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Café de Flore (2012) Jean-Marc Vallée

par Neil 24 Janvier 2012, 06:00 Avant-Première

Cafe_Flore.jpg
Fiche technique
Film Canadien
Date de sortie : 25 janvier 2012
Genre : amour éternel
Durée : 2h00
Scénario : Jean-Marc Vallée
Image : Pierre Cotereau
Avec Vanessa Paradis (Jacqueline), Kevin Parent (Antoine Godin), Hélène Florent (Carole), Marin Gerrier (Laurent), Evelyne Brochu (Rose), Michel Dumont (Julien Godin)…

Synopsis : Entre la Paris des années 1960 et le Montréal d’aujourd’hui se déploie une vaste histoire d’amour à la fois sombre et lumineuse, troublante et malgré tout pleine d’espoir. On suit les destins croisés de Jacqueline une jeune parisienne mère d’un enfant unique, Antoine DJ montréalais ainsi que des femmes qui l’entourent.

Mon avis : L'histoire troublante d’un amour éternel

J‘avoue que j‘avais un peu perdu la trace de Jean-Marc Vallée, le réalisateur de Café de Flore depuis 2005. : c’est à cette date qu’est sorti C.R.A.Z..Y., film somme toute assez intéressant. Egalement réalisateur de nombreux court-métrages, j’étais par contre totalement passé à côté de son Victoria : les jeunes années d’une reine, avec Emily Blunt dans le rôle titre et qui décrocha pourtant l’Oscar des meilleurs costumes. Le voici donc de nouveau avec un projet qui lui fut inspiré par une musique composée il y a dix ans par Matthew Herbert, dans une compilation créée à la demande du café de Saint-Germain-des-Prés. Cette musique qui l’obsède lui fournit l’inspiration d’un scénario qu’il mettra quelques années à mettre en images.

Une grande maison avec une piscine, une situation matérielle enviable, une belle épouse qu‘il aime et qui l‘aime, deux filles : Antoine a tout pour être heureux. Il est DJ à Montréal et fait souvent des voyages à travers le monde pour se produire. Il a également une ex femme qui semble malheureuse et a visiblement du mal à se remettre de leur rupture, il y a de ça deux ans maintenant. A Paris en 1969, Jacqueline attend un enfant ; il nait autiste et son compagnon décide de la quitter. Elle va élever seule cet enfant qui, elle l’a décidé, vivra heureux et longtemps. Elle apprend petit à petit à vivre quotidiennement avec le handicap et fait tout pour rendre la vie de son fils la plus naturelle possible.

Le montage de Café de Flore est peu banal : il surprend dès les premières scènes. Le film mélange continuellement les espaces spatio-temporels avec une telle fluidité qu’on se sent souvent perdu. Seules quelques fines transitions visuelles, à peine visibles, nous font passer de Paris à Montréal, de 1969 à 2011. L’idée est intéressante, en particulier au regard du sujet du film, mais assez déstabilisante : le réalisateur prend un malin plaisir à ne pas faciliter la tâche du spectateur. D’autant que les histoires parallèles qui nous sont racontées n’ont pas grand-chose à voir, et que le lien qui lie les différents personnages de l’histoire ne nous est que tardivement révélé. Nous sommes donc contraints de suivre avec une égale attention ce qui se passe à l’écran, sans savoir ce qui relève de l’anecdote ou de l’histoire principale.

C’est ce qui rend Café de Flore assez superficiel, tout à l’opposé des intentions du réalisateur. La forme l’emporte sur le fond, et cette façon artificielle ainsi que la mise en scène branchouille qui multiplie les ralentis pour mieux souligner les scènes chocs écartent un peu le spectateur de l’émotion que le film devrait susciter. Le film est un bel objet, un brin conceptuel, qui ne tient quasiment qu’à son montage : si on met de côté cet aspect énigmatique, on se retrouve avec un scénario un peu simpliste, certes porté par de bons acteurs. On a plaisir à retrouver Vanessa Paradis, qui n’en fait pas des tonnes et se retranche savamment derrière son rôle, et on découvre quelques acteurs et actrices québécois (dont Kevin Parent, chanteur qui tient ici son premier rôle). Un film inégal donc, une petite chose en somme.

Ma note : *

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commentaires

bobmorane75 01/02/2012 15:26


ça m'a vite gavé et en même temps déçu car j'attendais vraiment un truc plus construit.

Neil 01/02/2012 17:00



Du réalisateur j'ai été assez déçu, j'avais beaucoup aimé C.R.A.Z.Y.



Wilyrah 01/02/2012 00:48


Vous m'avez tous découragé :(

Neil 01/02/2012 16:59



Gniark gniark gniark



pierreAfeu 29/01/2012 14:56


Je te trouve bien gentil pour une mise en scène qui n'a rien d'exceptionnel. Pour le reste, nous sommes d'accord, même si je suis là aussi plus sévère que toi. C'est mauvais, et puis c'est tout.

Neil 31/01/2012 17:44



Bah disons que le principe de mise en scène me semble pas ininterressant. Après y a rien derrière, c'est bien le problème.



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