Partager l'article ! Morning glory (2010) Roger Michell: Fiche technique Film américain Date de sortie : 06 avril 2011 Genre : comédie lourdingue ...
Comment je les ai critiqués... (ma vie textuelle)

Fiche technique
Film américain
Date de sortie : 06 avril 2011
Genre : comédie lourdingue
Durée : 1h47
Scénario : Aline Brosh McKenna
Image : Alwyn Küchler
Musique : David Arnold
Avec Rachel McAdams (Becky), Harrison Ford (Mike Pomeroy), Diane Keaton (Colleen Peck), Patrick Wilson (Adam Bennett), Patti
d‘Arbanville (Fahdi), Jeff Goldblum (Jerry Barnes)…
Synopsis : Becky Fuller est en pleine traversée du désert
professionnelle et sentimentale. Aussi, lorsqu’on propose à cette productrice TV de reprendre "Daybreak", la matinale la moins regardée du pays, elle accepte le défi sans hésiter. Pour booster
l’audience, elle décide d’engager Mike Pomeroy, le journaliste de légende de la chaîne… (allocine)
Mon avis : Ours mal léché rencontre accro au
boulot
L’équipe technique de Morning glory a de quoi impressionner. A la mise en scène on trouve Roger
Michell, plus connu comme « le mec qui a réalisé Coup de foudre à Notting Hill ». Bon, il faut avouer qu’à part ça il a pas fait grand-chose, mais quand même. Le
producteur, c’est J.J. Abrams, qu’on ne présente plus depuis la réussite de Lost. La scénariste est celle qui a adapté Le diable s’habille en Prada, et
le compositeur est celui qui a pris la suite de John Barry sur les James Bond. On se croirait dans un Who’s who de l’industrie cinématographique anglo-saxonne, et je ne
vous parle pas du casting. Tout ça pour quoi, ben pas grand-chose en fait.
Becky travaille comme productrice dans une émission matinale du New-Jersey. Elle se donne à fond dans son job et est persuadée
que quand son patron lui demande de passer le voir c’est pour lui proposer une promotion. Que nenni : il la vire comme un malpropre et elle se retrouve au chômage. Bien décidée à avancer elle
contacte les plus grands producteurs de New-York et décroche enfin un entretien chez IBS. Ceux-ci veulent relancer leur show du matin qui perd de l’audience, et Becky comprend bien vite pourquoi.
Equipe démotivée, locaux insalubres, manque de moyens et d’idées : elle est bien décidée à changer tout ça et à apporter un vent de fraicheur à cette tranche démodée.
Quel gâchis que ce Morning glory. On pouvait s’attendre à une comédie romantique légère et originale comme a
pu le faire son réalisateur précédemment. Mais à défaut de finesse et d’humour décalé à l’anglaise, on a droit ici à des situations et des personnages convenus qui flinguent tout le film. Le
postulat de base, confronté un vieux grincheux et une jeune fille plein d’allant ne fonctionne même pas tant la mise en scène est lourde et tant le film n’avance pas. On attend des plombes avant
d’arriver au cœur même du sujet (la production d’une émission matinale à l’américaine, sujet qui pourrait être intéressant) et les relations entre les personnages sont stéréotypés. Même les rares
moments drôles (les prises de bec entre les deux présentateurs, l’histoire d’amour naissante contrariée…) sont sous-exploités.
Ce qui rend Morning glory intéressant, c‘est surtout son casting, ou tout du moins une partie de celui-ci. On
retrouve avec un grand plaisir Diane Keaton, toujours aussi charmante et irrésistible, et qui apporte naturellement une touche de dérision appréciable. Harrison Ford est
également impeccable dans un registre comique qu’il n’a qu’assez peu exploité mais qui lui va pourtant à ravir. Quant à l’héroïne principale, non seulement son personnage est antipathique au
possible mais en plus l’actrice qui l’interprète est un peu à baffer, tandis que son homologue masculin, qui est sensé être un tombeur, n‘a aucun charisme. Le film n’a donc qu’un intérêt limité,
et sa musique sirupeuse n’arrange pas les choses. Je soupçonne même les producteurs d‘être passé à côté du double sens grivois du titre du film en anglais, Ce qui est marrant après
tout.
Ma note : *
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