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Des gens qui s'embrassent (2013) Danielle Thompson

par Neil 8 Avril 2013, 05:36 Avant-Première

Gens EmbrassentFiche technique

Film français
Date de sortie : 10 avril 2013
Durée : 1h40
Genre : famille décomposée
Scénario : Christopher Thompson
Image : Jean-Marc Fabre
Musique : Stephen Warbeck
Avec Kad Merad (Roni), Monica Bellucci (Giovanna), Max Boublil (Sam), Lou de Laâge (Noga), Éric Elmosnino (Zef), Valérie Bonneton (Clarisse), Ivry Gitlis (Aron), Clara Ponsot (Melita)...

Résumé : Ça tombe mal l’enterrement de la femme de Zef pendant que Roni marie sa fille ! Cet événement inattendu aggrave les conflits entre les deux frères que tout sépare déjà : métiers, femmes, austérité religieuse de l’un, joie de vivre de l’autre, tout, à part leur vieux père au cerveau en vadrouille et leurs deux filles qui s’adorent. (allocine)

Mon avis
: mon rabbin chez les bling-bling

Cinquième film de Danielle Thompson, Des gens qui s'embrassent marque une fois de plus la réunion de la réalisatrice avec son fils Christopher dans l'écriture de scénario, Pour chacun de ses films, celle qui fut avant tout scénariste a en quelque sorte mis son fils le pied à l'étrier, après avoir travaillé durant de nombreuses années avec son père. Dès le milieu des années 60, elle assista ainsi Gérard Oury dans la confection de ses scénarii, puis devint une fidèle collaboratrice de réalisateurs tels que Claude Pinoteau ou Patrice Chéreau. Excepté dans Décalage horaire, ses films sont construits comme des films choraux, aux castings assez chics. Ici, elle a souhaité mettre en avant la ville, où elle passe la plus grande partie de son temps, Saint-Tropez, pour la montrer sous différents aspects.

Sur le point de se marier, Melita a hâte de revoir sa cousine Noga qu'elle considère comme sa soeur. Zef, le père de Noga, violoniste comme sa fille, habite à New-York avec son épouse. En traversant la rue, celle-ci se fait renverser par une voiture et meurt sur le champ. Zef est obligé de rentrer en France avec le cercueil pour procéder aux funérailles. C'est la veille du mariage de Melita et ses parents sont stressés. Pour eux c'est la guigne de devoir organiser l'enterrement et ne veulent surtout pas gâcher la fête du lendemain. De son côté, Noga rentre de Londres et dans l'Eurostar fait la connaissance d'un jeune homme, pour qui malgré son deuil elle éprouve un coup de foudre. Il est stressé car il n'arrive pas à écrire une letre d'amour à sa fiancée, et la jeune femme lui donne un coup de main.

En permanence, Des gens qui s'embrassent reste convenu et prévisible. Nous sommes, comme toujours avec Danielle Thompson, en compagnie de bourgeois parisiens qui se créent leurs propres problèmes. La famille est une fois de plus source de conflits dans un univers où les contingences matérielles n'ont pas cours. Les scènes se suivent et se ressemblent, nous pouvons anticiper les moindres faits et gestes des protagonistes, et les soi-disant surprises du scénario sont téléphonées. Même les dialogues de la réalisatrice, pourtant auparavant incisifs, tombent à plat et on ne rit jamais, ce qui est bien fâcheux pour une comédie. À moins que le film ne soit une chronique sociétale mais on ne va jamais au fond des choses. C'est bien le problème d'une œuvre qui n'arrive pas à adopter de point de vue, et qui échoue même dans le doux-amer.

Car les personnages de Des gens qui s'embrassent n'ont aucune profondeur. Danielle Thompson ne fait que brosser quelques caractères sans que jamais nous n'éprouvions d'empathie. La constante dichotomie entre les modes de vie éloignés des membres de la famille est surlignée au stabillo, à l'image de cette musique omniprésente aux violons agaçants. Les interprètes ne sont jamais justes, sans doute sont-ils mal dirigés, le fait est qu'ils ne parviennent pas à incarner leurs rôles. On pouvait s'y attendre en voyant ce casting improbable mais la sauce ne prend jamais entre eux. Sans surprise, le film vogue tranquillement vers sa conclusion, bâclée. Sans être fondamentalement mauvais, il n'est certainement pas bon, juste un des symptômes d'un certain cinéma français qui s'encroûte.

Ma note : °

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commentaires

D&D 01/05/2013 20:17


Bon, ben, je vais continuer à passer mon tour, alors !

Neil 07/05/2013 13:52



Je pense que tu peux largement.



ffred 13/04/2013 19:23


Tu sais déjà ce que j'en pense...et je pense que si, c'est mauvais...

Neil 15/04/2013 09:54



Moui c'est carrément raté...



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