Partager l'article ! Pina (2011) Wim Wenders: Fiche technique Film allemand Date de sortie : 6 avril 2011 Genre : documentaire dansé Durée : 1h ...
Comment je les ai critiqués... (ma vie textuelle)

Fiche technique
Film allemand
Date de sortie : 6 avril 2011
Genre : documentaire dansé
Durée : 1h43
Scénario : Wim Wenders
Image : Hélène Louvart
Musique : Thom Hanreich
Avec Pina Bausch, Regina Advento, Malou Airoudo, Ruth Amarante, Jorge Puerta Armanta, Rainer Behr, Andrey Berezin, Damiano
Ottavio Bigi, Ales Cucek, Clémentine Deluy…
Synopsis : Voyage au cœur d'une nouvelle dimension, d’abord
sur la scène du légendaire Ensemble Tanztheater Wuppertal , puis hors du théâtre, avec les danseurs, dans la ville de Wuppertal et ses environs - cet endroit dont Pina Bausch a fait son port
d’attache durant 35 ans et où elle a puisé sa force créatrice.. (allocine)
Mon avis : Dansez, dansez, sinon nous sommes tous
perdus
Si j‘ai mis autant de temps à aller voir Pina c‘est que je suis imperméable à l‘art chorégraphique. J’ai du
mal à appréhender les émotions au travers de la danse et ne connais absolument rien au travail de Pina Bausch. Seulement les critiques sont tellement bonnes et unanimes que je décidais
de tenter l’expérience. Après tout, me dis-je, c’est Wim Wenders qui tient la caméra (cela dit, honte à moi, je ne connais pas mieux la filmographie du réalisateur allemand). C’est
d’ailleurs un projet qui lui tient à cœur, et on le comprend : après avoir passé six mois avec la chorégraphe pour tourner le documentaire, celle-ci meurt, le laissant terminer avec sa troupe cet
ouvrage de maître.
Nous sommes à Wuppertal, petite ville d‘Allemagne située pas très loin de Düsseldorf. C’est là que Pina Bausch a pris
la tête de la troupe de danse au début des années soixante-dix. Elle meurt en 2009 à l’âge de soixante-huit ans et les danseurs qui l’ont accompagné durant de nombreuses années décident de danser
pour elle, pour la mémoire. Plusieurs tableaux nous sont alors présentés : quelques uns se situent au cœur même du dispositif théâtral de l’Ensemble, d’autres sont scénographies dans des décors
extérieurs tandis que des documents d’archives et des interviews des danseurs ponctuent les scènes de danse.
Certaines images extrêmement fortes nous transportent devant Pina : les mouvements des corps, saccadés, en
rythme, pleins d’énergie, de désir. On est stupéfait devant le travail extraordinaire de ces danseurs de l’extrême qui osent tout et n’hésitent pas à lâcher prise, à s’oublier pour faire
confiance à son partenaire. Les visages expriment autant que les corps cette douleur, cette solitude pour après nous transmettre une joie de vivre et une furieuse envie de croquer à pleine dents
cette existence trop brève. Chaque scène exprime un sentiment différent, et les témoignages des danseurs sur leur rapport avec la chorégraphe et sur leur métier n’est pas inintéressant - même si
c’est parfois longuet quand on n’est pas spécialiste du sujet.
Cela dit, je me demande si la force qui se dégage de Pina ne tient pas uniquement de la chorégraphie en
elle-même et de ses danseurs. La mise en scène de Wim Wenders m’a semblé assez sage et tout à fait respectueuse de son idole. Notons tout de même que les meilleurs scènes sont celles qui
intègrent la danse dans un univers extérieur - urbains en particulier. Mais celles-ci sont trop rares : on a souvent l’impression d’assister à du spectacle vivant, filmé en quasi-direct. Ce sont
des performances d’une grande qualité, et l’on peut savoir gré au réalisateur de faire connaître au plus grand nombre cette artiste méconnue (et pourtant célèbre), mais on peut se demander quel
est son apport personnel. A part ça, la 3D s’intègre de façon magnifique à l’ensemble et l’image est de qualité. Une curiosité à découvrir.
Ma note : **
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