Partager l'article ! Le gamin au vélo (2011) Jean-Pierre et Luc Dardenne: Fiche technique Film belge Date de sortie : 18 mai 2011 Genre : garçon pa ...
Comment je les ai critiqués... (ma vie textuelle)

Fiche technique
Film belge
Date de sortie : 18 mai 2011
Genre : garçon paumé
Durée : 1h27
Scénario : Jean-Pierre et Luc Dardenne
Image : Alain Marcoen
Avec Thomas Doret (Cyril Catoul), Cécile de France (Samantha), Jérémie Rénier (Guy Catoul), Olivier Gourmet (Le patron du
bistrot), Fabrizio Rongione (Le libraire), Egon Di Mateo (Wes)…
Synopsis : Cyril, bientôt 12 ans, n'a qu'une idée en tête :
retrouver son père qui l'a placé provisoirement dans un foyer pour enfants. Il rencontre par hasard Samantha, qui tient un salon de coiffure et qui accepte de l'accueillir chez elle pendant les
week-ends. Mais Cyril ne voit pas encore l'amour que Samantha lui porte. (allocine)
Mon avis : Je (ne) suis (pas) là pour être
aimé
C‘est pas moi, m‘sieur l‘agent, j‘ai rien fait : si je suis allé voir Le gamin au vélo c‘est la faute à
Chris et à son festival de mes deux de printemps. Moi je voulais pas le voir, d’abord, j‘aime pas les Dardenne et leur cinéma. Oui bon je sais, je suis sectaire, j’y
allais avec plein d’a priori. Mais faut dire que le cinéma social à la Rosetta ça va un moment mais quinze ans plus tard faudrait songer à changer de crèmerie. Et puis bon ça va
quoi, tout le monde fait du social maintenant, leur cinéma épuré il est plus novateur depuis belle lurette. Quoi, il est présenté à Cannes ? Oui ben ça le choix des sélectionneurs, ma bonne dame…
vous savez bien en plus qu’ils aiment bien les quotas (en l’occurrence de belges).
Quand il essaye d‘appeler son père, Cyril se rend compte que le numéro n‘est plus attribué. De son foyer, son éducateur essaye
bien de lui faire comprendre que son paternel s’est fait la malle mais y a rien à faire, le gamin veut pas croire qu’il l’a laissé sans laisser d’adresse. Têtu comme une mule, il décide de faire
le mur pour aller chez son père et au moins récupérer son vélo, à défaut de pouvoir lui parler. Et là rebelote : il sonne chez lui et papounet est parti. Quand son éducateur vient le chercher, il
se réfugie dans un cabinet médical et bouscule une pauvre petite dame qui avait rien demandé à personne. Mais v’là-t-y pas qu’elle se prend d’affection pour le gnome.
Dès le début les failles dans le scénario du Gamin au vélo m‘ont gonflé. Elle est bien gentille la Samantha,
mais elle ne connaît ni d’Eve ni d’Adam ce petit gosse et quand elle apprend qu’il est en foyer elle décide de l’accueillir chez elle, comme ça. Pire, ce n’est que quand Cyril lui demande de but
en blanc si il peut pas venir squatter le week-end qu’elle dit oui, pourquoi pas, ça pourrait être sympa. Si je ne m’abuse il y a des centaines de couples qui voudraient adopter mais qui
attendent des lustres avant d’avoir un avis favorable. Et puis c’est une décision qui se réfléchit, on se réveille pas un matin en se disant tiens, si je me récupérais un enfant. Alors peut-être
que Samantha en voulait un depuis longtemps mais purée faut le dire les gars, on balance pas ça comme si on était dans l’intimité du personnage qu’on vient juste de rencontrer.
En même temps cette absence d’explications est également un atout dans Le gamin au vélo. Aucune psychologie
ni surinterprétation des faits. Ils nous sont fournis bruts de décoffrage, à nous de nous débrouiller avec. Par contre les personnages ne sont pas très finement esquissés : le gamin est une tête
à claque qu’on a, soyons honnête, la plupart du temps envie de baffer. Samantha, au contraire, est trop bonne pour être honnête ; alors soit c’est le prototype de la mère courage universelle soit
elle manque totalement de discernement. A part ça, le film est propre est bien cadré, fluide dans sa mise en scène. Seulement c’est un peu court, jeunes hommes, a-t-on envie de dire aux
Dardenne ; en d’autres mots : tout ça pour ça.
Ma note : **
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