Partager l'article ! Bullhead (2012) Michael R. Roskam: Fiche technique Film belge Date de sortie : 22 février 2012 Titre original : Runds ...

Fiche technique
Film belge
Date de sortie : 22 février 2012
Titre original : Rundskop
Genre : trafic d’hormones
Durée : 2h09
Scénario : Michael R. Roskam
Photographie : Nicolas Karakatsanis
Musique : Raf Keunen
Avec Matthias Schoenaerts (Jacky Vanmarsenille), Jeanne Dandoy (Lucia Schepers), Jeroen Perceval (Diederik Maes), Barbara Sarafian (Eva Forrestier), Tibo Vandenborre (Antony De Greef), Frank
Lammers (Sam Raymond)…
Synopsis : Jacky est issu d'une importante famille d'agriculteurs et d'engraisseurs du sud du Limbourg. A 33 ans, il apparaît comme un être renfermé et imprévisible, parfois violent… Grâce à sa collaboration avec un vétérinaire corrompu, Jacky s’est forgé une belle place dans le milieu de la mafia des hormones. (allocine)
Mon avis : le destin d’un homme et sa suite de coïncidences
Lauréat du Prix du Jury et du Prix de la Critique à la troisième édition du Festival International du
Film Policier de Beaune, Bullhead est un film qui surprend. Déjà par son sujet : le film nous parle du milieu des trafiquants d’hormones dans les campagnes du Limbourg
et de Flandre Occidentale, rarement filmées au cinéma. Étonnante qualité également d’un premier long-métrage : Michael R. Roskam réussit ainsu pour son premier film à décrocher une
nomination aux Oscars. Le film marque enfin la découverte d’un acteur, Matthias Schoenaerts, véritable bête de cinéma dans son interprétation, et que l’on verra dans le prochain
Jacques Audiard.
Éleveur bovin, Jacky engraisse ses vaches à coup d’hormones de croissances, qu'il s’injecte également régulièrement. Sa constitution très musculeuse ainsi que sa nature colérique en fait un
intermédiaire peu commode et craint par beaucoup de ses fournisseurs. Prévenu par un de ses collaborateurs de la mort du policier Daems, il s’inquiète. Cet assassinat remue l’ensemble du milieu,
et tout le monde craint de se voir accusé du crime. C’est dans ce contexte que Jacky rencontre un futur associé, qui ne l’inspire pas vraiment confiance. Le fait que celui-ci vienne accompagné
d’une ancienne connaissance de Jacky n’arrange pas les choses.
Bien après la séance, Bullhead résonne dans l’esprit du spectateur comme un coup de poing. Admirablement construit, le film se termine par un crescendo final impressionnant. A l’image d’un Animal kingdom, c’est une tragédie qui nous est ici proposée, avec une montée en puissance des enjeux et une résolution progressive de l’intrigue. Qu'importe qu'on ne comprenne pas tout au début, le film s’attache à nous présenter petit à petit les divers personnages de ce drame qui prend en partie naissance dans le passé. Le flash-back, nœud gordien qui va déterminer la résolution finale, nous est habilement présenté dans la première partie du film. Cela étant fait, la suite du scénario peut enfin prendre de l’ampleur, et les personnages courir vers leur destin.
Le scénario de Bullhead n’est pas que son seul atout. On pense évidemment à son acteur principal, Matthias Schoenaerts, impressionnant de bout en bout. Non seulement il a pris 27 kilos de muscles pour les besoins du film, mais en plus il parvient à nous émouvoir avec un rôle qui contient au départ aussi peu d’affect. Si bémol on veut trouver c’est peut-être du côté des autres interprètes, qu'on remarque forcément moins tellement le premier est mis dans la lumière. D’une qualité de réalisation très correcte, alliant quelques ralentis à d’autres effets de style, Bullhead restera donc comme l’un des temps forts de cette année. Un coup de poing qui prend qux tripes et qui revisite habilement l’univers du polar.
Ma note : ****
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