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Sherlock Holmes (2009) Guy Ritchie

par Neil 6 Janvier 2012, 06:08 2000's

Sherlock_Holmes.jpg
Fiche technique
Film britannique
Date de sortie : 3 février 2010
Genre : mystères londoniens
Durée : 2h08
Scénario : Anthony Peckham, Simon Kinberg et Michael Robert Johnson, d’après l’œuvre de Lionel Wigram
Image : Philippe Rousselot
Musique : Hans Zimmer
Avec Robert Downey Junior (Sherlock Holmes), Rachel McAdams (Irene Adler), Jude Law (John Watson), Kelly Reilly (Mary Morstan), Mark Strong (Lord Blackwood), James Fox (Sir Thomas)…

Synopsis : Aucune énigme ne résiste longtemps à Sherlock Holmes... Flanqué de son fidèle ami le Docteur John Watson, l'intrépide et légendaire détective traque sans relâche les criminels de tous poils. Ses armes : un sens aigu de l'observation et de la déduction, une érudition et une curiosité tous azimuts; accessoirement, une droite redoutable... (allocine)

Mon avis : Rafraichissante mise à jour d’un pilier de la littérature anglaise

Le défi était de taille : en mettant en chantier Sherlock Holmes, c‘est un mythe de la littérature anglo-saxonne qui était ébranlé. Les romans de Sir Arthur Conan Doyle ont fait l’objet de moult adaptations cinématographiques, dont la plus connue et la plus reconnue est sans doute celle qu’en fit Billy Wilder en 1970. La vie privée de Sherlock Holmes était plus une variation sur les œuvres du célèbre détective habitant Baker Street que l’adaptation stricto-sensu d’une de celles-ci. C’est également ce qu’a tenté Guy Ritchie avec cette version diablement moderne, et qui peut déconcerter tant elle dépoussière la légende. Mais peut-être est-il plus fidèle à l’œuvre originale qu’on ne peut le supposer.

C‘est dans une cave londonienne que Sherlock Holmes et son fidèle ami le docteur Watson s‘apprêtent à démasquer un dangereux psychopathe. Lord Blackwood est à deux doigts de sacrifier une autre victime, après avoir déjà tué cinq vierges innocentes. Avec talent, beaucoup d’astuce et un savoir-faire inégalé dans l’art du combat, les deux compères réussissent à appréhender le criminel avant qu’il ne commette son forfait. C’est là qu’arrive la police de Scotland Yard, toujours en retard bien évidemment. Durant les quelques semaines qui suivent, Sherlock Holmes se morfond dans sa maison pendant que John Watson prépare ses affaires : il va bientôt vivre avec sa fiancé, et quitter le domicile du détective.

On est souvent surpris devant Sherlock Holmes, pour peu qu’on ait gardé le souvenir d’intrigues plan-plan, gouvernées par l’esprit de déduction plus que par les faits d’arme. Ici les batailles font rage, avec grand renfort de ralentis spectaculaires (qui deviennent vite lassant) et d’effets spéciaux numériques assez bien réalisés bien que parfois déroutants. Le rythme ne faiblit pas et l’intrigue mystique est savamment orchestrée. Cependant, notre fameux détective garde son sens de la déduction et parvient à résoudre les mystères avec son esprit. Le personnage en lui-même n’est d’ailleurs finalement pas si éloigné de l’original créé par Conan Doyle : celui-ci était un adepte de la boxe, accro à diverses drogues et le sous-texte homosexuel était déjà présent, pour qui voulait lire entre les lignes.

Finalement ce Sherlock Holmes nouvelle génération est assez bien ficelé. On est certes décontenancé par le fait de vouloir en faire une sorte de super héros mais le résultat final n’est pas si choquant que ça. Robert Downey Junior s’en tire assez bien et réussit à apporter une touche de glamour bienvenue. La présence de Jude Law au casting n’y est d’ailleurs pas étrangère, et son charme anglo-saxon donne du piment au personnage de Watson. L’apport du numérique est parfois encombrant mais occasionne quelques belles prises de vue dans un Londres imaginaire plus que réaliste. Le principal défaut qu’on peut trouver au film est la mise en scène de Guy Ritchie,  beaucoup trop nerveuse et clinquante. Mais cela n’entrave pas trop le plaisir du spectateur qui profite d’un divertissement de qualité.

Ma note : ***

commentaires

D&D 24/02/2012 13:16


Ah, c'est vrai que les ralentis et les effets numériques m'avaient bien découragé face à la bande-annonce... J'aime bien Robert Downey Jr, mais ça n'avait pas suffi à me faire digérer Iron
Man. Bon, peut-être en DVD alors ;-)


 

Neil 25/02/2012 11:20



Oui c'est ma petite faiblesse : je sais qu'on est rare à défendre le film mais bon...



ffred 10/01/2012 00:58


J'ai pas aimé non plus, beurk ! Si au moins la relation homo refoulée avait été developpée...mais même pas ... J'irai pas
voir le 2 je pense...

Neil 12/01/2012 10:57



Ah bah si je trouve qu'elle est assez clairement insinuée la relation ambigüe qui animent les deux protagonistes...



Phil Siné 09/01/2012 19:40


'tain ! j'avais détesté ce film... j'en pouvais plus dans la salle... ;)

Neil 09/01/2012 19:57



Arf... c'est pas vrai... bah moi je l'ai découvert en DVD et il m'a bien plu. En plus y a Jude alors tu comprends... :p



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