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Vendredi 30 décembre 2011 5 30 /12 /Déc /2011 06:37

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Fiche technique

Film américain
Date de sortie : 14 décembre 2011
Titre original : Hugo
Genre : nostalgie de l’enfance
Durée : 2h08
Scénario : John Logan, d’après l’œuvre de Brian Selznick
Photographie : Robert Richardson
Musique : Howard Shore
Avec Ben Kingsley (Georges Méliès), Chloe Grace Moretz (Isabelle), Asa Butterfield (Hugo Cabret), Emily Mortimer (Lisette), Sacha Baron Cohen  (Le chef de gare)...

Synopsis : Dans le Paris des années 30, le jeune Hugo est un orphelin de douze ans qui vit dans une gare. Son passé est un mystère et son destin une énigme. De son père, il ne lui reste qu’un étrange automate dont il cherche la clé - en forme de cœur - qui pourrait le faire fonctionner. En rencontrant Isabelle, il a peut-être trouvé la clé, mais ce n’est que le début de l’aventure… (Allociné)

Mon avis : Les charmantes aventures de l’orphelin Cabret

En regardant la filmographie du metteur en scène, on peut s’étonner de voir Hugo Cabret réalisé par Martin Scorsese. Il faut d’ailleurs, pour l’anecdote, remonter à 1993 pour le voir au générique d’un film crédité « tout publics » : c’était Le temps de l’innocence. Il réalise ici son premier film en trois dimensions en adaptant le roman de Brian Selznick (petit-cousin éloigné du producteur). Sorti en 2007, L’invention d’Hugo Cabret racontait une histoire de fiction qui tournait autour de Georges Méliès et de son univers : on comprend déjà mieux pourquoi Scorsese a accepté de l’adapter.

Dans sa cachette au fin fond de la gare Montparnasse, le jeune Hugo Cabret perpétue la tradition familiale. Son père était horloger et à sa mort il a vécu avec son oncle, qui faisait fonctionner toutes les horloges de la gare. Chapardant à un vendeur de jouets des petits mécanismes pour ses réparations, il s’attelle également à son grand projet : remettre en marche l’automate que lui a légué son père. Malheureusement le marchand de jouets lui prend le carnet dans lequel son père avait inscrit toutes les explications. Sa vie prend une nouvelle tournure quand il rencontre Isabelle, qui est élevée par le vieux monsieur.

Le plaisir de l’enfance revient très vite en regardant Hugo Cabret. Le film débute par un plan séquence absolument magnifique, superbement maîtrisé au niveau technique, qui nous plonge en immersion dans les rouages de la gare Montparnasse telle qu’elle était dans les années 30. S’ensuit avec un sens du rythme incroyable une histoire de conte moderne, destinée aux enfants comme aux plus grands. La poésie est au premier plan, avec une certaine nostalgie d’un Paris forcément rêvé, et l’humour n’est pas très loin avec tous les personnages secondaires comme ce chef de gare à la fois terrifiant terriblement balourd, incarné par un Sacha Baron Cohen étonnement sobre (et ça lui va très bien).

Si la première partie d’Hugo Cabret fonctionne sans doute plus avec les enfants, la seconde partie de l’œuvre saura intéresser les adultes, d’autant plus s’ils sont passionnés de cinéma. L’intrigue qui y est développée tourne autour d’un Georges Méliès à la fin de sa vie : Scorsese est ici fidèle au roman, qui piochait une bonne partie d’éléments dans la vie du réalisateur français. On se passionne alors pour une histoire qui nous raconte les débuts du cinématographe, et de la façon dont la fiction a pu naître sur grand écran. Le film devient alors nostalgique et on imagine Martin Scorsese se reconnaître autant dans cet orphelin vivant les quatre cent coups que dans ce vieux metteur en scène qui a peur de l’oubli. Rehaussée d’une 3D remarquablement utilisée, l’image est superbe et le film passionnant : un beau cadeau de fin d’année.

Ma note : ****

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