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Les prédateurs (1983) Tony Scott

par Neil 31 Octobre 2012, 06:24 1980's

Predateurs.jpgFiche technique
Film américain
Date de sortie : 13 juillet 1983
Titre original : The hunger
Durée : 1h40
Genre : jeunesse éternelle
Scénario : Ivan Davis, Michael Thomas et James Costigan, d'après l’œuvre de Whitley Strieber
Image : Stephen Goldblatt
Musique : Denny Jaeger et Michel Rubini
Avec Catherine Deneuve (Miriam Blaylock), David Bowie (John Blaylock), Susan Sarandon (Sarah Roberts), Cliff De Young (Tom Haver), Beth Ehlers (Alice Cavender), Dan Hedaya ( Lieutenant Allegrezza)...

Résumé
 : Miriam est une vampire née en Égypte il y a 4000 ans, qui possède le don de l'immortalité et de la jeunesse. Elle vit à New York, avec son compagnon John, alors frappé d'un processus accéléré de vieillissement. Afin de tenter de le sauver, Miriam rencontre Sarah, docteur spécialiste des mécanismes du vieillissement, sur laquelle elle jette son dévolu... (allocine)


Mon avis
: Le secret maléfique de la jeunesse éternelle

Drôle de réalisateur que Tony Scott, dont le premier film, Les prédateurs, est devenu culte à travers le temps (ce qui est amusant vu combien cette thématique est importante dans l’œuvre). Les producteurs, qui souhaitaient adapter cette nouvelle de l'écrivain américain Whitley Strieber, n'était d'ailleurs pas très favorables a prendre ce jeune réalisateur qui venait du milieu de la publicité pour une œuvre au casting prestigieux. En même temps trois ans plus tard, le frère de Ridley mettra en scène Tom Cruise dans Top gun et sa carrière sera toute lancée. On ne va pas revenir sur la polémique qui accompagné sa récente mort et qui consistait à savoir s'il était un réalisateur majeur, force est tout de même de constater qu'il a marqué la jeunesse de beaucoup de personnes en âge d'apprécier ses films durant les années 80.

Un couple beau et mystérieux, Miriam et John, habite dans un luxueux hôtel particulier de New-York. Ils se désirent et se jurent l'amour éternel quand John semble ressentir soudainement des signes de vieillissement précoce. A la télévision, Miriam suit l'interview de Sarah Roberts, médecin spécialiste de ce domaine bien précis et qui mène des expériences sur les singes. Miriam décide de la rencontrer et au cours d'une séance de dédicace publique elle réussit à attirer son attention sans lui parler. Le lendemain John va la voir à l'hôpital et sollicite un rendez-vous. Croyant à un énième affabulateur, Sarah le fait patienter et dit à sa secrétaire de ne pas le faire entrer dans son bureau. Les heures passent et John ressent de plus en plus le processus s’accélérer : son visage vieillit à tel point qu'il ressemble à un vieillard à la fin de la journée.

C'est fou comme Les prédateurs est daté « années 80 ». Tout y est, des rideaux agités par le vent à la lumière saturée en passant par une esthétique d'un kitsch pas possible. Et pourtant le film se tient, ce qui est il faut bien le dire une gageure. Bien entendu on ressent bien l'univers de la publicité duquel provient Tony Scott, mais en même temps il ne cherche pas à aller à l'efficacité. Le projet artistique semble être son but, et il suffit de voir le début du film pour s'en assurer. Au risque de perdre le spectateur, il commence par quelques scènes esthétisantes qui n'ont d'autre intérêt scénaristique que de poser l'ambiance dans laquelle le film va baigner. L'effet est saisissant et l'on adhère du coup d'autant mieux au propos qu'il va développer tout au long de cette histoire.

Le récit même des Prédateurs n'est pas formidablement original. On sent dès le début que nous sommes dans le fantastique, et que des vampires sont les personnages principaux mais cela ne restera très longtemps que sous-entendu. Ce dont le réalisateur préfère parler c'est du temps qui passe et de la fontaine de jouvence que la scientifique rêve de découvrir. D'où cet aspect glamour et très sexué du film, rendu célèbre au travers de la scène de saphisme entreCatherine Deneuve, magnifique, et Susan Sarandon. Mais David Bowie n'est pas en reste et il développe une fois de plus un personnage troublant, à la fois glaçant et attirant. C'est ce mélange de fantastique et d'érotisme, mâtiné d'un zeste d’ésotérisme, qui rend le film si intrigant. D'une façon objective on ne peut pas vraiment dire que c'est un grand film mais sa mise en scène est maîtrisée et son attrait reste intact.

Ma note : ***

commentaires

D&D 13/12/2012 11:18


Houla, ça fait longtemps, longtemps, que j'ai vu ce film. Et c'est vrai que ça me dirait bien de le revoir, surtout pour ses interprètes. 

Neil 14/12/2012 14:48



Je pense que tu devrais te re-pencher dessus, histoire de confirmer ou non ta première impression.



Joelaindien 03/11/2012 11:02

Hello ! un passage et un petit coucou pour te signaler que suite à l'ouragan Sandy, et les debâts sur les conséquences du réchauffement climatique j'ai fait une carte des catastrophes naturelles
dans le monde depuis 2008, très instructif sur certains points ! @+

Neil 05/11/2012 14:33



Merci



ffred 02/11/2012 10:03


Pierre tu es trop sentimental !

Neil 05/11/2012 14:33



ça c'est pas faux ^^



pierreAfeu 02/11/2012 09:51


Le film a bien vieilli en effet, tout en ne vieillissant pas ! Très daté, mais agréablement pour une fois, il ravive tout mon bonheur d'alors, de voir Deneuve et Bowie amants dans le même film...
Comme si j'avais à nouveau 19 ans !

Neil 05/11/2012 14:32



Le couple fonctionne plutôt bien d'ailleurs, étonnemment, mais c'est vrai que ça fait plaisir de les voir ensemble



ffred 01/11/2012 17:44


Un de mes films cultes...on s'accorde tous sur le fait que, comme son héroine, il a bien traversé le temps...

Neil 05/11/2012 14:31



Comme son héroïne... ah ouf j'ai eu peur je croyais que tu parlais de l'actrice :p



mymp 01/11/2012 13:50


Ahhh, ces rideaux dans le vent à toute heure du jour et de la nuit ! Le film est davantage un film d'esthète, misant tout sur les ambiances et sur son esthétisme érotico-chic que sur son histoire
(d'ailleurs il y a peu de dialogues). C'est effectivement très influencé pub, mais je trouve que le film n'a pas pris une ride, ça fonctionne toujours très bien.

Neil 05/11/2012 14:30



Hummm... un film d'esthète... ne nous emballons pas non plus mais c'est vrai que le film fonctionne assez bien



dasola 31/10/2012 19:12


Bonsoir Neil, voilà un film qui a fait beaucoup de "buzz" quand il est sorti. Il en a émoustillé plus d'un. La scène saphique entre Sarandon et Deneuve reste dans les mémoires. J'ai beaucoup aimé
ce film esthétiquement très beau. Bonne soirée.

Neil 05/11/2012 14:29



Bonjour Dasola, j'avoue que j'étais trop jeune à l'époque de sa sortie mais jusqu'à aujourd'hui la scène entre Deneuve et Sarandon fait encore parler d'elle... Bonne journée



Mo5kau 31/10/2012 18:53


Les médias ont tendances à oublier de citer ce long-métrage quand ils parlent de Tony Scott. C'est vrai qu'il dénote un peu par rapport aux films d'action du réalisateur, mais les Prédateurs
reste un excellent film de vampires (très marqué 80' effectivement) par son ambiance, son sujet et son brillant casting !

Neil 05/11/2012 14:28



Oui c'est drôle de voir le film a posteriori, mais ça reste un plaisir non dissimulé.



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