Partager l'article ! La prima cosa bella (2011) Paolo Virzi: Fiche technique Film italien Date de sortie : 29 juin 2011 Genre : famille décomposée ...
Comment je les ai critiqués... (ma vie textuelle)

Fiche technique
Film italien
Date de sortie : 29 juin 2011
Genre : famille décomposée
Durée : 1h51
Scénario : Francesco Bruni et Francesco Piccolo
Image : Nicola Pecorini
Musique : Carlo Virzi
Avec Micaela Ramazzotti (Anna Nigliotti jeune), Valerio Mastandrea (Bruno Michelucci), Stefania Sandrelli (Anna Niogiotti
âgée), Claudia Pandolfi (Valeria Michelucci), Marco Messeri (Loriano Nesi), Fabrizia Sachi (Sandra)…
Synopsis : Été 1971. Anna, jeune mère ravissante et frivole,
remporte le concours de beauté d’une station balnéaire. Son tempérament inconséquent et jouisseur rend sa vie de famille quelque peu chaotique. 30 ans plus tard, toujours marqués par cette vie
haute en couleurs, Anna et ses enfants sauront-ils se réconcilier ?
Mon avis : Ma sœur est fille unique
Le cinéma italien est en plein renouveau actuellement, et La prima cosa bella en est un de ses symboles. Le
film a reçu plusieurs prix aux récompenses italiennes du cinéma en 2010, et fut le candidat de la péninsule aux oscars. Finalement non choisi par l’académie, le film a tout de même fait
son petit bout de chemin et reçut quelques prix dans divers festivals. C’est le onzième film de son réalisateur, Paolo Virzi, qui signe ce dernier opus en date avec sa femme comme
actrice principale. Très touchant, le film renoue avec la tradition du mélodrame familial sur fond historique (on y voit d'ailleurs durant une scène le tournage de La femme du
prêtre, de Dino Risi), comme nombre de ses prédécesseurs, sans la dimension politique que le réalisateur laisse ici pour une fois de côté.
Dans une station balnéaire durant l’été 1971, la belle Anna gagne un concours de beauté sous les yeux de son mari et de ses
deux enfants Bruno et Anna. Voyant les regards appuyés des hommes qui l’entourent, son mari s’emporte contre elle sous l’œil attristé de son fils. Bien des années plus tard, Bruno rentre chez lui
un peu stone après avoir fumé un pétard dans un parc. Sa fiancée lui reproche à mots doux d’avoir manqué le rendez vous avec un élève à qui il devait donner un cours particulier. Il a
surtout raté le repas qu’elle lui avait préparé pour son anniversaire. Encore sous l’effet des psychotropes qu’il a pris, il lui annonce que c’est fini entre eux parce qu’elle est beaucoup trop
bien pour lui et qu‘il ne la mérite pas.
La simplicité de La prima cosa bella saute aux yeux dès les premières images. On sent tout de suite que ce
qui intéresse le réalisateur c’est de nous raconter l’histoire de cette famille bien particulière à travers trente ans. Mais il choisit de ne pas utiliser une narration traditionnelle et
chronologique : il préfère alterner les plans actuels aux souvenirs des années passées. Un procédé qui n’est pas nouveau mais qui fonctionne très bien. On s’attache immédiatement aux personnages
qui constitue cette petite famille italienne et on est curieux de savoir quels traumas ils ont bien pu avoir pour devenir tels qu’ils sont. Non pas qu’ils soient totalement désaxés - Bruno est
professeur et Valeria est mère de famille - mais on sent bien qu’ils ont une faille affective qui les empêche d’être pleinement heureux.
C‘est aussi ce qui fait le charme de La prima cosa bella : ses personnages ne sont pas aimables ; ils sont
humains, tout simplement. Et aucun parti pris n’est développé envers l’un ou l’autre, l’idée est juste de nous raconter leur histoire pour les comprendre un peu mieux. La mère de famille
anticonformiste (très belle performance de la jolie Micaela Ramazzotti) est une femme libre qui ne sait pas tirer les conséquences de ses actes mais qui veut vivre heureuse, quel qu’en
soit le prix. Ce prix à payer, ses enfants et tout particulièrement son fils vont le porter toute leur vie. La faute en incombe à chacun, à cette mère frivole peut-être mais également à ce fils
qui s’est cloitré dans son mutisme pour ne pas voir la réalité en face. C’est parfois exagéré ou simplificateur, mais ça fait partie des codes du mélo : l’émotion est tout de même présente et
remporte bien souvent le dessus.
Ma note : **
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