Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

The doom generation (1995) Gregg Araki

par Neil 20 Novembre 2010, 06:23 1990's

Doom_Generation.jpg
Fiche technique
Film américain
Date de sortie : 15 novembre 1995
Genre : road movie apocalyptique
Durée : 1h25
Scénario : Gregg Araki
Directeur de la photographie : Jim Fealy
Compositeur : Dan Gatto
Avec James Duval (Jordan) Rose McGowan (Amy), Johnathon Schaech (Xavier), Parker Posey (Brandi), Cress Williams (Peanut), Margaret Cho (La femme de l‘employé chinois)…

Synopsis : Jordan et Amy, un couple d'adolescents, croise la route de Xavier, un homme mi-ange, mi-démon, qui les entraîne dans un cauchemar psychédélique, surréaliste et comique. (allocine)

Mon avis : Eh, mec, il est où mon scénario ?

Doom signifie en anglais Perte. La génération perdue est celle des adolescents qui avaient quinze ans au milieu des années 90, coincés entre grunge et capote. Gregg Araki s’empare du sujet dans sa trilogie teen trash avec Totally F***ed up, The doom generation et Nowhere. Trois films qui prennent pour personnages principaux des adolescents paumés, à la fois dans leur rapports à l’autorité, au sexe ou à leur identité. Désespérants et désespérés, ils recherchent quelque chose sans savoir vraiment quoi et manifeste un profond rejet de la société (en particulier américaine) qui les a fait naître.

Sortant de boîte, Jordan et Amy se retrouvent tous les deux seuls dans une voiture. Puceaux, ils commencent à se bécoter pour finalement avoir leur premier rapport sexuel. En plein milieu de leurs ébats une bagarre se déclare et un type vient violemment percuter leur voiture. Il réussit à entrer dedans et ils démarrent en trombe. Xavier (c’est son prénom) commence alors à les taquiner et énerve particulièrement Amy, Jordan essayant de tempérer les esprits. Ils finissent par larguer l’importun et vont se ravitailler dans une épicerie gérée par un chinois peu commode qui sort son flingue quand ils lui demandent s’ils peuvent aller chercher leur argent dans la voiture.

Succession de saynètes ultra-violentes et/ou sexuelles, The doom generation tourne assez vite court. Quand ils ne baisent pas (et pourtant ça leur arrive souvent), les ados du film ont la fâcheuse tendance de s’attirer les tuiles les plus invraisemblables les unes que les autres dans un délire visuel d’une violence rare. Totalement déjantées, les scènes gores s’enchainent les unes aux autres sans provoquer de véritable émotion. Au final, on regarde ces péripéties d’un air dubitatif mais on n’arrive pas à s’attacher à des personnages un peu futiles et caricaturaux. Ces ados là sont certes les symboles d’une génération sacrifiée à l’autel du fric, ils sont abandonnés à leur triste sort et on perdu leurs valeurs, mais ne parviennent pas à nous toucher.

S’il y a une chose qui sauve The doom generation c‘est l‘humour décapant qui abreuve le film. Un humour dont l’un des traits principaux est la répétition. Ce comique de répétition a pour traits la succession du chiffre 666, l’apparition rituelle d’ex d’Amy dont elle ne se rappelle pas ou  bien des slogans capitalistes et sécuritaires dans tous les magasins. C’est comme si une même scène devait se succéder l’instant après l’autre, ce qui participe aussi, au final, à l’agacement du spectateur. Et malheureusement les personnages ne sont pas aidés par leurs interprètes : James Duval fait toujours  la même moue, agaçante Rose McDowan est énervante au possible et le troisième larron est plastiquement beau mais n’apporte pas grand-chose. La seule émotion qui affleure est quand les deux protagonistes masculins se retrouvent seuls à seuls et commencent à éprouver un début de sentiment, qui au final ne sera jamais concrétisé : une des idées d’ailleurs les plus intéressante (et néammoins frustrante) du film.

Ma note : *

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

commentaires

D&D 24/01/2011 00:35


J'ai été en quelque sorte "déçu", moi aussi, quand j'ai vu ce film. J'imagine que nous l'avons vu tous deux après "Kaboom" ?
J'ai l'impression qu'il a mal vieilli mais que ça a pu être autre chose qu'un film de plus pour ceux qui y ont adhéré à sa sortie. C'est très "générationnel".
Je me crois moins dur que toi avec les interprètes, mais je pense le revoir.


Neil 24/01/2011 10:07



Oui je l'ai vu également dans la foulée de Kaboom et de Nowhere, que j'ai trouvés supérieurs. J'ai été déçu en l'occurence aussi parce que le film a une solide
réputation, générationnellle sans doute. je l'aurais vu à l'époque de mon adolescence, à sa sortie en salles, que je l'aurais peut-être plus apprécié....



Haut de page