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Holiday (2010) Guillaume Nicloux

par Neil 5 Décembre 2010, 06:46 2010's

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Fiche technique
Film français
Date de sortie : 8 décembre 2010
Genre : Week-end barré
Durée : 1h30
Scénario : Nathalie Leuthreau et Jean-Bernard Pouy
Directeur de la photographie : Georges Lechaptois
Compositeur : Julien Doré
Avec Jean-Pierre Darroussin (Michel Trémois), Judith Godrèche (Nadine Trémois), Josiane Balasko (Christine Mercier), Scali Delpeyrat (Fabien),  Françoise Lebrun (Marie-Paule), Marc Rioufol (Anthony Rivière)…

Synopsis : Un soir, Michel Trémois échoue dans la pharmacie d’une gare de province et se remémore le fil des événements qui, en deux jours, ont fait basculer sa vie : parti en week-end avec sa femme Nadine pour reconstruire leur couple et sauver leur sexualité, rien ne s’est finalement passé comme prévu… (allocine)

Mon avis : Une comédie foutraque mais un peu plan-plan

Les intrigues policières à la Agatha Christie ont la côte dans le cinéma français. Après Pascal Thomas, c’est donc au tour de Guillaume Nicloux de s’y coller avec Holiday. De ce réalisateur je crois bien n’avoir vu aucun film jusqu’à celui-ci. Ni Le poulpe, ni Une affaire privée ni Cette femme-là. On voit d’ailleurs pas mal de ses anciens acteurs dans Holiday : sans parler des seconds rôles, Jean-Pierre Darroussin et Josiane Balasko était déjà présent dans sa filmographie. Habitué des univers sombres, il se risque là à un exercice de style assez périlleux : mélanger dans un même film une ambiance polar et une ambiance de comédie déjantée, ce qui donne au film une tournure assez étonnante.

Il est tard le soir quand Michel Trémois veut prendre le train pour rentrer sur Paris. Ne trouvant pas de billet, il atterrit dans la pharmacie du coin où il peut se faire soigner ses quelques bobos. Il en profite pour se remémorer son week-end. Arrivé le vendredi soir dans la région de Cahors avec sa femme et sa belle-mère, il a hâte de rejoindre le château où ils ont réservé une chambre. Sa femme souffrant de troubles digestifs, ils se dirigent vers la pharmacie où le pharmacien leur fait les éloges du château où ils vont séjourner. Arrivés sur place ils sont accueilli par le maître d’hôtel qui leur donne la dernière chambre restant, les autres étant en travaux.

Plusieurs univers se mélangent dans Holiday. Très vite on apprend qu’un meurtre a été commis. Divers flash-back vont se succéder pour dérouler les fils de cette intrigue policière où plusieurs suspects vont vite apparaitre. Le caractère azimuté de chacun des personnages, et les intrigues loufoques qui vont les mettre en scène fait du polar une comédie parfois drôle mais qui peut aussi être perçu comme une succession de vannes à la chaîne. Le personnage principal fait le lien entre tout ça, et son caractère renforce le côté parodique de l’histoire : lâche comme pas deux, il est mis à l’épreuve par sa femme qui remet en question leur couple et par sa belle-mère qui ne manque pas une occasion de se faire remarquer. Entre eux gravitent un nain, une nymphomane, un dépressif, une castafiore et j’en passe. Un peu too much, me direz-vous ?

Mais bon, on passe un agréable moment avec Holiday. Le film ne casse pas des briques, en particulier sa mise en scène, mais certaines scènes sont réussies. Il ne restera certes pas dans les annales : tout ça, sous couvert d’être original, est finalement assez convenu, les rebondissements sont classiques mais de bon aloi. On ne peut rien reprocher au film, ni ses acteurs, tous bien dans leur personnage, ni la bande son, assez tendance mais qui colle bien aux situations. Rien de révolutionnant là-dedans, mais rien de profondément désagréable. La scène de révélation finale, avec tous les protagonistes réunis, révèle une ou deux surprises (qu'on pouvait voir venir) et quelques trait d’esprits émaillent les dialogues. Pas de quoi fouetter un chat, donc : Holiday se révèle un petit film honorable, sans plus.

Ma note : **

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