Samedi 4 juin 2011 6 04 /06 /Juin /2011 06:27

Chat_Rabbin.jpg
Fiche technique
Film français
Date de sortie : 1er juin 2011
Genre : bande dessinée animée
Durée : 1h40
Scénario : Sandrina Jardel, d’après l’œuvre de Joann Sfar
Image : Jérôme Brezillon
Musique : Olivier Daviaud
Avec les voix de François Morel (Le chat), Hafsia Herzi (La fille du rabbin), Maurice Bénichou (Le rabbin), Mathieu Amalric (Le prince), Jean-Pierre Kalfon (Le malika des lions), François Damiens (Le reporter)…

Synopsis : Alger, années 1920. Le rabbin Sfar vit avec sa fille Zlabya, un perroquet bruyant et un chat espiègle qui dévore le perroquet et se met à parler pour ne dire que des mensonges. Le rabbin veut l'éloigner. Mais le chat, fou amoureux de sa petite maîtresse, est prêt à tout pour rester auprès d'elle... même à faire sa bar mitsva ! (allocine)

Mon avis : Des chats et des dieux

C‘’est encore une fois pour le Festival de Printemps de Chris que je suis allé voir Le chat du rabbin, film que je ne serais sans doute pas allé voir, en tout cas au cinéma. Et en bon rebelle à deux francs que je suis, j’ai profité d’un cinéma ne proposant pas le film en 3D pour m’acquitter de mon devoir critique. A lire en diagonale quelques uns des avis sur le film, a priori je n’ai rien raté. En même temps les bandes dessinées de Joann Sfar ne sont pas en relief, si je ne m’abuse. Et cette mode de la 3D à tout va commence à me courir sur le haricot lasser sérieusement. Sans vouloir être pingre, rajouter 3 euros ou plus pour ne pas avoir de bénéfice supplémentaire, ce qui m’arrive la plupart du temps, je ne vois pas trop l’intérêt.

Dans la ville d‘Alger, durant les années 20, le chat du rabbin se la coule douce avec la fille de celui-ci, la gentille Zlabya. Jaloux du perroquet de la maison il se met à le dévorer d‘un coup sec et soudain il se met à parler. Ses maîtres n’en reviennent pas et le rabbin prend ombrage de l’acte de barbarie qu’a commis le chat : il lui interdit dorénavant de voir sa fille. Pour regagner sa confiance, le chat décide de se convertir au judaïsme. Ils vont donc ensemble rencontrer un autre rabbin qui se montre plutôt perplexe quant à l’évènement : on n’a jamais vu un chat célébrer sa bar-mitsvah.

Les dessins du Chat du rabbin sont vraiment très beaux. On sent que Joann Sfar tenait beaucoup à retranscrire en images animées ses bandes dessinées, et c’est une réussite esthétique. Les couleurs de l’Orient sont chatoyantes, le trait est fin et original : on retrouve tout à fait l’univers du  bédéiste. Certaines des voix choisies pour interpréter les personnages sont très judicieuses, en particulier François Morel, dont on devine l’œil malicieux à travers son timbre si particulier. Par contre Hafsia Herzi semble un peu perdue, on a l’impression qu’elle fait toujours la moue et l’émotion ne transparait pas vraiment à travers sa voix. Quant au récit, il est haletant, même si le rythme s’essouffle par moment.

Car le discours principal du Chat du rabbin est avant tout pacifiste. Aimons-nous les uns les autres, quelle que soit notre religion ou notre couleur de peau bla bla bla. C’est beau, un tout petit peu simpliste mais ça passe car les réalisateurs prennent un malin plaisir à détourner les clichés. Ainsi le court passage avec Tintin un reporter belge est assez croustillant, tandis que chaque religion aura sa petite pique personnelle. Là où le film s’avère un peu bancal c’est qu’il mélange plusieurs récit qu’il essaye maladroitement d’unifier. Ce qui donne quelques séquences réussies (le passage dans le campement de la tribu musulmane par exemple) et d’autres dont on ne voit pas trop l’intérêt. Le tout nous donne un petit film sympathique en bon enfant, à voir plutôt en famille ou devant un bon plateau télé.

Ma note : **

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