Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Nowhere (1997) Gregg Araki

par Neil 2 Novembre 2010, 06:23 1990's

Nowhere.jpg
Fiche technique
Film américain
Date de sortie : 17 septembre 1997
Genre : ados désabusés
Durée : 1h22
Scénario : Gregg Araki
Directeur de la photographie : Arturo Smith
Musique : Elizabeth Fraser
Avec James Duval (Dark Smith), Rachel True (Mel), Nathan Bexton (Montgomery), Debi Mazar (Kozy), Ryan Philippe (Shad), Chiara Mastroianni (Kriss), Jaason Simmons (La star), Christina Applegate (Dingbat)…

Synopsis : L'histoire d'un voyage en apnée dans la journée banale d'un adolescent de Los Angeles âgé de dix-huit ans, Dark Smith, hanté par la fin du monde et la quête de l'amour pur. (allocine)

Mon avis : Oh, my, god(e), they killed Kenny

Souvenez-vous des années 90, de ses séries pour adolescents où tout le monde il est beau, tout le monde il est riche et tout le monde il est gentil. Ça y est, vous vous rappelez ? Ah, Beverly Hills 90210, que de grands moments… En voyant Nowhere, c’est là qu’on se rend compte à quel point cette décennie a pu produire de sous-produits standardisés pour pré-pubères paumés. Non pas que le film ressemble à ce genre de niaiserie, au contraire le film s’emploie à caricaturer toutes ces séries en reprenant leurs codes pour mieux les dézinguer. Tout un programme.

Dès la première scène le ton est donné : Dark se masturbe sous sa douche en pensant à Mel et à Montgomery, quand sa mère l‘interrompt brusquement. Il retourne dans sa chambre, repère de vidéaste amateur et regarde sur l’écran Mel qu’il a filmée en train de se déshabiller. La voilà qui rapplique justement, ils passent un tendre moment tous les deux jusqu’à ce qu’elle parte retrouver sa copine Lucifer. Ils se retrouvent un peu plus tard et prennent en voiture Montgomery qui trainait par là, le convainquent de sécher les cours pour rester avec eux.

L‘univers pré-apocalyptique de Gregg Araki envahit l‘espace de Nowhere à chaque instant. Le film débute par la voix du personnage principal nous expliquant que Los Angeles est un cul-de-sac. Durant plus d’une heure le réalisateur va nous  en faire la démonstration, montrant la cité des anges comme un dépotoir géant, où la luxure et tous les vices coexistent au vu et au su de chacun. Personne n’y fait rien, les étudiants ont des cours aux noms bizarres, les acteurs sont des pervers polymorphes, les parents sont shootés à la télé et les enfants shootés tout court. On dirait que chacun attend le salut, et le voit qui dans l’amour parfait qui n’existe pas, qui dans un prédicateur halluciné soutirant du fric.

Chronique d‘un monde désabusé, Nowhere enterre donc le schéma parfait qui n’existe que dans les séries télés bon marché. Et pour ce faire, Araki utilise pas mal de leurs codes : des acteurs beaux qu’on croirait sortis de magazines, une ambiance pop, des dialogues qui friseraient le ridicule s’ils n’étaient pas du second degré. Et le réalisateur de piocher dans le vivier de cette jeune génération qui fait ses premiers pas à la télévision. On croise donc furtivement Shannen Doherty et Rose McGowan (qui, ironie du sort, partageront plus tard l’affiche de Charmed) amis aussi Christina Applegate rescapée du cultissime Mariés, deux enfants. On y voit surtout James Duval l’acteur fétiche d’Araki, qui le met en valeur dans pratiquement toutes les scènes. Le résultat est intéressant, mais un peu vain : le film durerait plus qu’on finirait par s’ennuyer.

Ma note : **

commentaires

D&D 27/12/2010 00:51


Ah, je crois que je suis un peu plus séduit que toi par ce "Nowhere"... Je l'ai découvert suite à "Kaboom", comme toi j'ai l'impression, et il me semble se bonifier avec le temps. Je vais le revoir
bientôt.
Mais oui : c'est assez barge, tous ces jeunes comédiens qui se retrouvent dans ce film (comme Mena Suvari aussi, que j'aime beaucoup, ou Ryan Philippe, parfois étonnant).


Neil 27/12/2010 16:33



Je l'ai plutôt aimé, sans plus effectivement. Je lui préfère nettement Kaboom ou bien Mysterious skin. Mais cette profusion d'acteurs est assez amusante c'est
clair.



Haut de page