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Gatsby le magnifique (2013) Baz Luhrmann

par Neil 29 Mai 2013, 05:23 En salles

Gatsby.jpgFiche technique
Film australien
Date de sortie : 15 mai 2013
Durée : 2h22
Genre : magnat mystérieux
Scénario : Craig Pearce, d'après l’œuvre de F. Scott Fitzgerald
Image : Simon Duggan
Musique : Craig Armstrong
Avec Leonardo Dicaprio (Jay Gatsby), Carey Mulligan (Daisy Buchanan), Tobey Maguire (Nick Carraway), Isla Fisher (Myrtle Wilson), Joel Edgerton (Tom Buchanan), Elizabeth Debicki (Jordan Baker)...

Résumé
: Au début des années 1920, dans une débauche de luxe, d'alcool et d'argent, un mystérieux personnage s'installe à Long Island dans un domaine incroyable d'extravagance. Qui est ce charmant et légendaire Gatsby dont les fêtes attirent toute la société locale ? Les rumeurs les plus folles circulent. Un espion ? Un gentleman anglais ? Un héros de guerre ou un mythomane ?

Mon avis
: fêtes somptueuses et amour du passé

Initialement prévu fin 2012, Gatsby le magnifique sort finalement en salles en mai 2013, faisant l'ouverture du festival de Cannes. Comme à son habitude, Baz Luhrmann a pris son temps : cinq années s'écoulent entre son dernier film, Australia, qui fut un échec au box-office, et celui-ci. Encore une fois, c'est un film d'époque, comme la plupart des réalisations de Luhrmann, dont la musique a un rôle prépondérant : plusieurs stars de la musique actuelle, dont Lana Del Rey et le couple Jay-ZBeyonce, sont au casting vocal. Il se montre également fidèle à son scénariste Craig Pearce, et reprend également sa collaboration avec Leonardo DiCaprio, qui incarnait un Roméo remarqué juste avant la déferlante Titanic. C'est dire si le film était attendu, et il ne déçoit pas.

Dans un sanatorium, Nick Carraway évoque avec son médecin les raisons qui ont motivé sa déchéance. Tout remonte en 1922, quand il quitte le Middle-West pour venir habiter New-York. Découvrant une ville débordante d'activité, il s'installe dans une petite maison de la périphérie et décroche un job dans la banque. Invité par sa cousine Daisy, qui habite juste en face de la baie, il y retrouve son époux Tom et rencontre une jeune femme à la fois charmante et intimidante, golfeuse célèbre du nom de Jordan Baker. Pas très loin de chez lui se trouve une maison imposante où se déroulent tous les soirs des fêtes somptueuses dont tout le monde parle. Le propriétaire de la demeure se nomme Gatsby, et il est entouré d'une aura très mystérieuse : personne ne sait vraiment qui il est, ni d'où il vient

Encore une fois, Baz Luhrmann opère avec Gatsby le magnifique un traitement radical : vouloir moderniser une œuvre et une époque tout en se montrant fidèle à leur esprit. Il insère ainsi une musique très moderne, la bande originale incluant, en plus des susnommés, Florence and the machine ou bien Will.i.am. Le résultat est étonnant car, au-delà du tapage médiatique qui a été fait autour, on ne s'en rend pas compte de façon outrancière : ces musiques se marient parfaitement avec ce qui nous est montré. Effectivement, une bande son jazzy n'aurait pas rendu compte de l'effervescence et de la modernité des fêtes montrées à l'écran. Celles-ci sont d'ailleurs somptueuses et glamour à souhait : la profusion des costumes clinquants et des décors foisonnants peut donner le vertige, il participe à l'ivresse ambiante.

Ainsi le début de Gatsby le magnifique est grisant. La caméra de Baz Luhrmann ne se pose pas et l'on est embarqués dans un tourbillon de fêtes monumentales et de personnages hauts en couleurs. Mais c'est exactement l'effet voulu par le réalisateur, et par l'auteur, que de nous faire ressentir le vertige d'une époque dans un certain milieu ; et il le réussit de façon impeccable. De même, le scénario est d'une fidélité remarquable avec l’œuvre originelle, et l'on ne peut qu'apprécier, même si parfois cela alourdit un tantinet le discours, la volonté d'inscrire le récit du narrateur sur l'écran, les mots de Fitzgerald défilant sur l'écran tels des oiseaux du passé. Une fois de plus, Leonardo DiCaprio remplit son contrat, incarnant un Gatsby à la fois dispendieux et inquiétant. On ne pouvait trouver mieux pour ouvrir un festival de Cannes.

Ma note : ****

Fred n'est pas vraiment du même avis

commentaires

ideyvonne 31/05/2013 12:32


J'ai revu dernièrement le film avec Redford mais pas encore celui-là. Contrairement à beaucoup, je n'ai pas envie de faire de comparaison car je pense qu'il faut voir ces 2 films de manière
différente : l'un est fidèle au livre, l'autre est une adaptation romancée.


Je suis sûre que les 2 films ont chacun leur magnétisme car lorsqu'on connaît de quoi est capable Luhrmann (avec sa femme pour les décors et les costumes) on s'attend inévitablement à
un film bien maîtrisé.


Donc film à voir bien évidemment!

Neil 02/06/2013 22:07



Donc le premier est plus fidèle au livre... c'est ce que j'avais entendu dire. Celle-ci m'a convaincu en tout cas.



dasola 31/05/2013 07:26


Bonjour Nell, désolé mais ce film ne me tente pas tout. Je pense que j'irai revoir le film de J. Clayton avec Redford et Mia Farrow. Bonne journée.

Neil 02/06/2013 22:04



Bonsoir Dasola, j'avoue que je n'ai pas vu le film avec Redford mais j'ai bien apprécié celui-ci. Je jetterai un coup d'oeil à cette autre version à l'occasion. Bonne soirée



chataigne 29/05/2013 13:34


Personnellement j'ai beaucoup aimé ce film. L'esthétique est vraiment incroyable. Baz nous fait encore une fois rêver!

Neil 30/05/2013 22:31



Oui moi aussi j'ai trouvé l'esthétique du film remarquable. On passe un bon moment :)



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