Partager l'article ! Crazy, stupid, love (2011) John Requa et Glenn Ficarra: Fiche technique Film américain Date de sortie : 14 septembre 2011 Genre ...
Comment je les ai critiqués... (ma vie textuelle)

Fiche technique
Film américain
Date de sortie : 14 septembre 2011
Genre : crise de la quarantaine
Durée : 1h58
Scénario : Dan Fogelman
Image : Andrew Dunn
Musique : Christophe Beck
Avec Steve Carell (Cal Weaver), Julianne Moore (Emily Weaver), Ryan Gosling (Jacob Palmer), Emma Stone (Hannah), John Caroll
Lynch (Bernie Riley), Marisa Tomei (Kate)…
Synopsis : A tout juste quarante ans, Cal Weaver mène une
vie de rêve - bonne situation, belle maison, enfants formidables et mariage parfait. Mais lorsqu’il apprend qu‘Emily,le trompe et demande le divorce, sa vie « parfaite » s’écroule. Et dans le
monde des célibataires d’aujourd’hui, Cal se révèle un modèle d’anti séduction. (allocine)
Mon avis : L’intelligence au service de la
comédie
La deuxième réalisation du duo formé par John Requa et Glenn Ficarra est Crazy, stupid,
love. Les deux hommes ont toujours travaillé ensemble, d’abord en tant que scénaristes puis se sont lancés dans la mise en scène avec I love you Philip Morris. La
comédie sortie début 2010 fut justement salué par un succès d’estime tout à fait mérité, ce qui les a sans doute permit de se lancer avec encore plus d’assurance dans cette deuxième réalisation
commune. Produit par la Warner, le film possède un casting mélangeant habilement des figures montantes de la comédie comme Steve Carell et des actrices confirmées comme
Julianne Moore. Le résultat vaut franchement la peine.
En faisant du baby-sitting chez eux, Jessica assiste à une scène qu‘elle n‘aurait pas du voir, où Cal apprend par sa femme
Emily qu‘elle le trompe et veut divorcer. Quand il la ramène chez elle, Jessica essaye de consoler Cal en vain : celui-ci part se soûler dans un bar, en racontant à qui veut l’entendre ses
malheurs. Jacob est un habitué des lieux, qui drague à peu près tout ce qui a deux seins mais vient de se faire rembarrer par une fille sur qui il a craqué. Remarquant le manège de Cal, il
l’invite à boire un verre et trouve un nouveau challenge : transformer ce quarantenaire qui se laisse aller en don juan irrésistible afin de lui faire passer ce cap difficile.
C‘est bien agréable de tomber devant une comédie intelligente de temps en temps. Crazy, stupid, love est non
seulement drôle mais offre la prouesse rare d’être romantique sans se montrer mièvre. Comme une comédie des années quarante adapté aux temps modernes, le film accumule les bons mots amusants et
les références discrètes. Son scénario élaboré cultive ses effets, nous faisant croire à des situations formatées pour petit à petit les dézinguer. Il y a beaucoup de finesse dans le traitement
de ces quarantenaires un peu paumés dans leur vie réglée, au contraire d’un Bon
à tirer pour ne pas le nommer. Ici chaque personnage apporte une touche supplémentaire crédible et l’ensemble s’enrichit finalement joliment de ces histoires qui ne sombre pas dans
la facilité.
Ainsi Crazy, stupid, love réussit à mélanger un discours sur l’amour certes formaté mais habilement amené et
quelques blagues potaches savamment dosées. Le film est construit sur l’opposition d’un trentenaire uniquement axé sur le cosmétique et l’apparence et d’un quarantenaire qui se rend compte un peu
trop tard combien il s’est installé dans sa petite vie tranquille. Ça pourrait être cliché mais c’est sans compter sur l’interprétation tout en nuances de Steve Carell et la désinvolture
légère d’un Ryan Gosling (qui montre qui plus est ses belles tablettes de chocolat). La seule chose qu’on pourrait reprocher au film serait de ne pas laisser plus de place à Julianne
Moore, définitivement la meilleure actrice contemporaine. Un petit reproche qui ne réussit tout de même pas à gâcher notre plaisir.
Ma note : ***
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