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Hammam (1997) Ferzan Ozpetek

par Neil 10 Août 2012, 05:57 1990's

Hammam.jpg
Fiche technique
Film italien
Titre original : Il bagno turco
Date de sortie : 22 avril 1998
Genre : retour aux sources
Durée : 1h34
Scénario : Ferzan Ozpetek
Image : Pasquale Mari
Musique : Aldo De Scalzi
Avec Alessandro Gassman (Francesco), Francesca D'Aloja (Martha), Carlo Cecchi (Oscar), Halil Ergün (Osman), S,erif Sezer (Perran), Mehmet Günsur (Mehmet)…

Synopsis : Lors d'un voyage a Rome avec sa femme Marta et leur ami Paolo, Francesco reçoit un télégramme de Turquie lui annonçant qu'il hérite de sa tante Anita, propriétaire d'un hammam a Istanbul. Il part aussitôt d'autant plus que Marta est devenue la maitresse de Paolo. En Turquie, il découvre la passionnante histoire de sa tante. (allocine)

Mon avis : Tradition familiale dans les langueurs stambouliotes

En réalisant Hammam, Ferzan Ozpetek choisit de parler de ses origines. Il est né à Istanbul en 1959 et va vivre en Italie à l‘âge de 17 ans. Il prend ensuite à l’Université de Rome des cours d’histoire de l’art et après avoir travaillé dans le spectacle vivant devient assistant réalisateur dans les années 80. Il y apprend les bases du métier avec des réalisateurs tels que Dino Risi et se décide à passer à la réalisation en 1997. Pour son premier film il raconte l’histoire d’un romain pas très heureux en ménage et qui débarque par hasard en Turquie où sa tante vient de décéder. C’est la ville d’Istanbul qui intéresse le réalisateur, et le regard de cet italien qui découvre une culture tellement différente de sa vie quotidienne. Il tombera accessoirement sous le charme d’un homme, une autre thématique qui tiraille Ozpetek.

Une vieille femme meurt dans un immeuble à Istanbul. Sa logeuse est effondrée et elle prévient son mari ainsi que l’ensemble du voisinage de la triste nouvelle. Elle envoie également une lettre au neveu de la défunte, l’informant de la succession de cette tante qu’il n’a pratiquement pas connu. La lettre n’arrive que beaucoup de temps plus tard, et quand il la reçoit Francesco ne sait que faire. Architecte, il était censé accompagner son épouse Martha pour un voyage à Naples, où un chatier est en cours. Martha lui assure cependant qu’elle peut très bien s’en occuper seule avec leur associé et Francesco décide de partir en Turquie. Il y rencontre à son arrivée l’agent immobilier qui tient à lui faire profiter un peu de la ville avant de concrétiser la vente, mais Francesco est pressé : il désire rentrer le plus tôt possible à Rome.

Les images d’Istanbul que nous propose Hammam sont magnifiques. On sent que Ferzan Ozpetek connaît bien la ville et désire nous la montrer sous son jour le plus beau. Ce n’est d’ailleurs pas forcément un décor de carte postale qui nous est présenté mais nous pénétrons dans les ruelles et dans le cœur même de la cité historique. Le réalisateur réussit très bien à capter le charme de l’orient et la fascination qu’exerce la ville sur le héros principal, qui se découvre peu à peu un visage qu’il ignorait. Et que sa femme ne lui connaissait pas non plus, puisqu’elle le rejoint en cours de film et se retrouve face à un homme totalement différent de celui qui partage son existence. La fin du film est d’ailleurs un petit peu téléphonée et assez peu réaliste par rapport à tout ce qui nous a été raconté auparavant.

Le rythme de Hammam est assez languissant. Nous suivons les pérégrinations du personnage dans Istanbul, nous l’observons s’acclimater à cette culture nouvelle. Pas mal de longueurs accompagnent ces déambulations et quelques scènes paraissent inutiles. La relation entre Francesco et Mehmet pourrait en particulier être développée : sa concrétisation arrive un peu comme un cheveu sur la soupe. C’est comme si Ferzan Ozpetek avait deux sujets, qu’il a traité en un seul film. Le résultat est un peu bancal même s’il ne manque pas de charme. Charme que l’on retrouve chez Alessandro Gassman, le fils de Vittorio, qui n’a pas eu la carrière qu’il mérite. Le film est donc sensuel et arrive très bien à retranscrire l’atmosphère de la ville et la façon dont elle joue sur les émotions des personnages, mais il reste d’une qualité assez modeste.

Ma note : **

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commentaires

Leo M 28/07/2014 14:54

L’histoire est plutôt intéressante, mais je trouve que la durée du film est un peu trop longue à mon goût.

neil 31/07/2014 07:14

Pourtant le film ne fait qu'une heure et demi...

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