Partager l'article ! L’amour dure trois ans (2012) Frédéric Beigbeder: Fiche technique Film français Date de sortie : 18 janvier 2012 Genre : co ...
Comment je les ai critiqués... (ma vie textuelle)

Fiche technique
Film français
Date de sortie : 18 janvier 2012
Genre : coup de foudre
Durée : 1h38
Scénario : Christophe Turpin et Gilles Verdiani, d’après l’œuvre de Frédéric Beigbeder
Image : Yves Cape
Musique : Martin Rappeneau
Avec Gaspar Proust (Marc Marronnier), Louise Bourgoin (Alice), JoeyStarr (Jean-Georges), Frédérique Bel (Kathy), Jonathan
Lambert (Pierre), Elisa Sednaoui (Anne)…
Synopsis : Marc Marronnier, critique littéraire le jour et
chroniqueur mondain la nuit, vient de divorcer d‘Anne. Il est sûr à présent que l’amour ne dure que trois ans. Il a même écrit un pamphlet pour le démontrer ; mais sa rencontre avec Alice va
ébranler toutes ses certitudes.
Mon avis : Never say never
A l’origine, L’amour du trois ans et le troisième roman de Frédéric Beigbeder. Il clot ainsi une
trilogie centrée autour de son personnage principal, Marc Marronnier. Personnage mondain et superficiel, il fait évidemment penser à son auteur, de sa profession (il est critique littéraire) à sa
célébrité à moitié assumée mais dont il profite assurément. Quand il écrit ce roman, Beigbeder sort d’un divorce et force le trait de la dérision et de la fausse autobiographie. C’est
d’ailleurs une constante dans les apparitions du réalisateur, qui officia également en tant qu’éditeur, mais est aussi chroniqueur parmi de multiples activités. D’aucuns le considèrent comme un
poseur qui s’éparpille sans véritablement s’épanouir ; lui se moque ouvertement de tout, et de lui en particulier.
Son divorce est prononcé, et Marc Marronnier est dévasté. Lui qui croyait en l’amour toujours, surtout avec Anne, ne comprend
pas ce qui lui arrive. Tout avait pourtant si bien commencé, ils s’aimaient tellement au début. Et puis les choses ont commencé à lentement se détériorer, pour finalement complètement se
dégrader. Elle s’est lassé plus vite que lui sans doute, et ils se sont trouvé devant le juge aux affaires familiales. Il décide alors que la vie ne vaut plus la peine d’être vécue, et après une
soirée de beuverie tente de se suicider. Se réveillant le lendemain dans un sale état, il se rend compte du ridicule de la situation et se met à l’écriture d’un roman qui tirera un trait à
l’amour et à ses illusions.
Ce qui est très énervant avec L‘amour dure trois ans c’est qu’à l’image de son réalisateur on n'arrive pas à
le détester malgré toute la bonne volonté qu’on essaye d’y mettre. Et pourtant il y a de quoi en redire. Prenons l’interprétation de Gaspar Proust : il a beau être très ressemblant à son
personnage d’origine, c’est tout ce qu’on peut lui mettre à son crédit, tant il n’arrive pas à jouer correctement. Prenons également cet univers surfait dans lequel évolue le personnage
principal, et tout ce joli décorum dans lequel baigne le film : tout ça sent à fond l’épate bobo, le film qui se veut hype et en même temps qui dénonce le système. Tout ça ne tient pas une seule
seconde sur le papier, sans parler de la mise en scène qui ne décolle pas et qui n’a rien de bien emballant.
Et pourtant on passe de bons moments avec L‘amour dure trois ans. L’humour de certaines scènes et de
certaines situations nous emporte facilement, en particulier grâce à quelques personnages secondaires irrésistibles. On y trouve une éditrice survoltée incarnée par l’excellente Valérie
Lemercier, un meilleur ami truculent joué par un impayable JoeyStarr (dont on se souviendra du rôle) ou une mère à baffer campée par la charmante Annie Duperey. Ajoutez à
cela un sens du rythme assez soigné, quelques surprises bien senties et des dialogues qui font souvent mouche, et vous obtiendrez un film qui se laisse assez facilement regarder. Bien évidemment,
il n’invente rien, et son réalisateur en est bien conscient mais il remplit son rôle de façon tout à fait correcte et ne ressemble finalement pas à la catastrophe qui pouvait
s’annoncer.
Ma note : **
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