Partager l'article ! Restless (2011) Gus Van Sant: Fiche technique Film américain Date de sortie : 21 septembre 2011 Genre : amour terminal Dur ...
Comment je les ai critiqués... (ma vie textuelle)

Fiche technique
Film américain
Date de sortie : 21 septembre 2011
Genre : amour terminal
Durée : 1h31
Scénario : Jason Lew
Image : Harris Savides
Musique : Danny Elfman
Avec Mia Wasikowska (Annabel Cotton), Henry Hopper (Enoch Brae), Jane Adams (Mabel Tell), Chin Han (Dr. Lee), Schuyler Fisk
(Elizabeth Cotton), Ryo Kase (Hiroshi)…
Synopsis : Bien qu’en phase terminale d’un cancer, la jeune
Annabel Cotton est animée d’un amour profond de la vie et de la nature, De son côté, Enoch Brae a cessé d’avoir envie de faire partie du monde depuis que ses parents sont morts dans un accident.
Lorsque ces deux êtres à parts se rencontrent à un enterrement, ils se découvrent d’étonnants points communs.
Mon avis : La mort vous va si bien
Craquage en règle : Restless me fait déroger à ma stupide
sempiternelle règle de ne parler que des films qui sont sortis ou qui vont sortir dans les jours qui viennent. Oui mais voilà, Paris est
magique possède des atouts indéniables. Car une semaine après le Festival de Cannes, le cinéma Reflet
Médicis propose en avant-première exclusive tous les films présentés à Un certain regard. Pour les cinéphiles absents de la Croisette c’est une occasion en or de voir
des petites perles quelques mois avant leur sortie en salle - sans compter les films, on en a connu, qui n’ont pas bénéficié d’une sortie, même après le traitement de faveur cannois. Bref,
Restless faisait donc l’ouverture de la sélection 2011.
C’est à l’enterrement d’un garçon atteint d’un cancer que le regard d’Enoch croise celui d’Annabel. La jeune fille découvre
tout de suite, à sa dégaine, que le jeune homme ne connaissait pas le défunt. Il fuit, n’osant as avouer la vérité : c’est un habitué des cérémonies funéraires. Il se fait prendre un jour par un
membres des pompes funèbres et c’est là qu’Annabel lui sauve la mise, prétendant être sa petite amie enterrant une vieille tante. Ils partent tous les deux et apprennent à se connaître. Annabel
raconte ainsi à Enoch qu’elle est bénévole dans l’hôpital où était soigné le petit garçon mort d’un cancer, c’est pourquoi elle était présente à ses funérailles.
On pourrait dire que Restless est l‘anti Love Story. Autant le film d’Artur Hiller
était larmoyant, à la limite de l’indécence, autant le film de Gus Van Sant est d’une poésie et d’une finesse infinie. Pourtant le thème est le même, l’histoire d’amour d’une fille
malade et qui sait qu’elle ne s’en sortira pas. Sujet casse-gueule - une commande qui plus est - que le réalisateur de Portland prend à bras le corps, n’hésitant pas à truffer son film de thèmes
macabres. Et pourtant le film est lumineux et plein de beauté. Un humour noir exquis baigne dans cette histoire qui n’oublie pas d’être romantique avant tout. On plonge à bras le corps dans cette
idylle impossible, jamais cul-cul, avant tout sensuelle et furieusement touchante.
C‘est qu‘avec Restless, Gus Van Sant nous montre encore une fois qu‘il possède un regard certain sur
l‘adolescence. Sa filmographie est peuplée de jeunes hommes (et parfois de jeunes femmes, mais plus rarement) un peu en marge, qui se cherchent et ne veulent souvent pas être conformes à la
société. Ici Enoch Brae, parfaitement incarné par Henry Hopper (le fils de Dennis, mignon comme un cœur) possède une personnalité assez incroyable, une clairvoyance et une
maturité rare pour un gamin de son âge. Sa partenaire à l’écran, Mia Wasikowska, qu’on a pu voir l'an dernier dans l’Alice au pays des merveilles de Tim Burton, crève également
l’écran par son douceur et sa grâce. Ils composent une partition funèbre délicate qui nous emporte et nous touche au plus profond, droit au cœur.
Ma note : ****
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