Partager l'article ! La fée (2011) Dominique Abel, Fiona Gordon et Bruno Romy: Fiche technique Film français Date de sortie : 14 ...
Comment je les ai critiqués... (ma vie textuelle)
Fiche technique
Film français
Date de sortie : 14 septembre 2011
Genre : historiette d’amourette
Durée : 1h33
Scénario : Dominique Abel, Fiona Gordon et Bruno Romy
Photographie : Claire Childéric
Avec Dominique Abel (Dom), Fiona Gordon (Fiona), Bruno Romy (Le patron du bar), Philippe Martz, Thérès Fichet
Synopsis : Dom est veilleur de nuit dans un petit hôtel
du Havre. Un soir, une femme arrive à l’accueil, sans valise, pieds nus. Elle s’appelle Fiona. Elle dit à Dom qu’elle est une fée et lui accorde trois souhaits. Le lendemain, deux vœux sont
réalisés et Fiona a disparu. Mais Dom est tombé amoureux de la Fée Fiona et veut la retrouver.. (Allociné)
Mon avis : La toute petite aventure des tout petits
héros
Si les réalisateurs de La fée ne considèrent pas leurs trois premiers films comme une trilogie, il faut bien
avouer que ça y ressemble beaucoup. L’iceberg et Rumba racontaient déjà l’histoire d’un couple dont l’homme et la femme sont interprétés par les deux
réalisateurs, en couple également dans la vie. Les mêmes acteurs jouaient des rôles secondaires et la même troupe de techniciens accompagnaient cette joyeuse bande. Artisanaux, les films adoptent
tous le ton poético-burlesque qui fit les beaux jours de Jacques Tati et montrent des peronnages hors normes dans des situations loufoques, qui luttent pour s’aimer dans un monde de
brutes.
Arrivé en retard à l’hôtel où il est gardien de nuit, Dom se fait réprimander par sa patronne. Il s’installe pour la soirée et
se prépare un sandwich en commançant à regarder un film. A peine est-il installé que la sonnette de la porte d’entrée sonne. Il va ouvrir à un britannique qui demande à avoir une chambre. Dom se
voit obligé de lui refuser car le client a un chien. Cinq minutes plus tard, le client revient sans son chien et redemande une chambre. Dom voit bien qu’il a caché le chien dans son sac mais lui
donne tout de même sa clé. Il vient tout juste de se réinstaller que la porte resonne, et qu’il fait entrer une jeune femme demandant également un chambre pour la nuit.
Etrange idée que de réaliser un film comme La fée aujourd’hui. Ou si, peut-être est-ce au contraire une
volonté de la part de ses réalisateurs de se situer totallement en marge de toute production habituelle. Construit à la main, de façon on ne peut plus artisanale, le film a ce petit côté désuet
qui devrait en charmer quelques-uns. Et en gonfler d’autres, tant le procédé, qui pourtant est sans doute tout à fait sincère, peut sembler artificiel. Entre Tati et
Kaurismäki, le film peine à trouver sa voie et les redondances de ses effets comiques peuvent apparaître soûlants. Quasiment dépourvu de scénario, il accumule des saynètes parfois
drôles : c’est plus une accumulation d’idées qui ont du mal à trouver ensemble une cohérence.
Pourtant La fée possède pas mal d’effets originaux mais qui, mal exploités, tombent à plat. On comprend, a
posteriori, la volonté des cinéastes d’ancrer leur histoire à moitié dans le réel et à moitié dans l’imaginaire, de s’intéresser aux démunis, aux originaux, aux mal-aimés de la société. Le
problème c’est qu’à l’écran ça ne donne pas grand chose : aucune émotion, très peu de fou rire, quelques vagues sourires tout au plus nous étreignent. C’est plus l’ennui qui dominent, malgré
l’énergie déployée par les acteurs, leur souplesse et leur bouille sympathique. La mise en scène, qui enchaînes plans fixes et plans séquence, ne nous engage pas non plus à sortir de notre
torpeur. Certains trouveront sans doute beaucoup de finesse et d’originalité dans le film ; d’autres n’y trouveront pas grand chose à se mettre sous la dent.
Ma note : °
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