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Les infidèles (2012) Collectif de réalisateurs

par Neil 11 Mars 2012, 06:44 En salles

Infideles.jpg
Fiche technique
Film français
Date de sortie : 29 février 2012
Genre : essais sur la fidélité
Durée : 1h49
Réalisation : Fred Cavayé, Michel Hazanavicius, Eric Lartigau, Emmanuelle Bercot et Alexandre Courtès
Scénario : Stéphane Joly, Nicolas Bedos  et Philippe Caverivière
Image : Guillaume Schiffman
Musique : Evgueni Galperine
Avec Jean Dujardin (Fred), Alexandra Lamy (Lisa), Gilles Lellouche (Greg), Géraldine Nakache (Stéphanie), Guillaume Canet (Thibault), Sandrine Kiberlain (Marie-Christine)…

Synopsis : L’infidélité masculine et ses nombreuses variations, vues par 7 réalisateurs. (allocine)

Mon avis : On peut tromper mille fois une personne mais on ne peut pas tromper une fois mille personnes

Les affiches des Infidèles ont fait la polémique : stratégie marketing ou bien pudibonderie outrancière, sans doute un peu des deux. Reste qu’on a parlé du film, beaucoup, et encore plus quand Saint Jean Dujardin a reçu son Oscar. Du coup les gens se pressent pour aller voir le film, qui serait sans doute passé inaperçu sans tout ce tapage médiatique. Car ne nous trompons pas : si l’exercice de style ne manque pas d’intérêt, le film n’est somme toute qu’un petit objet cinématographique, ultra référencé et assez attrayant, sans toutefois prétendre à grand-chose d’autre qu’un petit film.

Dans sa voiture de luxe Fred se la pète, écoutant la musique à fond bien qu‘il cale à chaque coin de rue. Quand il passe chercher son ami Greg avant de sortir, celui-ci est en pleine scène de ménage. Sa femme vient de découvrir le texto d’une femme qu’elle ne connaît pas et lui fait une crise de jalousie. Pour calmer le jeu, Greg demande à Fred de prétendre qu’il ont passé la nuit ensemble, mais Stéphanie n’est pas dupe et s’énerve d’autant plus. Les deux compères parviennent tout de même à s’échapper et partent pour une virée nocturne dans les rues de Paris.

Dans la catégorie du fast film (l’équivalent du fast food mais au cinéma), Les infidèles se laisse regarder. C’est un film sans grande saveur mais assez ragoutant. On rit de bon cœur devant ces sketches, parodies de situations de la vie quotidienne malgré tout réalistes. Ce qui surprend le plus c’est peut-être le second degré que les auteurs ont savamment dispersé tout au long du film. Les personnages sont des caricatures ambulantes, des clichés du mâle dominant qui frisent souvent le ridicule. Du coup on ne sait pas trop si l’on doit éprouver de l’empathie ou du mépris devant ces personnages pathétiques mais ils nous font rire, et c’est bien là le principal. Bien moins graveleux et lourd que ne laissait l’entendre les fameuses affiches, le film aborde avec justesse la faiblesse des hommes et leurs petites mesquineries.

Car les personnages des Infidèles sont des goujats patentés : l’un trompe sa femme avec une minette de quinze ans plus jeune que lui, l’autre refuse d’admettre que si il trompe son épouse celle-ci peut en faire de même. On suit ainsi avec curiosité ces aventures individuelles liées par quelques savants intermèdes réussis. Evidemment, c’est le problème du genre, on ne s’intéresse pas autant à toutes les histoires qui nous sont racontées. Certaines sont particulièrement drôles (celle d’Alexandre Courtes et ses infidèles anonymes), d’autres cruellement justes (celle d’Emmanuelle Bercot mettant en abîme le couple Dujardin), mais elles ne sont pas toutes du même niveau. On sent l’inspiration des films à sketches italien des années 70 ou bien de Bertrand Blier (particulièrement dans le prologue jouissif de Fred Cavayé) : un film sans prise de tête, amusant et pas prétentieux pour un sou.

Ma note : **

commentaires

ffred 11/03/2012


Oui assez d'accord. Une bonne petite surprise finalement alors que l'on pouvait s'attendre au pire...

ASBAF 11/03/2012


Sans d'où c'est une petite surprise ou un petit film ? C'est un film avec le Duj' qui ressuscite le film à sketches, c'est l'un des plus ambitieux de ce début d'année.

Phil Siné 13/03/2012


roh putain, tu déconnes ?


bon, c'est vrai qu'entre une grosse louche de misogynie et une petite apartée homophobe, j'ai trouvé certains segments moins pires que d'autres...

Wilyrah 18/03/2012


Verdict mardi soir à priori :)

Wilyrah 20/03/2012


Finalement, ce sera pour plus tard, ayant dû m'absenter de Paris. 


Je pense que je vais me situer entre ton avis et celui de Vincent from ASBAF ^^

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