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Le voleur de lumière (2010) Aktan Arym Kubat

par Neil 25 Février 2011, 06:39 2010's

Voleur_Lumiere.jpgFiche technique
Film kirghize
Date de sortie : 2 mars 2011
Titre original : Svet-Ake
Genre : Innocent aux mains pleines
Durée : 1h16
Scénario : Aktan Arym Kubat et Talip Ibraimov
Image : Hassan Kydyaliyev
Musique : Andre Matthias
Avec Aktan Arym Kubat (Svet-ake), Taalaikan Abazova (Bermet), Askat Sulaimanov (Bekzat), Asan Amanov (Esen), Stanbek Toichubaev (Mansur)…

Synopsis : on l’appelle Monsieur Lumière. Dans ce village perdu au milieu des montagnes Kirghizes, loin du pouvoir et de l’économie, il entretient les lignes, trafique parfois les compteurs pour venir en aide aux plus démunis. Cœur ouvert et généreux, il écoute, conseille, conforte les peines et tempère les disputes conjugales.

Mon avis : les bonnes intentions d’un cinéma rare

Je vais enfin pouvoir faire mon D&D : je vais parler d'un film Kirghize qui s'appelle Le voleur de lumière. Alors, tout d’abord petit cours de géographie : comme tout le monde le sait, le Kirghizstan (qu’on peut également écrire Kirghizistan) est un pays en « Stan », coincé entre la Chine et le Kazakhstan, et proche du Tadjikistan et de l’Ouzbékistan. J’ai aucun mérite, c’est le dossier de presse qui le dit. Sinon, c’est un pays montagneux et c’est également l’un des lieux sur terre les plus éloignés de la mer. Bref, c’est le trou du cul du Monde un charmant pays malheureusement trop méconnu. Tout comme son cinéma, mis à part Aktan Arym Kubat qui, je l’ai appris à l’occasion, est déjà venu trois fois au festival de Cannes.

Monsieur Lumière est un bon électricien. Dans son petit village du cœur du Kirghizstan, il effectue gratuitement quelques menues installations pour apporter la lumière aux habitants déshérités. Ce qui n’est pas du goût des autorités locales, qui l’arrêtent suite à une dénonciation et l’emprisonnent. Heureusement pour lui, une révolution va passer par là (la révolution des Tulipes pour être précis) et il va pouvoir être libéré. Il retrouve donc sa jolie femme et ses deux charmantes petites filles, et reprend ses activités quotidiennes au village, n’oubliant pas d’écouter chacun raconter ses petits malheurs.

La sortie d‘un film Kirghize en France n‘est pas si fréquente, aller voir Le voleur de lumière demeure donc un acte important de cinéphilie. D’autant que je peux le mettre ma main à couper, le film ne sortira sans doute que dans quelques salles parisiennes et durant peu de temps. Et c’est fort dommage car il y a de belles images dans le film de Aktan Arym Kubat. On est ému par quelque scène d’intimité entre deux époux ou par des paysages magnifiques mis en valeur par une belle lumière. La morale du film est également à saluer : quoique simpliste, elle nous montre comment un simple citoyen peut faire beaucoup plus de bien qu’une flopée de gens importants mais corrompus… qui gagnent toujours à la fin, on le sait bien.

Mais ce qui est dommage avec Le voleur de lumière, c‘est tout simple et basique : il manque cruellement de rythme. Le film a beau être très court (moins d’une heure et demie), on s’ennuie dans de nombreuses scènes et la narration est très confuse. Le réalisateur l’explique d’ailleurs très bien, puisqu’il dit qu’au départ il voulait faire un film sans scénario. Pour trouver un financement, il a dû avec son producteur se résoudre à écrire un scénario. C’est donc pour moi un malentendu qui est à l’origine du film : entre fiction et documentaire, il balance constamment entre les deux formes narratives et se perd en chemin. C’est donc parfois intéressant, quelquefois émouvant, les personnages sont de temps en temps attachant. Sur la durée le film s’essouffle, mais la promesse d’une découverte reste quand même là au final.

Ma note : **

commentaires

D&D 09/03/2011 13:48


Ben c'est vraiment pour Simon Pegg, et puis les deux précédents films de ce réal ont été défendus par pas mal de monde. J'aimerais bien voir le dernier d'ailleurs ("Adventureland " quelque
chose).
Mais bon, rien lu sur "Paul" encore... Aussi bien, c'est une pure cata :-)


Neil 09/03/2011 17:50



C'est là que je me rends compte que je vieillis... Je connais à peine cet acteur :-\



D&D 09/03/2011 02:43


;-)))
Evidemment, avec mon petit tunnel, je n'ai pas du tout vu passer ce film, et, ma foi, je pense bien n'avoir jamais vu un film Kirghize.
A D&D, D&D&demi !
Me reste plus qu'à aller voir "Paul" pour me consoler... :-)
(Va me faire du bien de voir Simon Pegg, s'il est en forme...)


Neil 09/03/2011 12:01



Hum... Paul ? bof, il me dit trop rien celui-là...



dasola 05/03/2011 20:50


Bonsoir Neil, j'ai vu ce film mais j'ai eu du mal à m'y intéresser et pourtant l'acteur/réalisateur paraît bien sympa, les paysages sont beaux, les chevaux aussi. Mais le film manque de scénario,
je n'ai pas compris où il voulait en venir. Mais le film est regardable car il ne dure qu'1h15. Bonne soirée.


Neil 07/03/2011 21:57



Effectivement, ce manque absolu de scénario décontenance terriblement. Il y a de belles images mais il manque quelque chose.



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