Partager l'article ! Comment tuer son boss ? (2011) Seth Gordon: Fiche technique Film américain Date de sortie : 17 août 2011 Titre original : horr ...
Comment je les ai critiqués... (ma vie textuelle)

Fiche technique
Film américain
Date de sortie : 17 août 2011
Titre original : horrible bosses
Genre : farce au boulot
Durée : 1h37
Scénario : Michael Markowitz, John Francis Daley et Jonathan Goldstein
Image : David Hennings
Musique : Christopher Lennertz
Avec Jason Bateman (Nick Hendricks), Jennifer Asniston (Julia Harris), Charlie Day (Dale Arbus), Jason Sudeikis (Kurt
Buckman), Kevin Spacey (Dave Harken), Colin Farrell (Bobby Pellit)…
Synopsis : Pour Nick, Kurt et Dale, la seule chose qui
pourrait rendre le travail quotidien plus tolérable serait de réduire en poussière leurs intolérables patrons. Démissionner étant exclu, ils échafaudent, avec l’aide de quelques verres de trop et
les conseils douteux d’un ancien détenu, un plan quelque peu alambiqué pour se débarrasser de leurs employeurs. (allocine)
Mon avis : Au boulot bande de feignasses
!
Le titre est alléchant : qui ne sait jamais demandé au moins une fois Comment tuer son boss ? On sent bien
que le scénariste ont bien su déceler le potentiel que pouvait avoir un tel sujet. L’idée original est assez marrante d’ailleurs : trois pauvres types qui croient que leur vie va s’améliorer une
fois qu’ils seront débarrassés de leurs patrons respectifs. Pourquoi pas, le pitch sonne bien, il est vendeur et laisse imaginer tout un tas de situations burlesques qui pourraient être
marrantes. Mais on sent bien le film de studios, pour le réaliser les producteurs ont trouvé un réalisateur à bas prix spécialisé dans la télévision, et des acteurs pas très connus pour les rôles
titres. Tout en soignant bien entendu les seconds rôles histoire d’attirer tout de même quelques spectateurs supplémentaires.
Dans son entreprise, Nick fait absolument tout pour obtenir la promotion dont il rêve depuis huit ans. Il arrive tôt, part
tard, n’a quasiment plus de vie sociale et écrase devant sa hiérarchie. Seulement son patron est un manipulateur qui l’utilise à des fins personnelles. Dale est l’assistant dentaire d’une
maniaque du sexe qui lui fait un harcèlement permanent. Fiancé, il refuse toutes ses avances mais souffre de plus en plus de cet acharnement permanent. Quant à Kurt, il est absolument ravi dans
son travail, aime beaucoup son patron mais a beaucoup de mal avec le fils de celui-ci, un cocaïnomane déjanté. Lorsqu’il prend la place de son père à la direction de l’entreprise, Kurt se rend
compte de la différence.
Au début on a envie de croire à Comment tuer son boss ?. Certaines scènes, comme la description du monde de
l’entreprise déshumanisée, partagée en open-spaces et où les tâches sont standardisées, ont quelque chose d’attirant. Ce n’est certes pas nouveau, mais ça a le mérite d’enfoncer un peu plus le
clou. Seulement la présentation des personnages s’arrête là : on les voit évoluer dans leur milieu professionnel lors d’une scène introductive pour chacun et le réalisateur considère que ça
suffit pour gagner l’empathie des spectateurs, qui ont forcément tous connu ça dans leur vie personnelle. C’est là où Seth Gordon pèche, par un excès de confiance : il ne prend pas le
temps de développer son propos, et enchaîne les gags à répétition sans vraiment les anticiper ni les aboutir complètement.
De nombreuses situations de Comment tuer son boss ? sont dotées de ce défaut typique des jeunes réalisateurs
qui veulent aller trop vite. Qu’on songe à la scène du tueur à gage ou à celle de l’effraction, elles révèlent des failles dans le scénario et ne vont pas vraiment au bout de leur délire. C’est
encore une fois un reproche qu’on peut faire à une comédie américaine censée être subversive mais qui cède aux codes hollywoodiens et à sa morale. Reste le casting qui met en lumière un acteur
talentueux, bien que soûlant - mais c’est le rôle qui veut ça. On a pu découvrir Charlie Day dans une sitcom, Philadelphia ; il campe ici un personnage loufoque et
survolté qui mérite le détour. C’est aussi l’occasion de voir Jennifer Aniston sous un jour nouveau, qui se lâche totalement en nymphomane redoutable. C’est amusant, vite fait comme on
dit.
Ma note : *
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