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The prodigies (2011) Antoine Charreyron

par Neil 6 Juin 2011, 05:04 Avant-Première

Prodigies
Fiche technique
Film français
Date de sortie : 8 juin 2011
Genre : french anime
Durée : 1h27
Scénario : Alexandre de la Patellière et Mathieu Delaporte, d’après l’œuvre de Bernard Lenteric
Musique : Klaus Badelt
Avec les voix de Mathieu Kassovitz (Jimbo Farrar), Julie Dumas (Melanie), Féodor Atkin (Killian), Claire Guyot (Ann), Thomas Sagols (Gil), Jessica Monceau (Liza)…

Synopsis : Brillant chercheur à la tête de la Fondation Killian pour enfants surdoués, Jimbo Farrar  est doté d’une intelligence surhumaine, du pouvoir de contrôler les autres par la force de l’esprit. Il imagine un jeu en ligne d’une complexité extrême et découvre cinq autres prodiges comme lui qu’il décide de réunir à New York. (allocine)

Mon avis : Le pouvoir de l’esprit et ses limites diaboliques

Film de producteurs (et pas n‘importe lesquels, ceux de Fidelité productions), The prodigies est avant tout une idée. Celle d’adapter un roman de Bernard Lenteric qui s’appelle La nuit des enfants rois. Le livre de science-fiction a fait un tabac depuis sa parution en 1981 et raconte la vie de quelques adolescents peu ordinaires. Une équipe de professionnels de l’animation (entre autres les réalisateurs de Renaissance) va se relayer pour réaliser le film en plus de quatre ans. Le résultat est étrange mais pas déplaisant ; un ofni en tout cas, mélange de Sucker Punch et d’Akira.

Plongé dans son jeu électronique qu‘il a conçu lui-même, Jimbo n‘entend pas ses parents se disputer. C’est quand ils viennent le chercher qu’il comprend son malheur : son père est en colère et veut lui coller une rouste, encouragé par la mère du petit. Mais cette fois Jimbo en a assez et il ne se laisse pas faire. Invoquant la puissance de son esprit, il prend le contrôle de ses géniteurs, qui s’entre-déchirent devant lui. Emmené dans un asile psychiatrique, le garçon tente d’expliquer aux policiers qu’il possède un don particulier, partagé par d’autres enfants à travers le monde. C’est peine perdue, personne ne le croit, mis à part un étrange vieil homme qui va le prendre sous sa protection.

Etrange objet que The prodigies. Le film est assurément un dessin animé (peut on encore employer ce terme, en tout cas moi je le fais) complexe et intéressant. Tout d’abord parce qu’il ne prend pas son public pour des quiches imbéciles. Ses auteurs se réfèrent plus aux mangas japonais qu’à Pixar, non pas que le studio américain ne produisent pas de films de qualité mais leur morale reste assez manichéenne. Ici le ton est plus sombre et la violence omniprésente, quoiqu’elle ne soit jamais représentée à l’écran grâce à des ellipses fantastiques très bien réalisées. La théorie du complot véhiculée par les adolescents, toute séduisante qu’elle puisse paraitre en apparence, est par ailleurs habilement tempérée.

Les protagonistes principaux de The prodigies sont en effet des adolescents tourmentés. Hanté par un traumatisme initial qui ne nous est pas dévoilé, ils sont persuadés (sans doute avec raison) d’être différents des autres et veulent à tout prix se venger de leurs harceleurs. Mais comme tout totalitarisme, leur immense pouvoir a besoin d’être canalisé à bon escient. C’est là que le film se rapproche de ses comparses comics : on pense à Spider Man pour la philosophie ou aux X-Men pour l’école des surdoués. Là où le film pêche un peu c’est dans son univers visuel, qui penche plus vers le jeu vidéo que vers le manga des années 80 dont il se revendique pourtant. C’est tout de même un bel objet, dont l’originalité mérite toute notre attention.

Ma note : **

commentaires

Flow 17/06/2011 15:52



Hum, j'hésite encore mais tu sais attiser la curiosité :)



Neil 17/06/2011 22:26



Gniarf gniarf gniarf je suis diabolique :)



Benjamin 11/06/2011 17:58



La bande annonce m'agace car elle insiste sur des plans qui me paraissent très inutiles dans un dessin animé : quel intérêt ces arrêts sur image en pleine action avec balade de la caméra au
milieu des éclats de verre ou travelling tournant autour des personnages et des objets volants ? Quelle originalité par rapport au film de SF en image réelle ? Je trouvais que Renaissance, qui
n'était pas complètement mauvais, était dans la démonstration et dans la réflexion facile, j'ai l'impression que cela ne change pas ici.


 



Neil 15/06/2011 11:50



Je n'ai pas vu Renaissance, mais ici j'ai trouvé que le côté sombre du récit était assez bien développé.



Vincent 11/06/2011 16:30



J'y suis allé à reculons et finalement bonne surprise. Je suis okay avec toi, c'est un pur animé (pas un film d'animation) qui assume sa complexité : c'est aussi bien nébuleux que brouillon. Tu
parles pas de la 3D qui, pour une fois, sert le film. C'est presque aussi bon que le dernier animé céfran : Titeuf 3D.



Neil 15/06/2011 11:49



Mdr pour Titeuf (hum...)
Effectivement c'est du plutôt bon anime.
La 3D (cf plus haut) j'ai oublié d'en parlé mais elle est bien faite ici



Phil Siné 07/06/2011 14:50



non tu déconnes ? c'est pour m'embeter que tu dis ça ? il était pas là, c'est pas vréééé ???!!!



Neil 09/06/2011 20:34



Mais si mais si, mince j'aurais dû te le dire dès le début lol



Phil Siné 07/06/2011 10:01



le coté sucker punch pourrait m'énerver... mais il a l'air d'y avoir des choses intéressantes... et la voix de kasso en plus ! (je n'avais pas vu ça jusque là !)



Neil 07/06/2011 11:54



Ah oui, d'ailleurs il était là pour l'avant-première. Le projet a l'air de lui tenir à coeur. Je crois qu'ils se connaissent avec le réalisateur depuis quelques temps.



sylvain 06/06/2011 22:27



la connerie moderne consiste à nous balancer des histoires de récréations de maternelles comme si c'était des oeuvres



Neil 06/06/2011 23:18



C'est clair que c'est pas du Bergman. La réflexion est ici toutefois plus développée que dans la plupart des Comics.



Squizzz 06/06/2011 19:33



Il y a effectivement un côté X-men ou Spider-man. Mais je trouve que The Prodigies se détache vraiment des autres films de super-héros, dans le sens où les héros ne
sont pas montrés comme tels. Pas gâtés par la vie, meurtris par un sentiment de rejet, un événement va les faire basculer dans ce tourbillon de violence. Ceux que l'on peut penser être les héros
au début vont agir non pas dans l'intérêt du monde mais dans un seul intérêt de vengeance. Qui plus est, là où beaucoup de films atténue la gravité de la violence lorsqu'elle vient des héros,
The Prodigies ne la défend jamais. Un propos très fort et très intelligemment traité je trouve.


Le problème de l'univers visuel du film tient en partie à un budget réduit par rapport à un Pixar par exemple. Après il y aussi une volonté de la part de de Charreyron de s'amuser avec sa caméra,
d'être toujours en mouvement, et moi j'aime bien. Et puis la 3D relief est vraiment bien utilisée pour une fois, non ?



Neil 06/06/2011 23:17



Effectivement, cette ambivalance des personnages est und es aspects les plus intéressants du film. Il se détache ainsi de ses consorts, ce que voulait le réalsiateur d'ailleurs.
La 3D, oui, je l'ai trouvée bien utilisée ici : pas de surenchère, les images s'intègrent bien au récit. Je ne sais pas si le film en a besoin mais en tout cas elle y est bien intégrée.



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