Partager l'article ! La colline aux coquelicots (2012) Goro Miyazaki: Fiche technique Film japonais Date de sortie : 11 janvier 2012 Titre original : ...
Comment je les ai critiqués... (ma vie textuelle)

Fiche technique
Film japonais
Date de sortie : 11 janvier 2012
Titre original : Kokuriko-zaka kara
Genre : secrets du passé
Durée : 1h31
Scénario : Hayao Miyazaki et Keiko Niwa, d’après l’œuvre de Tetsuro- Sayama et Chizuru Takahashi
Image : Atsushi Okui
Musique : Satoshi Takebe
Avec les voix de Masami Nagasawa (Umi Matsuzaki), Junichi Okada (Shun Kazama), Keiko Takeshita (Hana Matsuzaki), Yuriko Ishida
(Miki Hokuto), Rumi Hiiragi (Sachiko Hirokôji)…
Synopsis : Umi est une jeune lycéenne qui vit dans une
vieille bâtisse perchée au sommet d’une colline surplombant le port de Yokohama. Chaque matin, depuis que son père a disparu en mer, elle hisse face à la baie deux pavillons, comme un message
lancé à l’horizon. Au lycée, quelqu’un a même écrit un article sur cet émouvant signal dans le journal du campus. (allocine)
Mon avis : La lourde hérédité et ses secrets
d’alcôve
On l‘a dit mille fois, La colline aux coquelicots a beau être un pur produit des studios Ghibli, ce
n‘est pas un film d‘Hayao Miyazaki. Celui que certains considèrent comme le roi de l’animation est aujourd’hui âgé et il organise petit à petit sa succession. Voilà qui tombe bien
puisque son fils Goro est lui-même réalisateur : son père peut donc l’assister en écrivant le scénario de son deuxième film. Mais ce n’est visiblement pas facile de s’appeler Miyazaki,
d’autant que le père est un génie au caractère paraît-il assez tempétueux. Les produits animés estampillés de son nom résonneront ainsi malgré tout dans l’esprit des spectateurs, qui au mieux
iront voir le film avec appréhension, au pire sortiront déçu de la projection.
Comme tous les matins, la jeune Umi se réveille en premier dans la pension dirigée par sa grand-mère. Elle se prépare puis va
faire le petit-déjeuner pour tous les occupants de la maison. En touche finale, elle hisse le drapeau sur le mât qui est dans le jardin. Arrivée au lycée où elle poursuit ses études de première,
ses camarades l’accueillent avec le journal des élèves où un poème a été rédigé, visiblement à son attention. Il y fait mention d’une jeune fille qui hisse tous les matins un drapeau, le
rédacteur se demandant pourquoi. Du bruit se fait alors entendre dans la cour : les lycéens sont en train de protester contre la démolition du Quartier latin, leur QG où sont regroupés tous les
groupes d’astronomie, de lecture ou bien de physique.
Nous sommes avec La colline aux coquelicots bien loin de l‘univers féérique si souvent exploré par les studio
Ghibli. C’est Hayao Miyazaki qui impulsait le mouvement, avec ses créatures fantastiques et ses histoires poétique dans lesquelles était enracinée une conscience écologique. Ici
rien de tel, l’histoire du film est basique, ne déployant qu’un seul niveau de lecture, pour le moins enfantin. En résulte un ennui mortel de la part du spectateur adulte, d’autant que les
personnages sont grossement dessinés, tant au niveau du trait que du caractère. C’est vaguement gentillet mais on a du mal à se passionner pour un héroïne aussi peu charismatique, et dont le
traitement assez misogyne la dessert. On a beau être dans les années 60, mais si le comble de la féminité est de faire la cuisine et d’épouser un bon parti, c’est un peu court.
Même l‘esthétique de La colline aux coquelicots déçoit : les studios Ghibli avaient déployé l’an
dernier beaucoup plus d’imagination pour créer l’univers d’Arrietty le petit monde des chapardeurs. Ici ils
se content d’appliquer leur savoir-faire certes efficace mais sans grand relief. Peut-être en attendons-nous trop du studio d’animation qui se contentent de cibler un public d’enfants, au mieux
d’adolescents, pour nous produire une romance un peu mièvre dont le scénario très attendu ne prend pas. Ils en rajoutent en plus des tonnes, comme ces redites de chaque information comme si on
n’avait pas tout compris la première fois. De tout cela résulte un manque de finesse total et un film qui s’il n’est pas honteux manque sérieusement de charme et de la patte d’un grand
réalisateur.
Ma note : *
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