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Le hobbit : la désolation de Smaug (2013) Peter Jackson

par Neil 9 Décembre 2013, 14:08 Avant-Première

Hobbit SmaugFiche technique
Film néo-zélandais
Titre original : The Hobbit : The Desolation of Smaug
Date de sortie : 11 décembre 2013
Durée : 2h41
Genre : longue quête
Scénario : Philippa Boyens, Frances Walsh et Guillermo del Toro, d'après l’œuvre de J.R.R. Tolkien
Image : Andrew Lesnie
Musique : Howard Shore
Avec Martin Freeman (Bilbon Sacquet), Richard Armitage (Thorin Écu-de-Chêne), Ian McKellen (Gandalf Le Gris), Evangeline Lilly (Tauriel), Orlando Bloom (Legolas), Luke Evans (Barde)...

Résumé : après avoir survécu à un périple inattendu, la petite bande s'enfonce vers l'Est, où elle croise Beorn, le Changeur de Peau, et une nuée d'araignées géantes au cœur de la Forêt Noire qui réserve bien des dangers. Alors qu'ils ont failli être capturés par les redoutables Elfes Sylvestres, les Nains arrivent à Esgaroth, puis au Mont Solitaire, où ils doivent affronter le danger le plus terrible – autrement dit, la créature la plus terrifiante de tous les temps qui mettra à l'épreuve le courage de nos héros, mais aussi leur amitié et le sens même de leur voyage : le Dragon Smaug.

Mon avis : péripéties homériques pour personnes de petite taille

C'est en même temps que les deux autres volets de la saga que Le hobbit : la désolation de Smaug a été tourné, l'équipe s'étant plus tard donné rendez-vous pour y apporter quelques touches finales. Encore une fois Peter Jackson a vu très grand, occupant un ensemble de six plateaux de tournage situés en Nouvelle-Zélande. Son travail méticuleux n'avait qu'un seul but, rendre sur un écran de cinéma l'univers foisonnant de J.R.R. Tolkien, composé de forêts à la fois luxuriantes et dangereuses, d'immenses bêtes sauvages côtoyant des êtres minuscules. Et c'est là que l'outil numérique a pu lui être utile, car non seulement la 3D y est (assez bien) rendue, mais chaque plan recèle de trouvailles numériques parfois superflues, d'autrefois bienvenues. Alors oui, ça casse un peu le charme des effets spéciaux traditionnels, mais aujourd’hui on ne peut pas faire autrement, et il faut avouer qu'il le fait assez bien.

Après avoir affronté les dangers de la cité des gobelins, la troupe de nains menés par Thorin Écu-de-Chêne et guidés par Bilbon le hobbit se retrouve une fois de plus dans une situation difficile. Ils sont pourchassé par une armée d'orques, tandis qu'une énorme créature aux allures d'ursidé rôde dans les parages. Conseillés par la magicien Gandalf le Gris, ils vont trouver refuge chez lui : il s'appelle Beorn, et se trouve être un changeur de forme, qui vient les voir sous son apparence humaine. Il n'aime pas vraiment les nains, mais déteste encore plus les orques et accepte ainsi de les nourrir et de leur montrer le chemin. Le lendemain, la troupe part vers la Forêt Noire, qui semble sous le coup d'un étrange sortilège. Gandalf laisse là ses amis car il doit retourner dans la Terre du Milieu, mais il leur donne un seul conseil : suivre le chemin et ne pas s'en éloigner.

Comme toutes les histoires se rapprochant de l'univers du conte, la force des aventures de Bilbon Sacquet et de ses amis réside dans ce qui fait pécher les films réalistes, à savoir le manichéisme. Or, Le hobbit : la désolation de Smaug ne choisit pas vraiment, ou très peu la dichotomie entre le bien et le mal, mais lui préfère un autre choix, celui entre l'individu et le groupe. On ne compte pas le nombre de cas de conscience que l'on voit s'affronter dans la tête de quasiment chacun des personnages du film : est-ce que je dois sacrifier une personne pour le bien commun, est-ce que la solidarité du groupe prévaut sur les liens personnels, etc. Autant dire que le récit en perd un peu de force, et n'arrive à en retrouver que lorsqu'on entraperçoit le combat qui faisait le sel des autres épisodes, la lutte entre la lumière et les ténèbres.

Malgré cette déception, Le hobbit : la désolation de Smaug remplit son contrat en matière d'aventures et de grand spectacle. La mise en scène grandiloquente de Peter Jackson convient parfaitement à l'histoire qu'il nous raconte, même si, et c'est un autre débat, on se demande comment il va ressortir de cette épopée de six films qui dure quand même pour lui depuis une douzaine d'années. Sinon nous retrouvons les basiques, un peu ronronnants, du genre, avec son lot de fantasy et la malice de notre bon vieux Gandalf, toujours aussi bien interprété par Ian McKellen. Certes, la musique d'Howard Shore est trop appuyée, et quelques scènes de combats finissent par paraître franchement longuette mais au final on n'est pas trop mécontent d'avoir accompagné une fois de plus nos compagnons d'un voyage qui va bientôt s'achever.

Ma note : **

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