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La colline aux coquelicots (2012) Goro Miyazaki

par Neil 20 Janvier 2012, 06:24 En salles

Colline_Coquelicots.jpg
Fiche technique
Film japonais
Date de sortie : 11 janvier 2012
Titre original : Kokuriko-zaka kara
Genre : secrets du passé
Durée : 1h31
Scénario : Hayao Miyazaki et Keiko Niwa, d’après l’œuvre de Tetsuro- Sayama et Chizuru Takahashi
Image : Atsushi Okui
Musique : Satoshi Takebe
Avec les voix de Masami Nagasawa (Umi Matsuzaki), Junichi Okada (Shun Kazama), Keiko Takeshita (Hana Matsuzaki), Yuriko Ishida (Miki Hokuto), Rumi Hiiragi (Sachiko Hirokôji)…

Synopsis : Umi est une jeune lycéenne qui vit dans une vieille bâtisse perchée au sommet d’une colline surplombant le port de Yokohama. Chaque matin, depuis que son père a disparu en mer, elle hisse face à la baie deux pavillons, comme un message lancé à l’horizon. Au lycée, quelqu’un a même écrit un article sur cet émouvant signal dans le journal du campus. (allocine)

Mon avis : La lourde hérédité et ses secrets d’alcôve

On l‘a dit mille fois, La colline aux coquelicots a beau être un pur produit des studios Ghibli, ce n‘est pas un film d‘Hayao Miyazaki. Celui que certains considèrent comme le roi de l’animation est aujourd’hui âgé et il organise petit à petit sa succession. Voilà qui tombe bien puisque son fils Goro est lui-même réalisateur : son père peut donc l’assister en écrivant le scénario de son deuxième film. Mais ce n’est visiblement pas facile de s’appeler Miyazaki, d’autant que le père est un génie au caractère paraît-il assez tempétueux. Les produits animés estampillés de son nom résonneront ainsi malgré tout dans l’esprit des spectateurs, qui au mieux iront voir le film avec appréhension, au pire sortiront déçu de la projection.

Comme tous les matins, la jeune Umi se réveille en premier dans la pension dirigée par sa grand-mère. Elle se prépare puis va faire le petit-déjeuner pour tous les occupants de la maison. En touche finale, elle hisse le drapeau sur le mât qui est dans le jardin. Arrivée au lycée où elle poursuit ses études de première, ses camarades l’accueillent avec le journal des élèves où un poème a été rédigé, visiblement à son attention. Il y fait mention d’une jeune fille qui hisse tous les matins un drapeau, le rédacteur se demandant pourquoi. Du bruit se fait alors entendre dans la cour : les lycéens sont en train de protester contre la démolition du Quartier latin, leur QG où sont regroupés tous les groupes d’astronomie, de lecture ou bien de physique.

Nous sommes avec La colline aux coquelicots bien loin de l‘univers féérique si souvent exploré par les studio Ghibli. C’est Hayao Miyazaki qui impulsait le mouvement, avec ses créatures fantastiques et ses histoires poétique dans lesquelles était enracinée une conscience écologique. Ici rien de tel, l’histoire du film est basique, ne déployant qu’un seul niveau de lecture, pour le moins enfantin. En résulte un ennui mortel de la part du spectateur adulte, d’autant que les personnages sont grossement dessinés, tant au niveau du trait que du caractère. C’est vaguement gentillet mais on a du mal à se passionner pour un héroïne aussi peu charismatique, et dont le traitement assez misogyne la dessert. On a beau être dans les années 60, mais si le comble de la féminité est de faire la cuisine et d’épouser un bon parti, c’est un peu court.

Même l‘esthétique de La colline aux coquelicots déçoit : les studios Ghibli avaient déployé l’an dernier beaucoup plus d’imagination pour créer l’univers d’Arrietty le petit monde des chapardeurs. Ici ils se content d’appliquer leur savoir-faire certes efficace mais sans grand relief. Peut-être en attendons-nous trop du studio d’animation qui se contentent de cibler un public d’enfants, au mieux d’adolescents, pour nous produire une romance un peu mièvre dont le scénario très attendu ne prend pas. Ils en rajoutent en plus des tonnes, comme ces redites de chaque information comme si on n’avait pas tout compris la première fois. De tout cela résulte un manque de finesse total et un film qui s’il n’est pas honteux manque sérieusement de charme et de la patte d’un grand réalisateur.

Ma note : *

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commentaires

Mo5kau 29/01/2012 12:57


Un peu déçu aussi, j'ai préféré Arletty sorti l'année dernière.

Neil 29/01/2012 14:46



Ah oui moi aussi j'ai largement préféré Arrietty.



CHRISTOPHE LEFEVRE 27/01/2012 13:22


Trois étoiles à Sherlock et 1 à La colline... Je ne comprends plus rien Tu as été envoûté ? Tu es vitime d'une
malédiction ?

Neil 28/01/2012 19:14



Ah mais non, cette colline n'a pas grand chose pour elle. On en a vu 100 des films comme celui-là, et le charme ça va un peu mais faut passer à autre chose je trouve...



Marcozeblog 22/01/2012 20:43


Je ne suis pas d'accord avec toi. J'ai été surpris par le côté non fantasmagorique du film (bah oui, je croyais que c'était le père), mais j'ai été saisi par le charme simple de cette jolie
histoire. J'ai trouvé au contraire, le trait joli et poétique, loin de la perfection de l'animation hollywoodienne.

Neil 24/01/2012 00:01



Oui c'est vrai qu'il y a un peu de poésie là-dedans, mais j'ai trouvé ça très terre à terre tout de même...



Wilyrah 21/01/2012 13:01


Je n'ai vu que les vingt dernières minutes et les cinq premières. Cela ne m'a pas bien donné envie. 

Neil 22/01/2012 13:08



Ah tiens c'est pas banal ça... mais je soupçonne de deviner comment tu as pu y arriver ;)



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