des comédies américaines standards. Les valeurs traditionnelles sont
exaltés, les personnages sont blancs, riches et bien portants, et puis les placements de produits sont légions, conférant au film son bon petit label de vache à lait. C’est dommage car les
acteurs sont tout à fait sympathiques, en particulier Owen Wilson et une Christina Applegate que j’ai pour ma part toujours plaisir à revoir (ça me rappelle quelques souvenirs
télévisuels). On passe donc un bon moment devant des situations franchement cocasses mais l’absence de radicalité nuit au propos général du film.
Ma note : *
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