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Harry Potter et les reliques de la mort - Part 1 (2010) David Yates

par Neil 8 Décembre 2010, 06:51 2010's

Harry_Potter_7_Part1.jpg   
Fiche technique
Film Americano-britannique
Titre original : Harry Potter and the Deathly Hallows - Part 1
Date de sortie : 24 novembre 2010
Genre : Début de la fin
Durée : 2h25
Scénario : Steve Kloves, d’après l’œuvre de J.K. Rowling
Photographie : Eduardo Serra
Musique : Alexandre Desplat
Avec Daniel Radcliffe (Harry Potter), Emma Watson (Hermione Granger), Rupert Grint (Ron Weasley), Ralph Fiennes (Lord Voldemort), Helena Bonham Carter (Beatrix Lestrange), Alan Rickman (Severus Rogue)…

Synopsis : Le pouvoir de Voldemort s'étend. Celui-ci contrôle maintenant le Ministère de la Magie et Poudlard. Harry, Ron et Hermione décident de terminer le travail commencé par Dumbledore, et de retrouver les derniers Horcruxes pour vaincre le Seigneur des Ténèbres. (Allociné)

Mon avis : Le sauveur du monde libre est un petit peu paumé

Le moins qu’on puisse dire est qu’il était attendu, ce final d’Harry Potter. Marketing et gros sous obligent (ça marque aussi la fin de la vache à lait), les producteurs on décidé de scinder en deux Harry Potter et les reliques de la mort. Et l‘idée est intéressante : le livre était dense, et les problématiques soulevées méritaient d‘être développées. On a recours, depuis maintenant quatre films, au même réalisateur, à savoir David Yates. Bon choix également, non pas pour ses qualités de mise en scène, somme toute très sages bien qu’on ait pas grand-chose à lui reprocher. Il se coule bien dans le moule du préfabriqué à l’américaine, et n’insuffle aucune touche personnel au film. La saga  Harry Potter reste donc un objet en elle-même, identifiable et existant par elle-même.

C’est la fin de l’été et chacun sent que quelque chose de démoniaque est en train de se passer. Hermione fait ses bagages, en n’oubliant pas de lancer un sortilège d’oubli à ses parents. Harry Potter est abandonné par sa famille adoptive qui part se réfugier quelque part. Tous les amis d’Harry viennent le retrouver et ils décident de partir ensemble se cacher. Ils parviennent par un habile subterfuge à s’enfuir en essayant d’échapper aux griffes des Mangemorts. Quand ils arrivent dans la maison de la famille de Ron, ils se rendent compte que son frère a été blessé dans la bataille. Qu’à cela ne tiennent, ils restent tous ensemble pour fêter quelques jours plus tard le mariage du second frère dudit Ron (ou est-ce le même, je ne saurais le dire).

La première partie d’Harry Potter et les reliques de la mort pose donc les bases de la conclusion tant attendue. Et qui n’a pas été attentif dans les précédentes versions risque d’être un tout petit peu perdu. Heureusement pas de résumé ne nous est imposé en début de film mais la distance séparant cette adaptation de la précédente peut nuire à sa compréhension. Ayant fini la lecture des sept tomes il y a tout de même quelque temps, j’avoue avoir été un paumé parfois et donc sans doute certains détails ont dû m’échapper. En même temps, l’avantage est que j’ai redécouvert l’histoire avec une certaine fraîcheur. Pourtant la fraîcheur ce septième volet n’en possède pas beaucoup : sombre est son qualificatif le plus approprié. A l’image des tourments de nos protagonistes, l’absence d’espoir nous plonge dans un abîme assez judicieux d’opacité et de ténèbres.

Les thèmes développés dans Harry Potter et les reliques de la mort sont en effet mûrs, beaucoup plus que ses protagonistes, happés trop jeunes dans ce monde d’adultes. On peut en effet, mine de rien, noter pas mal de métaphores assez culottées qui ajoutent de l’intérêt au film. Ces jeunes héros qui résistent contre l’autorité établie sont l’écho d’autres, contemporains ou pas, qui ont dû se battre pour un monde plus libre. Inutile pour autant de faire de J.K. Rowling une passionaria moderne, mais rien qu‘à voir la gueule des petites vermines contre qui se battent nos héros ça fait froid dans le dos. Justement nos trois bambins sont toujours égaux à eux même : on donnerait le bon dieu sans confession à Daniel Radcliffe (qui ne fait même pas les 17 ans de son personnage), tandis que Rupert Grint est énervant, comme d’habitude. Seule Emma Watson évolue, en bien d’ailleurs. HP7 (comme disent les djeun’s) est donc un divertissement propre sur lui mais qui ne manque pas d’intérêt.

Ma note : ***

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commentaires

Wilyrah 30/12/2010 19:39


Moi j'ai assez aimé. Il faut dire que je m'étais relu le bouquin la semaine précédente.


Neil 02/01/2011 10:55



J'ai bien aimé aussi, sans forcément adorer... C'est sans doute un des meilleurs de la série.



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