Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Somewhere (2010) Sofia Coppola

par Neil 18 Janvier 2011, 06:16 2010's

Fiche technique
Film américain
Date de sortie : 5 janvier 2011
Genre : ennui célèbre
Durée : 1h38
Scénario : Sofia Coppola
Directeur de la photographie : Harris Savides
Musique : Phoenix
Avec Stephen Dorff (Johnny Marco), Elle Fanning (Cleo Marco), Chris Pontius (Sammy), Michelle Monaghan (Rebecca), Aurélien Wiik (Le français), Lala Sloatman (Layla)…

Synopsis : Johnny Marco, auteur à la réputation sulfureuse vit à l'hôtel du Château Marmont à Los Angeles. Il va recevoir une visite inattendue : sa fille de 11 ans. (allocine)

Mon avis : Pauvre petite fille (de) riche

Parfois l‘ambiance du salle de cinéma en dit beaucoup sur le film projeté. Durant la projection de Somewhere, une femme du milieu d’une rangée est sortie en plein film. Une voisine, d’un certain âge, a commencé à ronfler quand Elle Fanning a piqué un roupillon sur les épaules de son papa d’un film. Trois rangs derrière, un groupe de poufs d’adolescentes hystériques gloussaient à chaque apparition de Stephen Dorff. Et un type juste devant n’arrêtait pas de gigoter, de tousser et de bailler. Tout ça en un peu plus d’une heure et demi de film : belle performance, miss Sophia Coppola.

Johnny Marco séjourne au Château Marmont, célèbre hôtel de Los Angeles, durant la promotion de son dernier blockbuster. Bourré, il se casse un bras en descendant les escaliers. Il s’ennuie, partageant la plupart de son temps entre soirées de beuverie, coups d’un soirs et stripteaseuses. Un jour, sa femme vient lui rendre visite en compagnie de sa fille Cleo : elle la lui confie pour quelques jours. Entre temps, son agent l’appelle pour une séance de promotion et pour lui dire qu’on l’attend en Italie d’ici quelques jours pour une remise de prix.

Une chose est sûr après avoir vu Somewhere, c‘est que Sofia Coppola a retenu les leçons que lui a transmises son papa de cinéaste. Elle connaît bien la technique de la mise en scène et elle nous le montre. Une voiture tourne en rond, sur un plan fixe, signifiant la vacuité du monde dans lequel évolue le personnage principal. Deux filles font un lap-dance devant un héros fatigué et peu intéressé : les points de vue nous sont dévoilés grâce à un champ/contrechamp. Une caméra subjective nous permet de suivre en voiture le héros qui poursuit une conductrice dans les rues de Los Angeles.

C’est beau, c’est léché, c’est bien fait. Mais qu’est-ce que c’est long, redondant, et aussi imbu de soi-même. Qu‘a voulu nous signifier Sofia Coppola dans Somewhere ? Que la haute société américaine vit en vase clos et que tout ce petit système hollywoodien est surfait ? Que ce n‘est pas facile pour une petite fille d‘être balloté entre deux parents déprimés qui ne s‘occupent pas d‘elle ? Peut-être. Ou peut-être le contraire, on ne sait pas. Tout ça n’est pas très intéressant à vrai dire, et on s’en fiche comme de l’an 40.

Certes, c’est pertinent de décrire quelquefois la futilité d’une époque ou d’une société, et La dolce vita le faisait de belle manière. Seulement Sofia Coppola, ça fait quelques films qu’elle nous raconte toujours la même chose, et si c’était frais, décalé et drôle dans Lost in translation, ça tenait pour beaucoup aux acteurs principaux. Dans Somewhere on se demande pourquoi aller chercher un Stephen Dorff insignifiant, ou alors c’est une façon ironique de souligner le caractère insignifiant du personnage principal. Ou pas : who cares ?


Ma note : °

Somewhere (2010) Sofia Coppola
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
commentaires

Wilyrah 28/01/2011 01:08


Redondant, nombriliste, vide, bref... BORING.


Neil 29/01/2011 14:10



Et un de plus qui n'a pas aimé le film ! ^^



moskau 19/01/2011 18:31


Je vois les mêmes critiques partout : un film sur l'ennui où l'on s'ennuie. Vais essayer de me motiver pour le voir quand même...


Neil 19/01/2011 21:47



Essaye quand même : j'ai vu deux trois critiques élogieuses...



Jérémy 19/01/2011 11:46


Pas beaucoup d'intérêts c'est vrai dans ce nouveau film de Sofia Coppola... bien trop surestimé à Venise.


Neil 19/01/2011 21:46



En même temps, les films surestimés dans des festivals ça court les salles !



Chris 19/01/2011 00:02


Eh oui, encore une critique négative. La tienne est très bien, neil, claire et nette. Rien à ajouter, d'ailleurs ce film s'oublie si vite...


Neil 19/01/2011 21:45



Merci Chris. Je pense que je ne garderai pas un souvenir très marqué du film non plus.



Christophe 18/01/2011 21:31


Complètement en accord avec toi ! Je crois avoir été aussi sévère que toi...


Neil 18/01/2011 22:07



On est d'ailleurs assez nombreux à être sévères avec la pauvre Sofia...



Marcozeblog 18/01/2011 20:08


Je comprends ton "Pauvre petite fille de riche" mais je ne peux m'empêcher de voir aussi de la beauté dans ce film ... Elle a voulu qu'on s'ennuie comme son héros. Très bien rédigé ton blog. Je te
mets dans mes sites favoris sur mon blog. Bien à toi. Marco.


Neil 18/01/2011 22:07



C'est un beau film, formellement, mais j'avais l'impression d'une redite par rapport à Lost in translation, que je trouve par ailleurs supérieur. En tout cas merci, et je
m'empresse d'en faire de même pour ton blog.



Haut de page