Partager l'article ! Les yeux de sa mère (2010) Thierry Klifa: Fiche technique Film français Date de sortie : 23 mars 2011 Genre : questions sur la ...
Comment je les ai critiqués... (ma vie textuelle)

Fiche technique
Film français
Date de sortie : 23 mars 2011
Genre : questions sur la maternité
Durée : 1h45
Scénario : Christopher Thompson
Image : Julien Hirsch
Musique : Gustavo Santaollala
Avec Catherine Deneuve (Lena Weber), Nicolas Duvauchelle (Mathieu Roussel), Géraldine Peilhas (Maria Canalès), Jean-Baptiste
Lafarge (Bruno Tremazan), Marisa Paredes (Judit Canalès), Jean-Marc Barr (Jean-Paul Tremazan)…
Synopsis : Un écrivain en mal d'inspiration infiltre la vie
d'une journaliste star de la télé et de sa fille danseuse étoile pour écrire à leur insu une biographie non autorisée. Pendant ce temps, en Bretagne, un garçon de 20 ans, Bruno, qui habite avec
ses parents, ne sait pas encore les conséquences que toute cette histoire va avoir sur son existence. (allocine)
Mon avis : Secrets et mensonges au pays des
people
Ce qui est bien pour un critique de cinéma qui se lance dans la mise en scène c‘est qu‘il a pu acquérir un carnet d‘adresse.
Dès son premier film en 2004, Thierry Klifa a pu ainsi bénéficier d’un casting déjà solide. Rebelote avec Les yeux de sa mère, où se côtoient la jeune et la vieille
garde du cinéma français, non seulement à l’écran mais aussi derrière. Enorme caution pour un film qui revendique son héritage national (et pas que) dans une atmosphère auteuriste. C’est chic et
c’est glam, ça parle bas, ça susurre. Pour le standing, les personnages naviguent dans des quartiers huppés ; pour l’ancrage réaliste, les seconds rôles habitent en Bretagne : aucune fausse
note.
Après avoir publié sous un faux nom un livre sensationnaliste, Mathieu décroche un boulot d’assistant pour Lena Weber, la
présentatrice star du journal du soir, auprès de qui il va petit à petit se rendre indispensable. Pendant ce temps, Maria Canalès, la fille de Lena, est en Espagne au chevet de son père qui va
bientôt mourir. Lena ne peut pas se rendre aux funérailles de son ancien amant, ce qui attriste Maria. Celle-ci, en rentrant à Paris, se décidé enfin à écrire à son fils Bruno, qu’elle a
abandonné vingt ans plus tôt. Il habite dans un village du Finistère auprès de ses parents adoptifs, et va bientôt concourir pour une importante compétition de boxe.
C‘est un peu compliqué de faire le résumé des Yeux de sa mère : le film trace trois sillons qui vont se
rejoindre mais n‘ont à priori pas grand-chose en commun. Un fil directeur va cependant assez habilement les lier, et le scénario élaboré en collaboration avec Christopher Thompson est
assez habile sur ce point. La thématique principale du film, la maternité, est d’ailleurs joliment exploitée, tous les personnages ayant de près ou de loin quelques problèmes à régler vis-à-vis
de la question. Le film n’est cependant pas exempt de lourdeur à ce niveau : si la relation entre parents et enfants issus de l’adoption est assez bien retranscrite, on comprend moins les
tourments de Duvauchelle par rapport à la mort de sa mère.
C‘est évidemment le casting qui retient l‘attention des Yeux de sa mère. Les deux actrices principales,
Catherine Deneuve et Géraldine Peilhas, sont fabuleuse, d’une rare finesse et très convaincantes toutes les deux. Je reste un peu moins convaincu par les personnages masculins :
le jeu de Nicolas Duvauchelle me semble encore une fois un peu en deça de ses partenaires. En plus, la relation qu’il entretient avec le jeune Jean-Baptiste Lafarge parait
désincarnée, on n’arrive pas à y croire. Quant aux seconds rôles ils sont quasi inexistant, et c’est bien dommage : on aurait bien aimé voir un peu plus Marina Foïs ou Jean-Marc
Barr. Le film, hyper-référencé, n’arrive pas à provoquer l’adhésion absolue ; il lui manque cette grâce, empêchée avant qu’elle n’apparaisse par un trop plein d’explications narratives
inutiles. C’est dommage.
Ma note : **
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