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Shining (1980) Stanley Kubrick

par Neil 20 Juin 2011, 05:09 1980's

Shining.jpg
Fiche technique
Film américain
Date de sortie : 16 octobre 1980
Titre original :The shining
Genre : maison hantée
Durée : 2h26
Scénario : Diane Johnson, d’après l’œuvre de Stephen King
Image : John Alcott
Musique : Wendy Carlos
Avec Jack Nicholson (Jack Torrance), Shelley Duvall (Wendy Torrance), Danny Lloyd (Danny Torrance), Scatman Crothers (Dick Hallorann), Philip Stone (Delbert Grady), Barry Nelson (Ullman)…

Synopsis : Jack Torrance, gardien d'un hôtel fermé l'hiver, sa femme et son fils Danny s'apprêtent à vivre de longs mois de solitude. Danny, qui possède un don de médium, le "Shining", est effrayé à l'idée d'habiter ce lieu, théâtre marqué par de terribles évènements passés... (allocine)

Mon avis : Hallucinations collectives ou malédiction éternelle ?

Depuis pas mal de temps, les amateurs français de Shining étaient frustrés. En effet, les spectateurs américains avaient pu bénéficier d’une version longue lors de sa sortie en salle, Kubrick ayant préféré raccourcir le film pour la version européenne. Il faut dire que le réalisateur maniaque exigeant sortait d’un échec cuisant, celui de Barry Lyndon, que je considère pour ma part comme l’un de ses plus grands films (mais il y en a tant). Il avait donc la pression, le Stanley, d’autant qu’il avait refusé de réaliser L’exorciste, d’où sans doute son intérêt pour cette histoire de gamin vaguement possédé (un des aspects qui est d’ailleurs plus développé dans la version longue). Ce qui est d’ailleurs marrant, c’est que Jack Nicholson avait été pressenti un temps pour jouer le rôle du Père Merrin (les connaisseurs apprécieront).

Ancien professeur ayant quitté l‘enseignement pour vivre pleinement sa passion d‘écrivain, Jack Torrance passe un entretien à l‘hôtel Overlook, perdu dans les montagnes rocheuses, pour le job de gardien durant la période hivernal où l‘hôtel ferme ses portes. Il décroche le boulot et s’empresse d’appeler sa femme Wendy pour lui annoncer la nouvelle. Leur fils Danny avait pressenti le coup de téléphone grâce à l’intervention de son « ami imaginaire », qui lui fait avoir des visions terrifiantes. C’est suite à l’une de ces visions que Danny tombe dans les pommes. Sa mère appelle alors le médecin de famille qui la rassure tout de suite : Danny n’a aucun souci de santé. Le docteur s’inquiète tout de même de la résurgence chronique de cet ami imaginaire, qui prend souvent la voix de Danny pour s’exprimer.

La maîtrise technique de Stanley Kubrick est assez impressionnante dans Shining. Le réalisateur emploie ici toute une batterie d’artifices de mise en scène qui servent parfaitement son propos. Tout d’abord il y a cette fameuse Steadicam, qu’il ne fut pas le premier à utiliser mais qui contribuera à sa démocratisation. Les travelling qu’elles permettent d’effectuer donnent en effet au film une fluidité et confèrent aux prises de vues une beauté rarement égalés. On note également un certain talent pour le zoom ou le gros plan qui donnent toute son ampleur à ce récit à la frontière de l’horreur et du fantastique : l’effet est garanti.

Au-delà de cet aspect technique, Shining possède en lui une certaine perfection dans la narration. On n’y observe aucun déchet, au contraire : les moindres détails du film ont leur importance. C’est ainsi que Stanley Kubrick s’amuse à nous dévoiler au début certains détails qui auront une certaine importance par la suite. C’est d’ailleurs amusant, a posteriori, d’effectuer avec Jack et Wendy la visite de leur futur demeure hivernal tout en sachant pertinemment combien telle ou telle pièce acquerra une importance capitale dans la suite du récit. Pour incarner le protagoniste principal, Kubrick s’adjoint les services de Jack Nicholson, un maître en la matière de personnages un tout petit peu frappés. Si Vol au-dessus d’un nid de coucou avait déjà bien entamé sa réputation, nulle doute que Shining lui assure un statut pérenne. En deux mots : amateurs de frissons et autres effrois cinématographiques, n’hésitez-pas : vous serez servis.

Ma note : ****

commentaires

D&D 09/08/2011 22:27



OK merci ;-) Je me note donc que cette version fait 2h26.



Neil 11/08/2011 08:57



Oui, exactement. Je crois que la version courte était de 2h.



D&D 09/08/2011 20:18



Pas sûr d'avoir compris : c'est donc la version longue que tu as vu ? Ou la version longue est-elle maintenant celle que l'on peut voir en France ?


Sinon, il faut que je trouve ça !



Neil 09/08/2011 21:35



J'ai vu la version longue, à l'occasion de sa sortie en salles. Tout du moins à Paris, le reste j'avoue que je ne sais pas. Il me semble également qu'une sortie DVD accompagnait cette sortie en
salles. A vérifier.



Wilyrah 20/06/2011 14:47



Pour moi ce ne serait que 3/5. Plutôt maîtrisé dans l'ensemble, il y a tout de même quelques passages où l'on s'ennuie ferme.


Tu fais la rétro Kubrick ?



Neil 20/06/2011 22:27



Le fait de revoir le film me l'a presque fait apprécier davantage. Je n'ai malheureusement pas le temps de faire la rétro Kubrick mais si à l'occasion je peux en revoir d'autres je
n'hésiterai pas.



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