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The lady (2011) Luc Besson

par Neil 25 Novembre 2011, 06:58 2010's

Fiche technique
Film français
Date de sortie : 30 novembre 2011
Genre : biographie hiératique
Durée : 2h07
Scénario : Rebecca Frayn
Image : Thierry Arbogast
Musique : Eric Serra
Avec Michelle Yeoh (Aung San Suu Kyi), David Thewlis (Michael Aris), Susan Wooldridge (Lucinda Philips),  Jonathan Raggett  (Kim Aris), Benedict Wong (Karma Phuntsho), Jonathan Woodhouse (Alexander Aris)

Synopsis : The Lady est une histoire d’amour hors du commun, celle de Michael Aris, et d’Aung San Suu Kyi, qui sacrifiera son bonheur personnel pour celui de son peuple. Rien pourtant ne fera vaciller l’amour infini qui lie ces deux êtres, pas même la séparation, l’absence, l’isolement et l’inhumanité d’une junte politique toujours en place en Birmanie. (allocine)

Mon avis : We love you Aung San Suu Kyi

Mine de rien, The lady est le quatorzième long-métrage signé Luc Besson. C’est marrant car on se souvient des propos du cinéaste à la fin des années 1990 déclarant qu’il voulait arrêter sa carrière de réalisateur à dix films. Alors certains diront qu’Atlantis est plutôt un documentaire, et que la trilogie Arthur et les minimoys ne compte pas mais quand même. Bon, il n’est pas très prolifique dans son activité de mise en scène, et la qualité est extrêmement variable d’un film à l’autre, mais c’est une personnalité qui compte dans le cinéma français. Et on entend les esprits moqueurs clamer que Besson ne fait pas de cinéma, il fait juste de la soupe. On peut tout de même rester attaché à ses premiers films, et se dire qu’il était capable de revenir à un cinéma de qualité. En l’occurrence, le résultat est ici mitigé.

Dans le jardin de sa maison, la petite Aung San Suu Kyi se fait bercer par son papa, qui lui raconte l’histoire de son pays, la Birmanie, qui a connu jadis la splendeur. Il part à une réunion politique quand soudainement, des soldats entrent dans la salle et abattent froidement l’assemblée. Bien des années plus tard, Aung San Suu Kyi vit en Grande Bretagne avec son mari Michael et leurs deux enfants Kim et Alexander. En regardant les informations à la télévision, ils voient les images des émeutes birmanes de 1987. Peu de temps après, Suu reçoit un coup de téléphone lui apprenant que sa mère, gravement malade, a été hospitalisée. Elle décide alors de partir pour rester quelques temps auprès d’elle. Sur place, elle découvre l’ampleur des dégâts et l’état d’alerte dans lequel se trouve le pays où elle a grandi.

L’exercice du biopic n’est jamais simple, et on peut dire que The lady ne s’en tire pas trop mal. Le film tient la route tout d’abord grâce à son sujet : la vie d’Aung San Suu Kyi est absolument passionnante. Si son combat bénéficie en France d’un écho médiatique par l’intermédiaire de Jane Birkin, et via Amnesty International, sa renommée internationale a débutée dès le début des années 1990 avec le Prix Nobel de la paix qui lui fut décerné. Le film est d’ailleurs fortement soutenu par l’organisme de défense des droits de l’homme. Il est réalisé avec l’aide de proches collaborateurs de l’activiste birmane et est agrémenté de quelques documents d’époques.

Le souci de sincérité de Luc Besson ainsi qu’une forme de nécessité de porter aux plus grand nombre cette histoire est bien présent, et on ne peut le nier. L’aspect cinématographique de l’histoire est également au rendez-vous ; l’exploitation qu’en fait le cinéaste est moins convaincante. En fait The lady est un film prenant : à aucun moment on ne s‘ennuie, et la qualité de la mise en scène nous emporte assez vite. Luc Besson convoque ses fidèles collaborateurs, dont Thierry Arbogast à l’image et Eric Serra à la musique. C’est un beau travail, avec une lumière douce et une photographie léchée. Peut-être un peu trop, vu le sujet du film.

Tous ces éléments emphatiques renforcent le côté hiératique du long-métrage, empêchant quelque peu l’émotion de poindre. D’autant plus que le pathos est souvent renforcé par des scènes quelquefois trop appuyées et parfois pas nécessaires. La façon de raconter l’histoire est pourtant assez ingénieuse : pour renforcer le sentiment d’isolement des différents personnages, les événements nous sont racontées successivement via l’un ou l’autre des points de vue. Cela a un peu tendance à rendre The lady bancal mais atteint son but. On est donc au final content que le film existe, tout en rêvant à ce qu’il aurait pu être sans ces petits défauts qui gâchent un peu le plaisir.


Ma note : **

The lady (2011) Luc Besson
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commentaires

Franka 09/12/2011 00:35


Raté, raté, raté.


Ca commence pourtant bien, le début est punchy ,prenant, on partage le  choc d'Aung San Suu Kyi et on adhère à 110% à son combat .


Puis à mi-film on commence à s'ennuyer un peu, mais on n'ose pas se l'avouer .. Quoi, ce film emblématique, dans une projection organisée par Amnesty Intertional en plus , avec débat à suivre
?  on n'a pas trop le droit de ne pas aimer, ce doit être la fatigue ...


Et puis le cancer de Michael, le pathos à fond la caisse, avec même le service de soins palliatifs en direct sur le portable... On sombre dans le mélo , et tout d'un coup on ne sait plus bien
pourquoi on est là.


Ni film d'amour , ni film politique, Besson a voulu faire les deux et c'est raté. On perd de vue les manoeuvres de la junte (comment une élection aussi massive a-t-telle pu être invalidée... ?)
et on s'emmêle dans les allers-retours de la petite famille.


Du coup le débat après, ben il était nul . Normal...


Michèle Yeoh est éblouissante, mais ça ne sauve pas le film.


Allez,  ne laissons quand même pas tomber la cause birmane !


 


 

Neil 09/12/2011 16:20



Oui c'est vrai, Besson passe à côté de son sujet, et c'est bien dommage. Pourtant quel sujet, et quelle actrice ! Enfin bon c'est déjà mieux que Angel-A...



Wilyrah 27/11/2011 22:31


Non ce serait pour lui poser la qst par rapport aux 10 films. ^^

Neil 27/11/2011 23:01



Ah oui c'est vrai. On en parlait justement vendredi soir. Bah il est juste revenu sur ses propos à priori.



Wilyrah 27/11/2011 22:01


Pas particulièrement emballé. Mais si une projo avec Besson est organisée, j'irai peut être. 

Neil 27/11/2011 22:29



Ah toi et les stars évidemment... ralala ! Moi ça me tue Shame je vais devoir attendre sa sortie en salles finalement



SlimGus 25/11/2011 11:59


tous ces éléments emphatiques renforce le côté hiératique du
long-métrage, réfrénant quelque peu l’émotion de poindre.


Alors cette phrase là, je vais avoir besoin d'un dico pour la comprendre
xD. 


Sinon, une bonne critique pour un film apparemment acceptable. De la part de Besson c'est déjà beaucoup de nos jours! A voir, par curiosité. 

Neil 25/11/2011 14:37



Arf... c'est vrai que je me suis lâché là. Cela dit, thanks, ça m'a permis de modifier la phrase.
Un film à voir, voui, pas mal.



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