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The grandmaster (2013) Wong Kar Waï

par Neil 14 Avril 2013, 05:21 2010's

Fiche technique
Film chinois
Date de sortie : 17 avril 2013
Duré : 2h02
Genre : histoire du kung-fu
Scénario : Wong Kar Waï
Image : Philippe Le Sourd
Musique : Shigeru Umebayashi
Avec Tony Leung (Ip Man), Zhang Ziyi (Gong Er), Chang Chen (The razor), Qingxiang Wang (Gong Baosen), Benshan Zhao (Ding Lianshan), Shenyang Xiao (San Jiang Shui)...


Synopsis: Chine, 1936. Ip Man, maître légendaire de Wing Chun (un des divers styles de kung-fu), mène une vie prospère à Foshan où il partage son temps entre sa famille et les arts martiaux. C’est à ce moment que le Grand-maître Baosen, à la tête de l’Ordre des Arts Martiaux Chinois, cherche son successeur. Pour sa cérémonie d’adieux, il se rend à Foshan , avec sa fille Gong Er, elle-même maître du style Ba Gua et la seule à connaître la figure mortelle des 64 mains.

Mon avis : rivalités des maîtres dans la Chine contemporaine


Les origines de The grandmaster se retrouvent paradoxalement en Argentine, à la fin des années 1990. Là Wong Kar Waï tourne Happy together, qui lui valu le Prix de la mise en scène au Festival de Cannes, quand il lit un article de journal consacré à Bruce Lee. Intrigué par la notoriété toujours vivace de cet acteur dont il a vu les films quand il était petit. Il se met alors à préparer un film consacré à l’acteur sino-américain et se renseigne sur son enfance et la façon dont il a été éduqué aux arts martiaux. C’est ainsi qu’il tombe sur des références à Ip Man, célèbre maître qui a initié la vedette. Sa vie inspira d’autant plus le réalisateur de Hong-Kong qu’elle lui permettait de pouvoir raconter par son biais une certaine histoire de la Chine, l’homme ayant connu tous les bouleversements du pays durant le vingtième siècle.

À Foshan, dans le sud de la Chine, Ip Man mène une vie tranquille auprès de sa discrète épouse, qu’il aime sincèrement, et ses deux enfants. Héritier d’une grande famille, il partage sa vie entre sa famille et sa passion, le kung-fu qu’il maîtrise particulièrement bien. Un jour qu’il s’entraîne le Grand-maître Baosen le remarque et l’invite à sa cérémonie d’adieux, organisée par ses pairs. Là il annonce qu’il cherche un successeur dans le sud du pays, ayant déjà désigné son disciple du nord, Ma San. Des combats sont organisés, dans lesquels Ip Man se démarque sensiblement. C’est lors de l’un deux qu’il croise Gong Er, la fille de Baosen, qui est experte en Ba Gua, un style de kung-fu, et qui maîtrise en particulier une des figures les plus complexes, celle dite des 64 mains.

La connaissance minutieuse des arts martiaux n’est pas nécessaire pour apprécier The grandmaster. Même si l’œuvre de Wong Kar Waï est un film de kung-fu à part entière, le réalisateur est assez malin pour utiliser ce sujet à d’autres escients. Ce qu’il nous raconte en filigrane, et qui s’avère tout aussi intéressant voire plus que la narration principale, c’est une histoire de la Chine. Le film débute avec Ip Man qui nous raconte dans un bref flashback sa jeunesse, lui qui a vécu la fin de la dernière dynastie impériale.

Puis le récit nous embarque durant l’invasion japonaise, où le héros va subir des désillusions, et durant la Seconde guerre mondiale, à peine esquissée. Ensuite intervient la guerre civile où les personnages vont choisir leur camp entre les Nationalistes et les Communistes. L’arrière-plan historique sert donc à Wong Kar Waï de toile sur laquelle il tisse habilement son récit. La réussite de The grandmaster tient bien entendu grandement à son univers visuel. Wong Kar Waï est un esthète du septième art, un des rares réalisateurs qui nous propose quasiment à chaque film une structure formelle foisonnante.

S’il met tellement de tant à finaliser ses long-métrages, c’est qu’il peaufine chaque plan, qu’il prend un soin infini à tous les détails. C’est une démarche que l’on peut considérer prétentieuse mais force est de constater que le résultat est éblouissant. Le réalisateur construit une œuvre de film en film, chacun se répondant l’un à l’autre par son esthétique et ses thématiques. Il s’accompagne de fidèles collaborateurs, dont Shigeru Umebayashi qui fournit encore une fois une musique envoûtante, et Tony Leung dont on ne cesse d’apprécier les qualités d’acteur. Le résultat de The grandmaster est plus qu’enthousiasmant.

Ma note : ****

La plume et l'image est aussi enthousiaste

The grandmaster (2013) Wong Kar Waï
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commentaires

ideyvonne 02/05/2013 19:04


J'ai vu l'original "Ip man" et le suivant "le retour du grand maître" et ça me tente bien de voir cette version

Neil 07/05/2013 13:53



J'ai entendu dire que plusieurs films avaient été tournés sur le sujet mais pour ma part je n'en avais vu aucun.



Wilyrah 29/04/2013 12:36


Quel est l'antonyme d'enthousiasmant ? Si tu trouves le terme approprié, je suis preneur. Cela me permettra de trouver le meilleur qualificatif à The Grandmaster. 

Neil 01/05/2013 10:58



Le meilleur qualificatif de The Grandmaster : excellent, magnifique, superbe... il y en a beaucoup :)



dasola 16/04/2013 18:42


Bonsoir Neil, je n'ai plus d'excuses pour ne pas aller le voir, merci pour ton conseil. Bonne soirée.

Neil 17/04/2013 14:34



Bonjour Dasola, exactement : il faut voir ce film de toute urgence :). Bonne journée.



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