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Comment je les ai critiqués... (ma vie textuelle)

Fiche technique
Film kirghize
Date de sortie : 2 mars 2011
Titre original : Svet-Ake
Genre : Innocent aux mains pleines
Durée : 1h16
Scénario : Aktan Arym Kubat et Talip Ibraimov
Directeur de la photographie : Hassan Kydyaliyev
Musique : Andre Matthias
Avec Aktan Arym Kubat (Svet-ake), Taalaikan Abazova (Bermet), Askat Sulaimanov (Bekzat), Asan Amanov (Esen), Stanbek
Toichubaev (Mansur)…
Synopsis : On l’appelle Monsieur Lumière. Dans ce village
perdu au milieu des montagnes Kirghizes, loin du pouvoir et de l’économie, il entretient les lignes, trafique parfois les compteurs pour venir en aide aux plus démunis. Cœur ouvert et généreux,
il écoute, conseille, conforte les peines et tempère les disputes conjugales.
Mon avis : Les bonnes intentions d’un cinéma
rare
Je vais enfin pouvoir faire mon D&D : je vais parler d'un film
Kirghize qui s'appelle Le voleur de
lumière. Alors, tout d’abord petit cours de géographie : comme tout le monde le sait, le Kirghizstan (qu’on peut également écrire Kirghizistan) est un pays en « Stan », coincé entre
la Chine et le Kazakhstan, et proche du Tadjikistan et de l’Ouzbékistan. J’ai aucun mérite, c’est le dossier de presse qui le dit. Sinon, c’est un pays montagneux et c’est également l’un des
lieux sur terre les plus éloignés de la mer. Bref, c’est le trou du cul du Monde un charmant pays malheureusement trop méconnu. Tout comme son
cinéma, mis à part Aktan Arym Kubat qui, je l’ai appris à l’occasion, est déjà venu trois fois au festival de Cannes.
Monsieur Lumière est un bon électricien. Dans son petit village du cœur du Kirghizstan, il effectue gratuitement quelques
menues installations pour apporter la lumière aux habitants déshérités. Ce qui n’est pas du goût des autorités locales, qui l’arrêtent suite à une dénonciation et l’emprisonnent. Heureusement
pour lui, une révolution va passer par là (la révolution des Tulipes pour être précis) et il va pouvoir être libéré. Il retrouve donc sa jolie femme et ses deux charmantes petites filles, et
reprend ses activités quotidiennes au village, n’oubliant pas d’écouter chacun raconter ses petits malheurs.
La sortie d‘un film Kirghize en France n‘est pas si fréquente, aller voir Le voleur de lumière demeure donc
un acte important de cinéphilie. D’autant que je peux le mettre ma main à couper, le film ne sortira sans doute que dans quelques salles parisiennes et durant peu de temps. Et c’est fort dommage
car il y a de belles images dans le film de Aktan Arym Kubat. On est ému par quelque scène d’intimité entre deux époux ou par des paysages magnifiques mis en valeur par une belle
lumière. La morale du film est également à saluer : quoique simpliste, elle nous montre comment un simple citoyen peut faire beaucoup plus de bien qu’une flopée de gens importants mais corrompus…
qui gagnent toujours à la fin, on le sait bien.
Mais ce qui est dommage avec Le voleur de lumière, c‘est tout simple et basique : il manque cruellement de
rythme. Le film a beau être très court (moins d’une heure et demie), on s’ennuie dans de nombreuses scènes et la narration est très confuse. Le réalisateur l’explique d’ailleurs très bien,
puisqu’il dit qu’au départ il voulait faire un film sans scénario. Pour trouver un financement, il a dû avec son producteur se résoudre à écrire un scénario. C’est donc pour moi un malentendu qui
est à l’origine du film : entre fiction et documentaire, il balance constamment entre les deux formes narratives et se perd en chemin. C’est donc parfois intéressant, quelquefois émouvant, les
personnages sont de temps en temps attachant. Sur la durée le film s’essouffle, mais la promesse d’une découverte reste quand même là au final.
Ma note : **
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