Partager l'article ! London Boulevard (2011) William Monahan: Fiche technique Film britannique Date de sortie : 8 juin 2011 Genre : réinsertion dél ...
Comment je les ai critiqués... (ma vie textuelle)

Fiche technique
Film britannique
Date de sortie : 8 juin 2011
Genre : réinsertion délicate
Durée : 1h42
Scénario : William Monahan, d’après l’œuvre de Ken Bruen
Image : Chris Menges
Musique : Kasabian
Avec Colin Farell (Mitchel), Keira Knightley (Charlotte), David Thewlis (Jordan), Anna Friel (Briony), Ben Chaplin (Billy
Norton), Ray Winstone (Gant)…
Synopsis : Mitchel sort de prison plein de bonnes
intentions. Pourtant, lorsqu’il tombe sur son vieil ami Billy, il accepte de l’aider en échange d’un toit. Mitchel fait également la connaissance de Charlotte, une star de cinéma terrée dans un
luxueux hôtel particulier pour échapper aux hordes de paparazzi, dont il devient rapidement le garde personnel. (allocine)
Mon avis : On n’échappe pas à son destin
Premier film en tant que réalisateur de William Monahan, London boulevard n‘est tout de fois pas un
coup d‘essai. Le réalisateur a en effet déjà officié en tant que scénariste pour quelques films, et pas des moindres. Les Infiltrés de Martin Scorsese ou
Mensonges d’état de Ridley Scott, c’est lui qui peaufine le scénario, en adaptant des œuvres déjà existantes. Ici aussi d’ailleurs il s’inspire d’un roman de Ken
Bruen, auteur irlandais de polars. Monahan bénéficie également pour son premier film d’une équipe solide, composé d’acteurs connus, d’un directeur de la photographie qui a fait ses
preuves et du guitariste de Kasabian pour l’illustration musicale. C’est pas mal pour un début, mais ce qu’on retient au final c’est une belle petite déception.
En sortant de prison, après avoir purgé une peine de trois ans pour violence, Mitchel est accueilli par son ami Billy.
Celui-ci n’a pas changé d’un iota et il lui propose de revenir dans son petit business de magouilles avec la pègre locale. Au cours d’une soirée en son honneur, Mitchel rencontre une jeune femme
qui lui tape tout de suite dans l’œil. Ils s’éclipsent un moment et après quelques confidences elle lui dit qu’une de ses amies a besoin d’un homme à tout faire pour sa maison. Mitchel se rend au
rendez-vous et fait la connaissance de Charlotte, une star de cinéma ultra connue qui fuit les paparazzi. Il accepte bon gré mal gré le job qu’elle lui propose et découvre un monde qu’il ne
connaissait absolument pas.
Le principal problème de London boulevard c‘est son rythme, ou plutôt son absence de rythme. Le film commence
sur des chapeaux de roues, puis entame une baisse de régime où l’on finit par s’ennuyer sévère, redémarre tout doucement et quand on recommence à s’y intéresser il se perd, et nous aussi par la
même occasion. Ce qui a pour effet d’engendrer un sentiment bizarre de gâchis en sortant de la projection, car à bien y réfléchir le film possède, sur le papier des atout indéniables. Il aurait
pu être un bon film noir, il aurait pu être un portrait croisé intéressant, il aurait pu… mais il n’est rien de tout ça. A force de virevolter un peu partout la caméra s’égare et la mise en scène
est noyé par un fourre-tout de musique omniprésente et d’images parfois belles, mais rarement utiles.
Pourtant London boulevard a un atout incontestable, c‘est ses personnages. Nous avons un repenti sympathique
(bien qu’un peu trop naïf), une star adulée et surtout très paumée, un homme à tout faire dévoué (l’excellent David Thewlis), un mafioso gay (si, si), une sœur poivrote terriblement
attachante… en fait chacun d’eux auraient fait un très bon personnage principal. Le problème c’est que le film noie chaque élément de l’intrigue et n’arrive pas à faire la fusion entre tout ce
méli-mélo a priori alléchant. Au final on ne sait plus à quel saint se vouer (peut-être ceux de Keira Knightley, ma foi assez charmante mais je ne mange pas de ce pain là) et on regrette
l‘efficacité de certains polars américains ou le charme désuet des bons vieux films noirs à l‘ancienne.
Ma note : *
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